×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    ADSL: Petit segment, grandes convoitises

    Par Safall FALL | Edition N°:4959 Le 13/02/2017 | Partager
    Le business ne pèse que 7% des accès à Internet
    Dégrouper pour libérer le plein potentiel
    Les opérateurs bloquent la promo: la facture grimpe
    adsl_059.jpg

    Le parc des abonnés ADSL n’a progressé que de 8,5% à fin 2016, soit plus de deux fois moins vite que sur le segment du mobile

    Face à l’irrésistible percée de l’Internet mobile, le câble joue la résistance. Le parc des accès à la connectivité via le fixe ADSL n’a progressé que de 8,6% à fin 2016, avec une facture moyenne qui s’établit à 97 DHHT/mois/client. Cette variation n’a été que de 2,8% sur le dernier trimestre de cette année. Là où le mobile boucle l’année avec une croissance de 18,6%, et s’assure une part de marché de 93%. L’ADSL, elle, se contente de 7,2%. Si cette tendance à la domination du mobile est une évolution somme toute naturelle des choses, la situation de monopole d’Itissalat Al Maghrib (IAM) sur ce segment demeure de fait.

    «En termes de part de marché, IAM détient 99,98% des abonnements Internet ADSL», relève-t-on dans les dernières actualisations de l’Agence nationale de réglementation des télécoms (ANRT). C’est justement ce monopole que les autres opérateurs du marché tentent de battre en brèche, du moins sur le terrain. C’est l’un des principaux enjeux du dégroupage souhaité par les concurrents d’IAM.  Wana Corporate, en l’occurrence, a émis une mise en demeure auprès de l’opérateur historique et saisit le régulateur. «Nous avons aujourd’hui besoin de développer le marché du fixe et de l’ADSL en l’ouvrant à une véritable concurrence qui profite aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises», expliquait récemment à L’Economiste Nadia Fassi-Fehri, PDG d’Inwi.

    La connectivité est encore loin de son plein potentiel, estimé à 1 million de foyers raccordés au réseau sur 6 millions.  Pour la manager, «le dégroupage n’est pas une option mais une nécessité».
    La multiplication des infrastructures fixe et de boucles locales est complètement contre-productive. Chez Orange, l’on est aussi loin de faire avec cette situation.

    telecom_mobile_059.jpg

    En termes d’accès à internet, le mobile s’offre la part du lion. Le dégroupage pourrait cependant donner sa chance à l’ADSL

    Lors de son dernier passage au Maroc, Stephane Richard, le PDG d’Orange, ne cachait pas son impatience à voir la problématique du dégroupage réglée.
    En attendant que la situation se décante, l’ADSL reste structurellement dominé par les petits débits. «A fin 2016, le volume à 4 Mbits/s représente la plus grande part avec 80,28% des abonnements, suivi des accès à 8 Mbits/s (11%) et ceux à 12 Mbits/s (8%)», rapportent les analystes de l’ANRT.

    Par ailleurs, la facture moyenne mensuelle a progressé de 3% en 2016, s’établissant à 97 DHHT/mois/client à fin décembre. Cette augmentation est due notamment à la baisse du nombre de promotions ADSL lancées durant 2016.
    Sur le segment du mobile, le régulateur relève que le parc Internet mobile a enregistré plus de 2,5 millions de nouveaux clients. Ce volume est en progression de 18,6% par rapport à une année auparavant. En termes de part de marché, IAM détient 49,6% du parc Internet mobile.

     L’opérateur historique est talonné par Inwi et Orange avec des parts respectives de 26,6% et 23,7%. «A fin décembre 2016, les abonnements combinant Voix+Data totalisent 15,2 millions d’abonnés, soit 96% du parc Internet mobile», relève-t-on auprès du régulateur.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc