×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Société

    Régularisation des étrangers: Les Subsahariens en tête

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4951 Le 01/02/2017 | Partager
    Plus de 14.000 demandes déjà déposées
    L’opération prendra fin le 17 décembre 2017

    Près d’un mois après son lancement, la deuxième opération de régularisation des étrangers en situation irrégulière, ordonnée par le Souverain, a atteint sa vitesse de croisière. Selon un premier bilan, plus de 14.000 demandes ont été déposées au niveau de 68 provinces. Cette vague prendra fin le 17 décembre 2017. Les premières cartes seront délivrées début mars prochain.

    Ce sont 83 nationalités qui sont concernées. Mais l’écrasante majorité de ces prétendants sont des migrants subsahariens. Ainsi, 27,44% des demandeurs de cartes de séjour proviennent du Sénégal (3.903 personnes), 17,68% de la Côte d’Ivoire (2.515) et 6,49% viennent de la Guinée Conakry (866), pour ne citer que ceux-ci. La répartition des dossiers fait apparaître la domination du critère de «5 ans de séjour» pour 6.323 personnes, soit 44,45% du total, suivi du contrat de travail pour 885 personnes (6,22%).  D’autres critères sont également de mise. Il s’agit notamment de ceux ayant des enfants issus de mariages mixtes ou de couples étrangers, conjoints de ressortissants marocains ou d’étrangers en situation régulière. Sur le plan de la dimension humaine, il a été décidé que les étrangers atteints de maladies chroniques seront automatiquement régularisés sans besoin de présenter des justificatifs.

    Cette disposition concerne 46 personnes. Rappelons que pour la première vague de régularisation en 2014, les dossiers des Subsahariens dominaient également le total. L’engouement pour cette opération montre la confiance placée dans ce processus et dénote également du succès enregistré lors de la première opération qui avait abouti en 2014 à la régularisation de plus de 27.000 personnes.  

    L’autre enseignement de la deuxième vague de régularisation réside dans la répartition géographique des demandeurs. Les régions frontalières où se rassemblaient les migrants avant de prendre l’assaut les présides de Melilla et de Ceuta ne concentrent pas le plus gros des demandes. C’est plutôt Casablanca qui arrive en tête avec le dépôt de 3.249 demandes, soit 22,84%. Elle est suivie de Tanger-Assilah avec 1.696 demandes et Rabat avec 1.500, Marrakech (1.096) et Salé (1.056). Si les dossiers sont déposés dans ces provinces, cela montre que les migrants sont installés dans ces villes. Donc le projet d’émigrer vers l’Europe de ces migrants s’est estompé pour vivre le rêve marocain.

    Carte de séjour de 3 ans

    LE souci pour l’Afrique concerne également la politique intérieure.  En effet, le Souverain a appelé à revoir la durée d’octroi de séjour accordée aux étrangers. Ainsi, dans le cadre de la 2e phase de régularisation des  migrants subsahariens, la validité de la carte de séjour sera de 3 ans contre un an actuellement. Cette instruction royale a eu un impact positif sur cette opération de régularisation. Mais attention, on commence la première fois par accorder une année avant de passer à trois ans.

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc