International

Energies renouvelables: Le Vieux continent proche de l’objectif 2020

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5200 Le 01/02/2018 | Partager
Défi: Une part de 20% dans la consommation totale d'énergie
La liste des pays ayant atteint le niveau requis s’élargit
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L’UE vise à ce que la part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d'énergie s'élève à 20% d’ici à 2020. En 2016, cette part a atteint 17% dans l’Union, soit le double de son niveau de 2004

D'ici à 2020, l'Union européenne s'est fixé comme objectif d'atteindre 20% d'énergies renouvelables dans sa consommation totale d'énergie et au moins 27% d’ici à 2030. C’est d’ailleurs l'un des indicateurs-clés de la stratégie «Europe 2020». D’après les récents statistiques d’Eurostat, onze pays ont déjà atteint le niveau requis pour réaliser leurs objectifs d’ici deux ans.

Il s’agit de la Bulgarie, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la Croatie, l’Italie, la Lituanie, la Hongrie, la Roumanie, la Finlande et la Suède. En outre, l’Autriche est à moins de 1 point de pourcentage (pp) de son objectif à cette date. A l'autre extrémité de l'échelle, les Pays-Bas (à 8 pp de leur objectif national 2020), la France (à 7 pp), l'Irlande (à 6,5 pp), le Royaume-Uni (à 5,7 pp) et le Luxembourg (à 5,6 pp) sont les plus éloignés de leurs objectifs.

Depuis 2004, la part des sources renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie s’est considérablement accrue dans tous les Etats membres. Par rapport à 2015, elle a augmenté dans 15 pays. Toutefois, il existe de fortes disparités. Avec plus de la moitié (53,8%) de sa consommation finale brute d’énergie provenant de sources renouvelables, la Suède affichait de loin la plus forte proportion en 2016.

Elle devançait la Finlande (38,7%), la Lettonie (37,2%), l’Autriche (33,5%) ainsi que le Danemark (32,2%). A l’inverse, les plus faibles proportions d'énergies renouvelables ont été enregistrées au Luxembourg (5,4%), à Malte et aux Pays-Bas (6% chacun).

Dans une récente étude, l'Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) a fait savoir que les coûts de l'éolien et du solaire vont encore baisser fortement ces prochaines années. Ces deux énergies seront globalement moins chères que les énergies fossiles (fuel, gaz, charbon).

Les autres énergies vertes progressent également rapidement. Les coûts moyens des renouvelables devraient atteindre entre 30 et 100 dollars le mégawattheure (MWh) en fonction des technologies (éolien, solaire, géothermie, biomasse, etc.), quand les énergies fossiles affichent des coûts entre 50 et 170 dollars le MWh. Ils varient en fonction des pays, selon les gisements en énergie ou les réglementations (cf. notre édition N° 5188 du 16/01/2018).

En ce qui concerne le Maroc, la part des énergies renouvelables dans le mix électrique national a atteint 34% à fin 2017, a indiqué récemment le président du directoire de l'Agence marocaine pour l'énergie durable (MASEN), Mustapha Bakkoury. Le Maroc s'était fixé comme objectif de porter la contribution de ces énergies à 42% du mix énergétique national en 2020 et à 52% en 2030.

Ce que dit Natixis

Dans sa note économique: «La zone euro a raté l’opportunité des énergies renouvelables», Natixis revient sur les raisons de cette défaillance. L’institut y précise que «le développement de la production d’énergies renouvelables est devenu moins rapide dans la zone euro qu’en Chine dans les dernières années, en pourcentage du total de l’énergie produite. Le poids des énergies renouvelables reste plus important dans la zone euro». Mais que, cependant, «la Chine domine considérablement la zone euro en ce qui concerne la production des équipements liés aux énergies renouvelables». D’où vient le retard pris par la zone euro vis-à-vis de la Chine? L’étude cite «l’absence de volonté politique et d’acteurs pan-européens, donc d’une défaillance du marché unique et du problème de compétitivité-coût de la zone euro…».

 

 

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