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Economie

Mobilité durable: Comment le Maroc compte négocier le virage

Par Safall FALL | Edition N°:4986 Le 22/03/2017 | Partager
La Conférence de Rabat lance le débat
Près de 4 milliards de DH sur 2015-2030
Renouvellement du parc, efficacité énergétique et intégration du changement climatique…
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Avec 9% des efforts d’atténuation à déployer pour la mise en oeuvre des NDC marocaines, le secteur du transport sera parmi les plus sollicités dès les prochaines années. Le chemin est long et les acteurs s’y préparent déjà (Ph. Khalifa)

Au Maroc, au lendemain de la COP22, tous les secteurs veulent accélérer leur passage au vert. Le transport est parmi les premiers concernés. Quelques initiatives de mobilité durable, à envergure nationale pour la plupart, se multiplient. Mais c’est surtout dans nos villes et centres urbains que le gros du travail reste à faire. Et le chantier s’annonce lourd, notamment en investissement. Hier, mardi 21 mars, en marge de la 4e édition de la Conférence de Rabat pour le développement durable (CRDD), les avis sont unanimes sur la nécessité d’innover dans les outils de financement et de développer des approches adaptées au continent. Le Maroc, en particulier, est l’un des rares pays africains à avoir vite anticipé la nécessaire transition vers la mobilité durable.

La Stratégie nationale de développement durable (SNDD), roadmap institutionnelle par excellence du Royaume en la matière, estimait à près de 170 millions de DH le coût d’implémentation de la quinzaine de mesures retenues pour mettre à niveau le secteur du transport. Ce chiffre passe à 4 milliards de DH pour la période 2015-2030, si l’on prend en compte les opportunités d’investissement identifiées dans le cadre des contributions déterminées au niveau national (NDC) à l’Accord de Paris. Celles-ci sont d’ailleurs largement inspirées de la SNDD.

Cette manne correspond surtout au financement des efforts d’atténuation dans le secteur du transport, avec un objectif de 7 millions de tonnes de CO2 à éviter. Concrètement, cela devrait passer par trois grandes familles de mesures. Le renouvellement du parc de transport est en tête de liste.
Des initiatives ont déjà démarré sur le segment des taxis urbains et interurbains. S’ensuivent, ensuite, l’efficacité énergétique et l’intégration du changement climatique dans la stratégie nationale.  Il faut savoir que le Royaume s’est engagé à réduire ses émissions de GES de 42% à l’horizon 2030, sur un scénario cours normal des affaires. «L’Accord de Paris n’est pas qu’un traité sur le climat, mais un pari sur la transformation de nos modes de développement, qui nous appelle à tout changer», lance Hakima El Haite, ministre déléguée chargée de l’Environnement, championne de haut niveau-COP22.

Pour la responsable, ces montants mirobolants n’ont rien de surprenant. Tellement le gap Nord-Sud en la matière ne cesse de se creuser. «Nous assistons à une migration vers des solutions durables dans les pays du Nord, avec un enlisement dans des systèmes encore archaïques dans les pays du Sud, où 75% des infrastructures n’existent pas encore», compare la ministre.
Mais peu de choses sont encore irréversibles dans la marche du monde. La COP22 a produit comme un électrochoc auprès des acteurs locaux et internationaux. Cela a mené par exemple à la création du Paris process on mobility and climate (PPMC), une sorte de plateforme de réflexion et surtout d’action pour la promotion de la mobilité durable.

L’organisme se propose de travailler sur la transformation du secteur sur les 40 prochaines années. «C’est ambitieux, mais tout à fait réalisable», lance Patrick Oliva, président du PPMC. «Nous sommes justement en train de bâtir une feuille de route africaine avec la Banque africaine de développement», poursuit l’expert. En attendant, les yeux sont déjà tournés vers la COP23. L’idéal, pour les pays en développement, serait de disposer d’une feuille de route concrète à proposer au monde d’ici là, avec l’apport des acteurs privés et de la société civile. «Dans le cadre de la Coalition transport, nous allons faire en sorte que les acteurs non-étatiques soient des acteurs clés des débats à Boon pour la mobilité durable», annonce Hakima El Haite. La voie est tracée…

Les projets phares de la stratégie marocaine

Au Maroc, l’Etat a très vite intégré que le contexte était devenu favorable au renouvellement des modèles. Plusieurs projets d’envergure ont été lancés pour répondre aux nouvelles exigences de la mobilité durable. La ligne à grande vitesse est parmi ces projets phares: 1.500 km de voie ferroviaire, dont le premier tronçon devrait être mis en service dès mi-2018. Les investissements liés aux extensions des lignes de tram à Casablanca et à Rabat, le développement de plateformes logistiques multiflux et le renouvellement des parcs de transport routier (prime à la casse) et de marchandises... sont autant d’initiatives concrétisées ou en cours de réalisation.

 

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