×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Société

    Prix de L’Economiste en économie et gestion: Une mobilisation des doctrines pour scruter des thématiques d’actualité

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4940 Le 17/01/2017 | Partager

    Les travaux de recherche en économie et gestion que le jury a sélectionné pour cette 12e édition du Prix de L’Economiste sont marqués par des thématiques d’actualité  (Système éducatif, RSE, dette publique…). Les auteurs ont essayé de lier la théorie à la pratique afin de présenter des travaux susceptibles d’avoir des prolongements sur le plan managérial et de la politique économique. Cette démarche a permis aux jeunes chercheurs de dégager des conclusions intéressantes, soit dans le cadre d’une thèse de doctorat ou d’un master. La cérémonie de remise des prix est prévue aujourd’hui.

     

     

    prix_economiste_17_2.jpg

    • Auteur: Mariem Liouaeddine    
    • Catégorie: Doctorat  
    • Directeur de recherche: Said Hanchane   
    • Etablissement: Université
      Mohammed V- Rabat ​

    L’évaluation des inégalités et de la qualité du système éducatif marocain, est la problématique traitée par Mariem Liouaeddine, dans le cadre de son doctorat en sciences économiques, dirigée par le professeur Said Hanchane de l’université polytechnique Mohammed VI. Cette question est abordée sous l’angle quantitatif et qualitatif. Le premier aspect quantitatif révèle que le système éducatif marocain demeure nettement marqué par la persistance des phénomènes de redoublement et de l’abandon scolaire. Cela concerne principalement les filles issues des milieux ruraux. Et ce, en dépit, d’une estimation des profils de scolarisation qui démontre que la scolarisation des générations 6-17 ans a enregistré une amélioration. 
    Pour le deuxième aspect qualitatif qui évalue le système éducatif, les résultats de la recherche relèvent qu’une bonne partie des inégalités se constituent en dehors de l’école et que la chaîne éducative ne peut pas à elle toute seule expliquer les résultats scolaires.   
    L’auteur de la thèse affirme que le Maroc traîne encore dans la démocratisation du système notamment l’enseignement primaire. En revanche, le segment collégial se démocratise et les écarts observés entre les milieux urbains et ruraux ont évolué, alors que la démocratisation de l’enseignement secondaire est plutôt considérée comme «ségrégative». 

     

     

    prix_economiste_17_1.jpg

    • Auteur: Lhoucine Ben Said   
    • Catégorie: Doctorat  
    • Directeur de recherche: Mohamed 
      Larbi Sidmou  
    • Etablissement: Université Cadi 
      Ayyad- Marrakech  ​

    POUR sa thèse de doctorat en sciences de gestion à l’université Cadi Ayyad de Marrakech, dirigée par le professeur Mohamed Larbi Sidmou de la même université, Lhoucine Ben Said a examiné la contribution du marketing à l’image de Marrakech. Après une série d’entretiens auprès des touristes internationaux, l’auteur a constaté que la perception de l’image de marque d’une destination touristique dépend essentiellement de la nature des ressources d’information, la motivation du touriste ainsi que leur caractéristique socioprofessionnelle. Par ailleurs, l’image de marque est appréciée en fonction des composantes cognitives et affectives de la marque. Selon la revue littérature proposée par l’auteur, l’aspect cognitif se décompose en trois axes: l’infrastructure et l’environnement, la culture et l’art de la ville, et enfin l’environnement naturel. Les principaux résultats de la recherche révèlent également que la connaissance des infrastructures et l’environnement social de la ville de Marrakech est déterminée par les sources commerciales externes et par les visites précédentes des touristes. Même constat pour la connaissance de la culture, l’histoire et l’art de la ville. 
    Pour l’aspect affectif, ce projet de recherche souligne que la destination est surtout appréciée par la dimension culturelle et historique. 

     

    prix_economiste_17_3.jpg

    • Auteur: Hayat El Adraoui  
    • Catégorie: Doctorat  
    • Directeur de recherche: 
      Abdellatif Komat 
    • Etablissement: Université   
      Hassan II - Casablanca

    La  thèse de doctorat intitulée «Les effets des pratiques de la GRH sur la performance des entreprises» soutenue à l’université Hassan II de Casablanca par Hayat El Adraoui et dirigée par le professeur Abdellatif Komat, s’est focalisée sur trois approches afin de renouveler les termes de questionnement sur le lien entre la GRH et la performance des entreprises marocaines. Il s’agit de l’approche universaliste, de l’approche de contingence et celle configurationnelle. La méthodologie retenue est quantitative et elle est basée sur une enquête auprès de 92 entreprises nationales et multinationales émanant de tous secteurs d’activité.  L’auteur de cette recherche s’interpelle dans un contexte où les managers ont encore un regard hésitant envers le rôle des ressources humaines. 

    Par ailleurs, cette recherche explique que le décalage qui existe entre les multinationales et les entreprises nationales rend complexe l’analyse des choix stratégiques en matière de GRH. En effet,  les premières sont souvent dans l’application des stratégies définies au niveau de leurs maisons mères. Il s’agit d’une position qui leur attribue le rôle de véritables locomotives pour diffuser de nouvelles pratiques. Alors que les managers nationaux se heurtent dans leur quotidien à la difficulté d’élargir leur périmètre d’action pour renforcer leur contribution. 

     

    prix_economiste_17_4.jpg

    • Auteur: Benabdeslam Rim 
    • Catégorie: Doctorat 
    • Directeurs de recherche: Anissa Lehadiri et Alain Briole  
    • Etablissement: Université  Mohammed V-Rabat 
      et Université Paul  Valéry Montpellier III

    LA RSE n’est pas qu’une affaire des grandes structures. C’est ce qui ressort de la thèse «Application de la démarche de responsabilité sociale (RSE) dans les entreprises marocaines.  Ce travail de recherche a été effectué par Benabdeslam Rim de l’université Mohammed V de Rabat et dirigé par le professeur Anissa Lehadiri de la même université. 
    L’auteur de cette thèse souligne que même si les grandes entreprises sont plus nombreuses à disposer d’une stratégie RSE, les petites suivent actuellement la même tendance. Au-delà de l’amélioration de l’image de l’entreprise, les initiatives prises en matière de RSE permettent également la gestion des risques, la motivation des salariés et le développement de nouveaux produits. En revanche, les avantages financiers sont rarement perçus comme un impact positif. 
    Ce travail de recherche indique que les préoccupations environnementales prennent de plus en plus d’ampleur dans les actions des entreprises. Cela s’explique par le renforcement du cadre de travail via les législations. Ce qui fait impliquer même les entreprises non pratiquantes. 
    Par ailleurs, la nécessité de mettre en place une stratégie RSE a poussé les entreprises de créer des espaces dédiés à cette démarche. L’étude montre également que les moyens humains et financiers sont primordiaux pour mettre en place une action RSE. L’implication du top management  est déterminante pour sa réussite. 

     

     

    prix_economiste_17_5.jpg

    • Auteur: Salma Tber   
    • Catégorie : Master 
    • Directeur : Abdouh Mohamed  
    • Etablissement : Université Moulay Ismail – Meknès  ​

    POUR l’obtention de son master recherche en économie et management internationaux à l’université Moulay Ismail, Salma Tber a traité la dette publique et son impact sur la croissance économique du Maroc sous la direction du professeur Abdouh Mohamed. Le mémoire a fait ressortir que la dette publique n’a pas prioritairement financé les dépenses les plus utiles  à la croissance et à la préparation de l’avenir. Cela a été confirmé par une analyse économétrique qui a révélé une corrélation négative à court et long termes entre les dépenses et la dette. L’auteur de cette recherche souligne l’inefficacité économique de la dette publique. Et que cela concerne particulièrement les dépenses de fonctionnement qui ont un effet négatif non seulement sur la croissance économique, mais aussi sur les finances publiques en aggravant les déficits budgétaires primaire et global.  
    L’étude a souligné  également que l’inefficacité de la dette publique est le résultat de la mauvaise gouvernance. A cela s’ajoutent une absence de vision stratégique, un manque de coordination entre les institutions impliquées dans la politique d’endettement. L’amélioration de ces éléments est essentielle pour dynamiser la croissance. Cela doit être effectué par une révision du modèle économique avec une valorisation des ressources humaines. 
    L’auteur de cette étude a l’ambition de poursuivre ce travail dans le cadre d’une étude doctorale afin de l’approfondir davantage. 

     

     

    prix_economiste_17_6.jpg

    • Auteur: Sarah Ferehoun 
    • Catégorie: Master 
    • Directeur de recherche: Fadoua Laghzaoui  
    • Etablissement: Université Abdelmalek Essaâdi- Tanger ​

    Sarah Ferehoun s’est intéressée à la gestion environnementale de la ville de Tanger pour l’obtention de son master en management des organisations de l’université Abdelmalek Essaâdi. Ce travail qui a été dirigé par le professeur Fadoua Laghzaoui rappelle un panorama de la réglementation environnementale marocaine dans une première partie. L’auteur conclut que malgré les lois et les programmes environnementaux, il est nécessaire de se doter d’une stratégie nationale de protection de l’environnement. 
    Pour le traitement de cette thématique, l’auteur a mis l’accent sur la collectivité locale qui gère les affaires administratives de la ville. Il ressort que peu de communes prennent en considération l’aspect environnemental dans l’élaboration de leur politique. 
    Pour le côté empirique traité dans la deuxième partie, l’étude a souligné que la gestion déléguée est le mode de gestion le plus appliqué par la commune urbaine de Tanger. En revanche,  le manque de formation des acteurs de l’environnement en matière d’encadrement et de compétences, l’insuffisance du budget consacré à la protection environnemental sont des freins réels. 
    Face à cette situation, il faudrait sensibiliser les élus locaux à la question environnementale et intégrer un organigramme d’interaction des différents services concernés en précisant leurs rôles et leurs missions. 

     

    prix_economiste_17_7.jpg

    Auteur: Mahfoud Moussaid 
    Catégorie: Mastère 
    Directeur: Tarik El Malki  
    Etablissement: ISCAE  ​

    LA recherche présentée par Mahfoud Moussaid dans le cadre de son mastère spécialisé à l’ISCAE, vise à analyser les atouts et les faiblesses de la ville de Meknès afin d’évaluer sa capacité à accueillir des grands événements. L’auteur de cette recherche dirigée par le professeur Tarik El Malki, a constaté une richesse des potentialités de la ville en termes de ressources naturelles, historiques et culturelles. En revanche, des défaillances structurelles impactent l’organisation des grands événements. Cela est constaté notamment dans les infrastructures, le manque d’implication du secteur privé et de cohérence entre les différents acteurs territoriaux. S’y ajoute une absence totale d’une stratégie de développement de la cité. 
    Pour la méthodologie, l’auteur a établi une analyse SWOT du Salon international de l’agriculture (SIAM) via un questionnaire  auprès des exposants et des visiteurs. Ce qui lui a permis de constater que ce dernier constitue un vecteur de développement de la ville de Meknès et sa région. Il s’agit d’un outil compétitif qui a certainement des retombées économiques et sociales sur la ville. En effet, pour que l’événement SIAM joue pleinement son rôle, l’auteur recommande la mise en place d’une stratégie d’accompagnement qui se base sur la mobilisation de tous les acteurs territoriaux. L’objectif est de faire de cet événement un levier du développement de la ville. A cet effet, l’auteur a décidé de créer une association «Meknès Event » afin d’accompagner les grands événements organisés dans la ville. 

     

     

     

      

     

     

    prix_economiste_17_8.jpg

    • Auteur: Zineb Oulidi Jawhari 
    • Catégorie: Master 
    • Directeur de recherche: 
      Abdelrhani Bouayad 
    • Etablissement: Université Moulay Ismail – Meknès​

    L’aggravation du déficit commercial est l’élément déclencheur de cette recherche préparée par Zineb Oulidi Jawhari de l’Université Moulay Ismail de Meknès sous la direction du professeur Abdelrhani Bouayad. Ce projet de recherche intitulé «Ouverture et croissance de l’économie marocaine: Quelle interaction?» s’est focalisé sur la vérification d’un modèle économétrique basé sur trois hypothèses. La première considère que la politique d’ouverture n’engendre pas systématiquement la croissance économique. La deuxième soutient une relation linéaire entre l’ouverture et la croissance. Quant à la troisième, elle suppose que la transition de l’économie vers celle de marché a été marquée par une ouverture commerciale de plus en plus élevée. Côté méthodologie, les données couvrent une période de 32 ans s’étalant de 1983 à 2014.  Le traitement des données a fait ressortir que l’amélioration de la compétitivité des produits sur les marchés cibles est une voie incontournable à la réduction du déficit commercial. Et les politiques publiques visant cet objectif doivent être axées sur l’encouragement  de l’intégration du tissu économique. Dans certains secteurs comme le textile, le Maroc importe pratiquement tous les éléments de la chaîne de valeur. De même, l’agriculture reste peu valorisée et peu valorisante. L’intégration de l’agriculture et de l’agro-industrie est considérée comme étant  très faible. A cela s’ajoutent l’inefficacité des plans sectoriels adoptés depuis une dizaine d’années et les accords libre-échange qui offrent certainement des avantages tarifaires, mais aussi des menaces de concurrence étrangère. 
     

     

     

     

    prix_economiste_17_9.jpg

    • Auteur: Jihane Raqiq 
    • Catégorie: Mastère 
    • Directeur de recherche: Sylvain   
      Sénéchal 
    • Etablissement: Toulouse Business 
      School- Casablanca   ​

    LE projet de recherche élaboré par Jihane Raqiq de Toulouse Business School de Casablanca, encadré par le professeur Sylvain Sénéchal, a porté sur l’économie solidaire et sociale. Dans la première partie de ce travail, l’auteur souligne qu’il s’agit bien d’un modèle qui a fait ses preuves et continue à démontrer sa fiabilité pour créer un impact social positif et des richesses de manière durable. L’auteur de cette thèse révèle que le concept de l’économie solidaire et social est validé, mais peu reconnu. Autrement dit, les piliers de ce model sont encore en construction et leur essor continuera à se dessiner. D’où la difficulté de tirer des conclusions pour ce travail car le secteur est en constante évolution. En parallèle, des initiatives gouvernementales et privées sont menées pour encourager l’investissement à fort impact social.
    En revanche, selon l’auteur, des actions devraient être menées pour soutenir la diffusion de l’innovation sociale au Maroc. Cela peut se faire à travers des procédures administratives assouplies, un statut juridique spécifique et une fiscalité allégée. Des plateformes et des centres de partage d’idées devraient êtres créés. 
    La seconde partie de ce travail s’est focalisée sur les facteurs clés de réussite pour la création d’une entreprise sociale. Il s’agit de mettre en place de nouvelles propositions innovantes face à des problématiques sociales. A cela s’ajoutent, le travail en synergie et la conciliation entre impact social et rentabilité financière.

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc