×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Conseil BAM/Jouahri: Le déficit budgétaire dérape

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4986 Le 22/03/2017 | Partager
4,2% du PIB au lieu de 3,5% prévu
4,3% de croissance pour 2017

Bank Al-Maghrib avait vu juste! Lors de son premier conseil de 2016, la banque centrale avait tablé sur un taux de croissance de 1%. Celui-ci se situerait à 1,1% contre 4,5% pour 2015. Cette contraction provient du repli de 10,1% de la valeur ajoutée agricole et une progression de 2,5% du PIB non agricole.
Pas de surprise non plus sur le taux directeur. Il reste à 2,25%. Une décision prise au terme du premier conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) de l’année, tenu hier 21 mars. Une rencontre qui intervient dans un contexte de blocage politique, où la formation du nouveau gouvernement se fait attendre. Le maintien du taux directeur inchangé est justifié par la maîtrise de l’inflation dans la limite de 1,6% au cours de l’année 2016.

Sur le moyen terme, l’inflation devrait rester modérée et se situer autour de 1,7% en moyenne pour l’année 2017 grâce à l’absorption des chocs autour des prix volatils des produits alimentaires. Elle pourrait cependant augmenter à 1,7% l’année suivante. Quant à l’inflation sous-jacente, elle devrait passer de 1,5% en 2017 à 1,9% en 2018 en raison de l’amélioration de la demande intérieure et de la hausse de l’inflation importée.
Sur le marché du travail, Bank Al-Maghrib constate que l’économie avait perdu 37.000 emplois en 2016. Le taux d’activité a lui aussi connu une baisse sensible du fait du nombre de personnes qui ne sont plus en recherche d’emploi et non pas grâce à la création de nouveaux postes de travail. Du coup, le taux de chômage a mécaniquement reculé de 9,7% à 9,4%.

La machine devrait redémarrer à moyen terme grâce à l’amélioration des conditions climatiques et de la reprise de la demande étrangère. Ainsi, pour 2017, la banque centrale s’attend à une récolte de 78 millions de quintaux de céréales et à une progression de la valeur ajoutée agricole à 11,5%. Le PIB agricole devrait augmenter de 3,4%. Dans ces conditions, le taux de croissance projeté par BAM pour 2017 serait de 4,3%.
En 2018, à supposer que la campagne agricole soit moyenne, la croissance agricole retomberait à 2,5% alors que le PIB non agricole devrait s’améliorer de 3,9%. La croissance globale se situerait autour de 3,8%.

Au niveau des finances publiques, l’exercice budgétaire 2016 a été marqué par un dérapage, hors privatisation, qui s’élève à 42,1 milliards de dirhams, soit 4,2% du PIB, en hausse de 5,5 milliards de dirhams (0,7% du PIB) par rapport aux prévisions.
A l’origine de l’aggravation du déficit budgétaire, l’accélération des dépenses d’investissement, de remboursement des crédits de TVA et des faibles transferts de dons du CCG. La tendance devrait s’inverser à moyen terme, mais à un rythme plus lent que prévu en décembre. En 2017, le déficit budgétaire devrait s’établir à 3,7% du PIB et baisser à 3,4% l’année prochaine.

Le déficit commercial se creuse

Sur le registre des échanges extérieurs, il faut noter que la baisse de la facture énergétique n’a pas profité à la balance commerciale. En effet, le déficit commercial s’est aggravé de 18,2% en 2016 essentiellement à cause de la forte évolution des achats de biens d’équipement et du recul des exportations de phosphates. Sur la base d’une hausse de 3,4% des recettes de voyages et des transferts des MRE, assortis du transfert de dons du Conseil de la coopération du Golfe (CCG) de l’ordre de 7,2 milliards de dirhams, le déficit du compte courant se serait creusé de 2,2% à 4,2% du PIB. Sur le moyen terme, moyennant un prix moyen du baril de pétrole à 54,6 dollars en 2017 et de 55,3 dollars en 2018, et des entrées de 8 milliards de dirhams chaque année, le déficit du compte courant devrait baisser à 3,3% du PIB en 2017 et à 3,5% en 2018. Dans ce contexte, et si les IDE continuent d’affluer au même rythme que les deux dernières années, les réserves de changes devraient continuer de se consolider mais à un rythme moins soutenu que les prévisions de décembre. En 2017, elles devraient couvrir 6 mois et 17 jours d’importations et 6 mois et 20 jours en 2018.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc