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    Finances-Banques

    BP sur de nouveaux fronts en Afrique

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4988 Le 24/03/2017 | Partager
    Des pourparlers au Gabon et dans un marché d'Afrique de l'Est
    L'international compense la baisse de régime de la marge d'intérêts au Maroc
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    Malgré le contexte difficile sur le marché marocain, le groupe BP dirigé par Mohamed Benchaaboun a réalisé un résultat net part du groupe en hausse de 5,3% à 2,6 milliards de DH (Ph. Jarfi)

    Dans un contexte de baisse des taux d'intérêts et de ralentissement de la demande de crédit au Maroc, la hausse de 2% du produit net bancaire du groupe BP à 15,7 milliards de DH en 2016 est accueillie avec satisfaction par le top management qui présentait les résultats annuels ce jeudi 23 mars. Le bon comportement des commissions et des activités à l'international ont compensé le resserrement de la marge d'intérêt sur le marché marocain (www.leconomiste.com, édition 4967 du 23 février 2017). Par ailleurs, le développement de la bancassurance a également permis de soutenir la croissance des revenus.

    Sur le principal marché du groupe, l'environnement de taux bas et le poids écrasant des crédits à mensualités fixes dans la production constituent une source de risque supplémentaire. «Le risque de taux est un sujet réel surtout que nous traversons une période où ils sont extrêmement bas. En cas de retournement de situation, vous avez un effet de ciseau qui pourrait être difficile à assumer si vous n'avez pas les reins solides pour encaisser», prévient Mohamed Benchaaboun, président du groupe BP. Même Bank Al-Maghrib qui a en partie favorisé le recul du loyer de l'argent par sa politique accommodante semble inquiète au point d'adresser un avertissement aux banques.

    Contrairement au Maroc, la croissance de l'activité est soutenue dans la plupart des pays de présence du groupe en Afrique. L'encours des dépôts clientèle a augmenté de 7% à 28 milliards de DH alors que les crédits, eux, ont progressé de 9% à 25,5 milliards de DH. Quatre pays (Bénin, Côte d'Ivoire, Niger et Togo) tirent la croissance des crédits. Le contexte était moins porteur au Mali et au Burkina Faso et dans une moindre mesure au Sénégal où l'encours a limité sa hausse à 1%. Sur ces marchés, où le taux de bancarisation reste encore faible, le groupe veut renforcer ses positions. Ce sera l'une des missions de Kamal Mokdad qui pilote l'international au sein du groupe BP depuis débutmars.

    «Notre volonté est de consolider notre présence et de la rationnaliser. Nous avons la particularité d'avoir un groupe homogène en Afrique de l'Ouest avec Atlantic Business International (ABI). Nous comptons investir massivement dans des plateformes de mutualisation qui nous permettront de transversaliser toutes les fonctions qui n'ont pas besoin d'être domiciliées dans chacun des pays et de garder uniquement la dimension client pour une meilleure prise en compte de leurs besoins», confie Mokdad. Le groupe qui a renforcé son assise financière (+6,5% à 41,4 milliards de DH) dispose des moyens de son ambition.

    La filiale ABI accroît ses marges de manœuvre avec l'injection de 100 millions de dollars par le nouvel entrant dans le tour de table, le capital investisseur britannique DPI. La BCP, elle-même, va ajouter 30 millions de dollars. Aujourd'hui, le groupe BP qui a démarré son expansion sur le continent par l'Afrique centrale s'intéresse de nouveau fortement à cette région. Le management confirme les discussions avec BNP Paribas pour la reprise de sa participation dans la Banque internationale pour le commerce et l'industrie du Gabon (BICIG). Parallèlement, BP travaille sur des projets dans la partie Est du continent.

    «Nous allons annoncer une opération importante dans les mois à venir», indique Benchaaboun. Plusieurs marchés en Afrique de l'est comme de l'ouest dont le Ghana sont des cibles potentielles.
    Le groupe veut donner une nouvelle impulsion à son développement à l'international tout en contenant dans un premier temps le poids des activités à l'étranger autour de 35% des réalisations du groupe. Les activités africaines pèsent 14% du total bilan. Elles contribuent à hauteur de 18% au produit net bancaire et 12% au résultat net part du groupe.

    Bank Al Yousr

    Tour à tour, les banques dévoilent l'identité de leur filiale ou fenêtre participative. La Banque Populaire qui interviendra sur ce segment avec Guidance Group a opté pour «Bank Al Yousr». «La banque participative n'est pas uniquement une opportunité de business, notre ambition est de participer de manière active à la construction de cette nouvelle industrie et d'en faire une réussite», fait savoir Laidi El Wardi, directeur général de la banque de détail. Le groupe espère déployer ses premières offres au cours du deuxième trismestre. Par ailleurs, la Banque Populaire est en train de peaufiner son offre digitale. Avec l'appui du cabinet Mckenzie, la banque a identifié 25 parcours clients qui seront entièrement digitalisés.

     

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