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    International

    Les Russes au secours du Venezuela

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5149 Le 16/11/2017 | Partager
    Caracas a obtenu un répit financier de six ans de son allié
    Le pays est en défaut de paiement partiel sur sa dette
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    Le Venezuela a obtenu un répit financier de six ans de la part de son allié russe. Celui-ci assure vouloir favoriser le remboursement de la très lourde dette étranglant le régime du Président socialiste Nicolas Maduro. Les agences de notation S&P Global Ratings et Fitch ont décidé de placer Caracas en défaut partiel. Elles ont constaté qu’elle n'avait pas réussi à payer, à l'issue du délai de grâce de 30 jours, des échéances sur sa dette extérieure. Voir aussi «Crise au Venezuela: Le Maroc n'épargne pas le pouvoir», www.leconomiste.com du 21/04/2017).

    ■ Le soutien russe: Une délégation menée par le ministre vénézuélien des Finances Simon Zerpa a signé un accord restructurant un crédit russe de 3,15 milliards de dollars accordé en 2011 pour acheter des armements russes. L'allègement de la charge de la dette permettra d'utiliser les fonds libérés pour développer l'économie du pays, améliorera la solvabilité de l'emprunteur et augmentera les chances pour tous les créanciers de recouvrer les crédits déjà accordés. Ce répit reste loin de répondre à l'ampleur des difficultés financières de Caracas, qui cherche à restructurer une dette totale estimée autour de 150 milliards de dollars. Le geste de Moscou s'ajoute au court répit obtenu par le groupe pétrolier public PDVSA. Réunie à New York, l'instance réunissant les créanciers, l'ISDA, a renoncé à trancher dans l'immédiat la question d'un défaut de paiement de 1,16 milliard le concernant.
    ■ Quand un Etat est en défaut de paiement: Il doit l’être lorsqu'il ne peut pas rembourser des emprunts ou obligations qui arrivent à échéance, ou lorsqu'il ne peut plus verser les intérêts. Les créanciers concernés peuvent être des institutions internationales, comme le FMI. Dans le cas du Venezuela, ce sont des emprunts contractés sur les marchés financiers, auprès d'investisseurs privés, qui posent problème. D'ici la fin de l'année, le pays sud-américain doit rembourser au moins 1,47 milliard d'intérêts de divers bons, et 8 milliards environ en 2018. Mais ses réserves de devises ont fondu à 9,7 milliards de dollars.

    ■ Les conséquences: La première serait de couper le pays du marché financier international. Dans le cas de Caracas, Washington interdit déjà toute transaction de nouvelle dette vénézuélienne sur le marché américain. Les créanciers sont ensuite, en théorie, en droit de saisir les actifs du pays à l'étranger. Ses principaux créanciers sont la Chine et la Russie, mais aussi des prêteurs américains. Le pays qui entre en défaut s'expose à des sanctions internationales. L'opération peut aussi attirer des fonds «vautours».

     

     

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