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    Economie

    Machinisme agricole: Le tracteur neuf boudé

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4951 Le 01/02/2017 | Partager
    A peine 1.934 unités vendues en 2016, soit une baisse de 35%
    La TVA imputée, une «mesure contre-productive», selon l’Amima
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     Moins de 2.000 tracteurs neufs ont été vendus durant 2016, soit une baisse «phénoménale» de 35% de l’activité des importateurs de matériel agricole. Baisse qui s’opère au profit du matériel d’occasion (Ph. YSA)

    2016 était une année difficile pour les importateurs de matériel agricole. C’est ce qui ressort en effet du rapport annuel dressé par l’Association marocaine des importateurs de matériel agricole (Amima). Publié ce lundi 30 janvier 2017, le bilan 2016 des importateurs de matériel agricole est en nette régression. «Le secteur du machinisme agricole a connu sa pire année depuis plus d’une décennie», lit-on dans un communiqué de l’Amima.

    Et d’ajouter: «nous voulons attirer l’attention sur les conséquences que cette chute drastique des ventes du tracteur neuf sur le développement de la mécanisation agricole dans notre pays et sur la compétitivité, la rentabilité et la capacité d’investissement des petits agriculteurs qui représentent l’essentiel de l’agriculture marocaine».

    En chiffres, le marché des tracteurs neufs a enregistré en 2016 une baisse de 35% par rapport à 2015 pour s’établir à 1.934 unités. Selon l’Amima, cette baisse s’enchaîne depuis plusieurs années et impacte négativement le développement de la mécanisation au Maroc. Elle est fortement pénalisante et entrave la poursuite des objectifs du Plan Maroc Vert (PMV) dont l’un des axes prioritaires est l’accompagnement solidaire de la petite agriculture.
    Conscient de la nécessité de subventionner le domaine de l’agriculture, l’Etat avait lancé en 2009, une campagne d’aide au secteur agricole, dont une partie concernait la mécanisation. «Ceci avait mené à une croissance notable du secteur», rappellent les importateurs de matériel agricole. Pour eux, «en matière de subventions étatiques pour le secteur agricole, l’expérience de la Turquie est un exemple concret à prendre en considération».

    En effet, grâce au programme de subventions, initié depuis 1950, la production agricole en Turquie a considérablement augmenté, grâce à la mécanisation. Celle-ci a un rôle essentiel en raison de son impact sur l’amélioration des techniques de production et l’augmentation de la productivité dans l’ensemble des filières agricoles. En dépit des actions mises en œuvre de toutes les parties prenantes pour développer le secteur, le taux de mécanisation actuel se situe nettement en dessous du benchmark des pays concurrents et marchés cibles.

    En tout cas, afin de stimuler la mécanisation agricole et atteindre les objectifs du PMV, l’Amima réclame impérativement le maintien des subventions. Il faut également avoir un accès plus facile au financement, souligne l’Association. Pour ses responsables, «la TVA de 10% imputée sur certains équipements agricoles (40% du matériel) est une mesure contre-productive et risque d’avoir des retombées sur le fonds de développement agricole avec un besoin de financement additionnel et de favoriser davantage le développement du secteur informel».

    Enfin, le matériel d’occasion pénalise et freine l’évolution positive du parc des tracteurs. Il est à noter, par ailleurs, que le matériel obsolète est peu à peu remplacé par du matériel neuf mais le chemin reste important pour atteindre les objectifs du PMV.

     

     

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