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    Economie

    Moody’s confiante sur les perspectives du Maroc

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4940 Le 17/01/2017 | Partager
    L’agence de notation reconduit sa note Ba1 stable
    Une croissance autour de 3,5% en 2017 et 4% en 2018
    Une maîtrise de la dette et des finances publiques
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    Le Maroc fait partie des pays où la consolidation fiscale est la plus avancée. A moyen terme, l’Etat pourrait réduire la dette publique à 60% du PIB (2020) contre 65% en 2015, tout en contenant la masse salariale à 10,5% du PIB.
    A l’exception du Liban, les performances budgétaires au cours des deux prochaines années devraient stabiliser ou améliorer légèrement les mesures de la dette publique. Une tendance qui pourrait exercer une pression à la hausse sur la solvabilité

    Le Maroc préserve sa note Ba1 stable auprès de Moody’s. L’agence de notation parie sur une augmentation de la croissance à 3,5% en 2017 et 4% en 2018. Il faut s’attendre à une meilleure productivité globale et une activité moins volatile dans le secteur agricole qui dépend des précipitations. 
    Les risques politiques resteront maîtrisés et tout dépendra de la continuité des réformes. Ce qui est sûr, c’est que les instituts et organismes de prévisions sont unanimes quant à la reprise de la croissance. Selon les prévisions du BMI Research (filiale de l’agence de notation Fitch Group), elle devrait s’accélérer pour atteindre 4,3% cette année. Une meilleure production agricole et un secteur primaire performant devraient la stimuler. La Banque mondiale table sur  un taux de 4% et le FMI environ 4,8%. Les prévisions d’autres institutions dont Bank Al-Maghrib (4,2%) ne sont pas éloignées. Le PIB enregistrerait une progression de 4,1% cette année, selon le CMC. 
    Malgré les effets économiques liés au printemps arabe, le Royaume a su maintenir la compétitivité dans plusieurs secteurs, indique Moody’s dans son rapport «Les perspectives souveraines – Proche Orient et Afrique du Nord: Perspectives 2017». 
    Ainsi, le nombre d’arrivées touristiques est resté globalement stable et les entrées d’IDE ont augmenté au cours des dernières années. Le pays progresse par ailleurs avec le Plan d’accélération industrielle 2014-2020 basé sur la mise en place d’écosystèmes performants. Il demeure également un chef de file régional pour l’investissement dans les énergies renouvelables. Son industrie automobile figure parmi les secteurs les plus dynamiques et les plus prometteurs (voir aussi pages 8 et 9).
    Concernant le déficit budgétaire, il devrait passer à 3% cette année et 2,8% en 2018 contre 3,5% en 2016. A moyen terme, l’Etat pourrait réduire la dette publique à 60% du PIB (2020) contre 65% en 2015, tout en contenant la masse salariale à 10,5% du PIB. Du côté du financement, le Maroc bénéficie d’un marché de capitaux domestique relativement profond et liquide qui permet au gouvernement de se financer à l’échelle nationale. En ce qui concerne le passage à un régime de  change plus flexible, la feuille de route de BAM est prête. Le déploiement est prévu au deuxième semestre 2017. Avant, Bank Al-Maghrib va mener une campagne de sensibilisation tous azimuts. Les programmes du FMI devraient appuyer la réforme fiscale et l’accès au financement extérieur dans plusieurs pays. Avec l’appui de la ligne de liquidité de 3,47 milliards de dollars, le Maroc peut poursuivre ses progrès économiques. Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a promis de poursuivre le programme de réforme fiscale, économique et institutionnelle. Grâce aux politiques et réformes ainsi qu’à l’évolution favorable des cours du pétrole, et malgré la faible croissance de la zone euro, le Maroc a réussi à faire avancer son économie. 
    De manière plus générale, les autorités ont réalisé d’importantes réformes pour la diversifier. Ces efforts portent désormais leurs fruits comme le montre l’émergence rapide de secteurs nouveaux à forte valeur ajoutée (automobile, aéronautique et électronique). Lesquels permettent de dégager des recettes d’exportation supérieures à celles des activités traditionnelles telles que l’agriculture ou les phosphates. Rabat a mis en œuvre des réformes délicates, telles que la modernisation du cadre budgétaire, la réforme des subventions des produits pétroliers, le renforcement du secteur financier intérieur. Et, plus récemment, la réforme des retraites de la fonction publique.
    Dans certains pays de la région Mena (Tunisie, Jordanie, Liban et Egypte …), Moody’s a maintenu aussi une perspective stable pour la solvabilité souveraine. Ce qui reflète la mise en place des réformes dans la région, en dépit des risques liés à la sécurité. «L’amélioration de l’élan  de croissance et l’accès aux sources de financement externes dans les programmes du FMI confirment les perspectives de crédit stables pour la région», indique Elisa Parisi-Capone, vice-présidente chez Moody’s. Toutefois, les risques politiques demeurent élevés notamment dans les pays où l’efficacité du gouvernement est relativement faible. 
    A l’exception de la Tunisie, tous les pays bénéficient de bases de financement internes qui réduisent leur dépendance à l’égard de l’endettement extérieur. Même avec des niveaux d’endettement élevés et des besoins financiers bruts qui passent de

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     Moody’s s’attend à ce que l’économie marocaine (Ba1 stable) augmente de 3,5% en 2017 et 4% en 2018. L’agence de notation a maintenu aussi une perspective stable pour la Jordanie et l’Egypte. Elle est négative pour la Tunisie et le Liban

    55,6% du PIB en Egypte, à 30,8% au Liban, 21,5% en Jordanie, 12,2% au Maroc et 9,4% en Tunisie.
    Moody’s s’attend aussi à ce que les cours du pétrole atteignent en moyenne 45 dollars en 2017 et 50 dollars en 2018 dans un contexte de prix de l’énergie plus bas. Ce qui soutiendra le rééquilibrage externe graduel des importateurs pétroliers régionaux, réduisant ainsi marginalement leur vulnérabilité aux chocs de balance des paiements. En tant que pays les plus dépendants des importations d’énergie, le Maroc et la Jordanie ont connu la plus forte réduction de leur déficit de la balance courante depuis le pic de 112 dollars des cours du pétrole en 2012. 
    En 2017, les déséquilibres extérieurs devraient persister en raison des perturbations du secteur du tourisme et des flux commerciaux ainsi que du déclin de la production d’énergie en Tunisie et en Egypte. A cela s’ajoutent la baisse des transferts pétroliers du CCG et la demande d’importations additionnelles créée par de grandes populations réfugiées en Jordanie et au Liban. A partir de 2018, l’Egypte et la Jordanie bénéficieront probablement d’une baisse des importations de pétrole, parallèlement à l’accès à des ressources de gaz naturel moins chères.

     

    Le FMI parie sur une croissance américaine robuste

    A la veille de l’ouverture du Forum économique de Davos (du 17 au 20 janvier), le FMI a publié le 16 janvier sa mise à jour des perspectives de l’économie mondiale. L’activité économique dans les pays avancés ainsi que dans les pays émergents et les pays en développement devrait s’accélérer en 2017-2018. La croissance mondiale devrait atteindre 3,4% et 3,6%, respectivement, des taux inchangés par rapport aux prévisions d’octobre. La zone euro devrait se stabiliser à 1,6%. 
    Ces prévisions reposent sur l’hypothèse d’un changement du dosage de la politique économique américaine sous la direction du nouveau gouvernement et de ses retombées à l’échelle mondiale. Tout en restant optimiste, le FMI relève sa prévision de croissance en 2017 (2,3%) et 2018 (2,5%) pour les Etats-Unis. C’est un partenaire privilégié pour le Maroc. Le business a cumulé 20 milliards de DH en 2015. Ce qui fait du Maroc le 72e partenaire commercial des Etats-Unis. 
    Les services du FMI prévoient maintenant une relance budgétaire à court terme et une normalisation moins progressive de la politique monétaire. Cette projection concorde avec une accentuation de la pente de la courbe des rendements aux États-Unis, la hausse des cours des actions et l’appréciation considérable du dollar américain depuis l’élection du 8 novembre. Ces prévisions incorporent aussi un affermissement des cours du pétrole après l’accord que les pays membres de l’Opep et plusieurs autres grands producteurs ont conclu pour limiter l’offre. Pour la région du Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan, le FMI prévoit un taux de croissance de 3,1% en 2017 et 3,5% en 2018. La croissance en Arabie saoudite devrait être plus faible que prévu en 2017 du fait de la réduction de la production de pétrole qui résulte de l’accord récent de l’Opep, tandis que les conflits civils continuent de peser lourdement sur plusieurs autres pays. 

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