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    Economie

    Réforme de l’école publique: Les premières mesures

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4950 Le 31/01/2017 | Partager
    Des indicateurs principalement quantitatifs
    200 nouveaux établissements, 119 écoles communautaires et 242 internats
    Un cadre référentiel pour le préscolaire et de nouvelles approches pour la lecture, les langues et les sciences
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    Seules les enquêtes internationales sur les acquis des élèves, comme TIMSS, PIRLS et PISA, permettent d’évaluer l’efficience et la qualité des systèmes d’enseignement. Jusqu’à présent, les résultats des élèves marocains sont catastrophiques, malgré une légère amélioration en 2015 dans TIMSS

    La réforme de l’école publique est un chantier pour le moins complexe, dont les résultats ne seront perceptibles que sur le long terme. Le ministère de l’Education nationale a, néanmoins, choisi d’en faire des bilans rapprochés. Après un premier bilan d’étape en juillet dernier, une deuxième rencontre autour de la mise en œuvre de la vision stratégique 2015-2030, lancée en mars 2016, a été tenue hier lundi. Afin de faire le point sur les dernières avancées, le ministre sortant, Rachid Benmokhtar, s’est réuni avec l’ensemble de ses directeurs centraux, régionaux et provinciaux, en présence de son ministre délégué, Khalid Berjaoui. Les indicateurs relevés sont, principalement, d’ordre quantitatif.

    L’offre éducative s’est ainsi renforcée avec 200 nouveaux établissements, dont plus de la moitié (54%) en milieu rural. Les écoles communautaires dédiées aux régions reculées se sont aussi multipliées pour atteindre 119. Le nombre d’internats, lui, est monté à 242. Le programme d’éducation non formelle, profitant essentiellement aux enfants ayant abandonné l’école, pour sa part, a touché 67.000 élèves, contre 2.600 jeunes pour le programme de la deuxième chance. En termes de révision de l’approche pédagogique, une expérience pilote, baptisée «lire pour réussir» a été testée dans 90 écoles primaires (190 classes de première année). Une deuxième, destinée aux quatre premières années du primaire, a également été menée dans 168 écoles (1.690 classes).

    Au niveau du collège, une nouvelle approche de développement des compétences en langue arabe, en français et en sciences a été adoptée. Dotée d’outils pédagogiques spécifiques, la révision de la méthode d’apprentissage de la langue de Molière a été étendue au primaire et au lycée. Le baccalauréat international, quant à lui, a couvert 448 lycées, tandis que le baccalauréat a été enrichi de 19 filières. La phase pilote du parcours de découverte des métiers au primaire a concerné 157 écoles et a touché 19.000 élèves dans la région de Rabat-Salé-Kénitra. Au collège, quinze  parcours professionnels ont été mis en place. Ils accueillent actuellement plus de 5.000 élèves.

    Pour accompagner la réforme, une équipe de 42 formateurs a été mise en place. La filière de formation des cadres éducatifs a, en outre, été élargie à 1.000 bénéficiaires. Concernant le soutien scolaire, 300.000 élèves en ont profité au primaire, contre 220.000 au collège. L’enseignement préscolaire n’a pas été en reste. Le ministère a travaillé, pour la première fois ces derniers mois, sur un cadre référentiel national pour ce niveau, ainsi que sur un projet de cahier des charges pour l’ouverture d’établissements préscolaires.

     

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