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    Une vocation agricole aussi

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5060 Le 07/07/2017 | Partager
    Elevages ovin et caprin valorisés
    L’oléiculture retrouve sa place
    Augmenter le revenu des agriculteurs

    On a tendance à l’oublier souvent, Bejaâd et sa région sont aussi des zones agricoles à fort potentiel. D’importants projets de développement y ont été, d’ailleurs, lancés dans le secteur agricole ces dernières années et sont en cours de réalisation. Rien que dans la commune rurale Tachrafte, aux environs immédiats de Bejaâd, plusieurs projets ont mobilisé des investissements de l’ordre de 111,2 millions de DH. Ils ont été lancés dans le cadre du plan Maroc Vert et sont destinés au développement de la filière des viandes rouges, de la filière oléicole et de l’élevage caprin laitier dans le cercle de Bejaâd.
    Ainsi, le programme de développement de la filière des viandes rouges porte sur deux projets au bénéfice de 2.477 éleveurs relevant de 18 communes rurales. Programme qui a nécessité une enveloppe budgétaire globale de 71,25 millions de DH. Il vise, entre autres, de porter la productivité en viandes de 14 à 24 kilogrammes l’unité zootechnique (kg/uz) pour les caprins et de 24 à 34 kg/uz pour les ovins, l’amélioration du revenu de l’agriculteur de 250 à 500 DH/uz et la création de 176 emplois.
    Le premier projet, prévu dans le cadre de ce programme, porte sur l’amélioration de la production des viandes rouges ovines et caprines. Quelque 2.277 éleveurs sont concernés par ce projet qui consiste en la plantation de 4.000 ha d’arbustes fourragers et de cultures fourragères et de 500 ha de cactus. On prévoit également la construction d’étables sur 63.150 m2, de centres d’approvisionnement, de deux unités d’engraissement et d’une unité de découpe. La réalisation de ce projet a, certes, pris quelques retards à son démarrage, mais elle a atteint aujourd’hui un stade très avancé, est-il expliqué. En effet, il a déjà été procédé à la plantation de 1.010 ha de cultures fourragères et de 300 ha de cactus, à la création de deux groupements d’éleveurs d’ovins et de caprins, et au lancement des travaux de construction de trois centres d’approvisionnement.

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    D’importants projets de développement agricoles ont été lancés ces dernières années et sont en cours de réalisation. Pour la seule commune rurale Tachrafte, aux environs immédiats de Bejaâd, plusieurs projets dans le cadre du plan Maroc Vert sont destinés au développement de la filière des viandes rouges, de la filière oléicole et de l’élevage caprin laitier 

    Le deuxième projet prévu par le programme en question porte sur le développement de la filière des viandes caprines dans le cercle de Bejaâd. Mobilisant une enveloppe budgétaire globale de 5,75 millions de DH, ce projet prévoit la construction de 50 chèvreries, la réalisation d’un centre d’approvisionnement et l’aménagement de cinq points d’eau. Ce programme devra bénéficier à plus de 200 éleveurs de 5 communes limitrophes de Bejaâd.
    Quant au développement de la filière oléicole, il bénéficie à plus de 1.430 agriculteurs de neuf communes.
    D’un coût de 37,35 millions de DH, il porte sur 2.250 ha et vise, pour l’essentiel, la production de 6.750 tonnes d’olives et de 972 tonnes d’huile d’olive supplémentaires, l’amélioration du revenu de l’agriculteur de 7.400 à 14.000 DH/ha, et la création de 237 emplois.
    Le premier projet prévu au titre de ce programme concerne la réhabilitation de l’olivier dans le cercle de Bejaâd (et de Oued Zem). Ce projet a mobilisé des investissements de l’ordre de 6,55 millions de DH et couvre trois communes rurales sur une superficie totale de 650 ha. Profitant à plus de 490 agriculteurs, ce projet a consisté en l’aménagement hydro-agricole sur 8 km, la réhabilitation de l’olivier sur 650 ha et l’appui et l’encadrement technique des agriculteurs.
    Le programme a également prévu le développement de la filière oléicole dans huit communes rurales du cercle de Bejaâd, pour un coût de 30,8 millions de DH. Il bénéficie à plus de 940 agriculteurs et porte sur la plantation de 1.600 ha d’oliviers, la construction et l’équipement de cinq unités de trituration d’olives et l’appui et l’encadrement technique des agriculteurs. Un troisième programme dans le secteur agricole est en phase d’achèvement. Il concerne le développement de l’élevage caprin laitier dans le cercle de Bejaâd. D’un investissement global de 2,69 millions de DH, ce programme bénéficie à 200 éleveurs pour un effectif de 2.500 unités zootechniques caprines. Il a permis aux éleveurs concernés d’acquérir 400 chevrettes de race améliorée et 20 boucs géniteurs ainsi que la construction et l’équipement de deux fromageries. Le programme en question ambitionne d’augmenter la productivité laitière annuelle de 80 à 200 litres/uz. Autre objectif: améliorer le revenu annuel des éleveurs en le portant de 400 à 1.500 DH/uz. Reste à espérer que tous ces efforts participent concrètement au maintien des populations rurales. Surtout chez les jeunes qui ne rêvent que de l’autre rive… de la Méditerranée.

    Handicaps

    En définitive, Bejaâd est une région où les activités agricoles dominent. Particulièrement la céréaliculture et l’élevage. Toutefois, c’est une zone qui cumule encore, malgré les efforts consentis par les pouvoirs publics, de sérieux handicaps sociaux. Des taux élevés d’analphabétisme et une pauvreté manifeste. Figure également une déperdition de la population rurale et de grands besoins de rattrapage en matière d’équipements et d’infrastructures. Aussi, des mesures d’urgence doivent être prises notamment dans les domaines de l’éducation, la santé et la création d’opportunités d’emplois pour atténuer le chômage.


    L’assainissement, une priorité

    Un grand projet d’assainissement liquide est en phase d’achèvement dans la commune de Bejaâd. Il est destiné à contribuer  significativement à la protection des ressources en eaux souterraines de cette région et à la valorisation des eaux épurées à des fins agricoles. Paradoxalement, et caprices de Mère Nature aidant, cette partie de la Région Béni Mellal-Khénifra souffre d’un déficit hydrique latent. Le projet consiste en la réalisation d’une station d’épuration (STEP) des eaux usées de type lagunage naturel au niveau de Bejaâd d’un débit de 3.000 m3/j. Le budget d’investissement qui lui a été consacré s’élève à 47 millions de DH. Parallèlement, une autre step sera réalisée non loin, dans la commune d’Oued Zem. D’un débit de 7.000 m3/j et un coût de 50 millions de DH, cette step est associée à celle de Bejaâd. Les deux stations ont nécessité la pose de 98 kilomètres de réseaux de collecte et d’interception et la réalisation de 6.700 branchements. Les deux projets, exploités en commun entre les communes de Bejaâd et Oued Zem, contribueront à la satisfaction des besoins en assainissement liquide d’une population de près de 150.000 habitants. Partie prenante de ces deux projets, le procédé de réutilisation des eaux épurées a nécessité la construction d’installations de haute performance, avec une enveloppe budgétaire globale de 17 millions de DH. Cela aura certainement un impact significatif sur l’amélioration des conditions de vie et de santé des citoyens. Et aussi sur le développement socioéconomique de la région, à travers notamment l’irrigation de 214 ha de terres agricoles (54 ha au niveau de Bejaâd et 160 ha à Oued Zem) et l’arrosage de 300 ha d’espaces verts à l’intérieur du périmètre urbain des deux villes. Sans oublier la disponibilité d’une source renouvelable et alternative d’eau d’une capacité de 2,6 millions de m3/an. 
    Les projets d’assainissement liquide des villes d’Oued Zem et de Bejaâd, dont le coût global s’élève à 320 millions de DH, ont été financés par l’Office national de l’eau potable (ONEP) à travers un prêt contracté auprès de la Banque africaine de développement (BAD), les municipalités concernées et le Programme national d’assainissement (PNA).

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