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    International

    Cour des comptes/France: L’ordonnance de Macron face aux déficits

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5194 Le 24/01/2018 | Partager
    Réformer les retraites et l’action de l’Etat
    Un calendrier bien précis et des ambitions

    C’est devant la Cour des comptes que le Président français Emmanuel Macron a promis de réformer les retraites et l’action de l’Etat. Objectif: réduire le déficit public, dont la baisse actuelle ne doit pas «faire illusion» selon les hauts magistrats. Au cours de l’audience solennelle de rentrée, le président a évoqué les prochaines réformes qui doivent contribuer à réduire les déficits.

    Il veut ainsi finaliser la future réforme des retraites d’ici l’été 2019. Ce vaste chantier, sur lequel travaille le Haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, devra permettre «de passer des 37 régimes de retraite actuels à un régime simplifié et lisible», a-t-il ajouté.

    Le Président français a également évoqué la réforme essentielle de la fonction publique, qui sera mise sur les rails en février par le gouvernement. Le but est de rendre l’administration «plus déconcentrée et plus responsabilisée». Un comité inter-ministériel de la transformation publique se tiendra le mois prochain sous la responsabilité du Premier ministre Edouard Philippe.

    Des décisions seront prises dès cette date, et à partir de ce moment, chaque semaine en Conseil des ministres, il sera rendu compte des réformes conduites ministère par ministère non seulement sur l’année qui vient mais jusqu’en 2022.  Ces réformes de l’Etat (qui ne toucheront pas seulement les fonctionnaires mais aussi l’action de l’Etat) doivent générer 4,5 milliards d’euros d’économies par an à partir de 2020 (voir aussi le Figaro daté du mardi 23 janvier 2018).

    Le Président français a ainsi évoqué des rémunérations qui pourront être aussi différentes, mais également des changements pour les débuts de carrière des hauts fonctionnaires, notamment à la sortie de l’ENA. Le président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a lui aussi appelé à réformer les  modalités d’action de l’Etat.

    Car «trop souvent», dit-il, les «réformateurs courageux qui portent les grandes modernisations au sein de la sphère publique ne peuvent aller au bout de leurs initiatives car ils ne disposent pas de marges de manoeuvre et d’une autonomie suffisantes». Migaud a souligné que l’amélioration des comptes publics, l’un des objectifs de la présidence Macron, n’était pas encore acquise.

    «Même avec un déficit ramené sous la barre des 3%, la France continue de présenter une situation financière plus dégradée que celle de la quasi-totalité de ses partenaires de la zone euro», a encore rappelé le président de la Cour des comptes.

    Le déficit du budget de l’Etat s’est réduit de 1,3 milliard d’euros en 2017 grâce à la hausse des rentrées fiscales, sur fond d’accélération de la croissance. Sur l’ensemble de l’année écoulée, il a atteint 67,8 milliards d’euros, le plus bas niveau depuis 2008. Le déficit des administrations publiques devrait repasser sous la barre des 3% de PIB en 2017, pour la première fois depuis des années.

    Le débat ne fait que commencer

    LA discussion autour des réformes devra tenir compte d’un contexte financier moins favorable que pendant l’élection présidentielle. Après les réformes Woerth en 2010, puis Touraine en 2014, le retour à l’équilibre du système de retraite semblait atteignable au milieu de la décennie 2020. Il est désormais espéré au mieux en 2037, en raison d’une démographie moins dynamique, selon les projections de l’Insee.

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