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    Economie

    Investissement public: Le logiciel sera revu

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4949 Le 30/01/2017 | Partager
    Priorité aux programmes à fort impact sur l’emploi et la croissance
    Le déficit budgétaire au-dessus des prévisions: 3,9% du PIB contre un objectif initial de 3,5%
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    Le volatilité du PIB agricole pèse sur la croissance, mais le plus inquiètant est l’atonie des activités non agricoles. La diversification économique ne donne pas encore des résultats probants

    Le PIM,  public investment management, fera son entrée au Maroc. Cet outil de la Banque mondiale sera utilisé pour prioriser les investissements en fonction de l’impact sur l’emploi et la croissance. Ce changement permettra de mieux cibler l’investissement et d’en améliorer l’impact sur l’économie. Car même si le taux de l’investissement au Maroc reste élevé, autour de 30% du PIB, cet effort ne rejaillit pas sur le niveau de croissance. «Nous sommes sur des investissements capitalistiques mais faibles en emplois», concède Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances lors du point de presse organisé vendredi 27 janvier à Rabat.

    L’essentiel de l’investissement public est orienté vers l’infrastructure  -autoroutes, barrage- dont la rentabilité ne peut être appréhendée que sur une longue période. Mais l’effort d’investissement public n’est pas assez relayé par le privé à l’exception du boom immobilier des années  2005 à 2008. L’année dernière, les crédits à l’équipement se sont certes améliorés de 7,6 milliards de dirhams contre une baisse de 3,3 milliards en 2015 mais les PME en particulier sont confrontées notamment à des problèmes de financement et aux délais de paiement.  

    Le cas des Académies régionales de l’éducation et de la formation (Aref) est assez éloquent ou encore celui de certains établissements publics comme l’ONCF et l’ONEE qui pratiquent des délais assez longs. Dans le cas des Aref, des versements au profit des fournisseurs sont prévus par le décret débloquant les crédits nécessaires au fonctionnement des services publics. Les arriérés qui se chiffrent à 4,2 milliards de DH seraient apurés d’ici 2018, s’engage l’administration.
    En 2016, malgré une conjoncture défavorable, l’investissement du budget général a été maintenu  et  orienté vers l’infrastructure et les secteurs sociaux. D’ailleurs, le taux d’émission de l’investissement a atteint 75%, selon le ministre des Finances qui parle d’un «record».

    En fait, même si l’objectif de 3,5% fixé dans la loi de finances n’a pas été atteint, l’année 2016 s’est terminée sur un déficit budgétaire de 3,9% contre 4,2% l’année dernière.  Hors privatisation, il est à 4,1%! La cession des parts de l’Etat dans la société Somed a rapporté 570 millions de dirhams, un montant affecté au budget général.  La vente de 40% du capital de Marsa Maroc a généré une recette de  965 millions de dirhams imputée au Fonds de développement industriel et des investissements.

    Le niveau de déficit est réalisé sans coupe dans le budget d’investissement. L’effort d’investissement a été maintenu à 63,2 milliards de dirhams contre une prévision de 53 milliards de DH. Par ailleurs, les dons en provenance de pays du Conseil de coopération du Golfe, qui étaient moins importants que prévu (7,2 milliards de dirhams contre une prévision de 13 milliards de dirhams), n’ont pas pesé. Les remboursements des crédits TVA se sont élevés à 10,7 milliards de dirhams contre une prévision de 6,5 milliards de dirhams. «Si on cumule tous ces retards sur le budget, nous sommes à 21 milliards de dirhams, ce qui représente 2 points du PIB», relève le ministre des Finances.
    Le niveau du déficit tient à une évolution des recettes fiscales de 3,7% tirées par les recettes de l’IS et de l’IR qui ont pris respectivement 5,2% et 5,4%. Il faut dire aussi que les contrôles et vérifications fiscales se sont accentués et ont particulièrement ciblé l’IR. Les dépenses ordinaires ont baissé de 0,1% seulement, certains postes comme les charges du personnel étant difficilement compressibles (voir encadré).  

    Refusant de répondre à toute question liée à la situation politique actuelle, le ministre a tenté néanmoins de rassurer le monde des affaires. Les crédits d’investissement pour 2017 sont prévus par le décret et seront engagés. «Les investissements ont été négociés avec les départements pour tenir compte des projets en cours et des programmes pluriannuels. Ils ont fait l’objet d’étude et la teneur politique n’est pas importante», poursuit le ministre. Ceci étant, la prochaine équipe pourrait effectuer certaines réorientations mais elles pourraient être marginales.

    Masse salariale: 130 milliards de DH!

    SI on intègre les cotisations à la retraite et à la Cnops, la masse salariale s’établie à 130 milliards de dirhams. Un niveau difficilement compressible. Mais dès cette année, les dépassements ne seront plus possibles.
    La loi organique des finances prévoit la suppression du caractère évaluatif des dépenses du personnel en les limitant aux prévisions de la loi de finances de l’année. La loi organique des finances interdit aussi d’affecter l’emprunt au fonctionnement. Il est, en principe, mobilisé pour le  financement de l’investissement.

     

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