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    Economie

    Pêche côtière : Bras de fer entre armateurs et industriels

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4939 Le 16/01/2017 | Partager
    La flotte du Sud à l’arrêt depuis une semaine
    Le mauvais temps attise le mouvement
    L’augmentation du prix du poisson industriel réclamée

    Drôle de lobbying. L’une des associations des armateurs de la pêche côtière dont le comité local qui pilote le mouvement tenait sa réunion dans un snack! Il n’empêche qu’elle fait partie du Syndicat professionnel des armateurs de la pêche industrielle domiciliée et qui a lancé une grève depuis le 7 janvier dans l’ensemble des ports du Sud (Agadir, Tan Tan, Tarfaya, Laâyoune, Boujdour et Dakhla). «Incompréhensible», s’étonne une source proche du dossier. En cette période de mauvais temps, la pêche côtière est mise au chômage de par la force de la nature, est-il expliqué. Or, que demande cette organisation? Une augmentation du prix industriel du poisson. Une demande jugée infondée par les industriels.

    Conserveurs, congélateurs et fabricants d’huile et farine de poisson sont en effet montés au créneau pour faire face aux armateurs. Après une réunion tenue le jeudi 12 janvier à Laâyoune, ils ont arrêté une position commune. «Ils dénoncent la prise en otage de certains armateurs qui, sans préavis ni négociations préalables décident de manière unilatérale de bloquer un secteur vital des régions du Sud». Le prix du poisson industriel est en effet, librement négociable entre les partenaires. Actuellement, il se situe aux alentours de 2,50 DH/kg. Un niveau que les industriels marocains, estime élevé par rapport à la concurrence internationale. Surtout, que les prix des produits de la mer transformés restent orientés à la baisse sur la plupart des marchés.

    Pour débloquer la situation, les professionnels «demandent d’urgence une  audience auprès du ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime». L’objectif est d’assainir la situation qui met en danger l’industrie de transformation et poisson pélagique. Certes l’arrêt de la pêche reste limité à la flotte côtière et artisanale des ports du Sud mais ces derniers représentent l’essentiel du poisson pélagique (Voir encadré ci-contre). De fait, il n’y a pas encore rupture d’approvisionnement des usines de transformation mais la baisse du régime est palpable chez la plupart des industriels.

    Et l’enjeu est de taille. L’industrie compte plus de 400 établissements et assure 660.000 emplois directs et indirects. Sa contribution au PIB est de l’ordre de 2,5%, avec à la clé 20 milliards de DH à l’export.

    Pôle position

    Avec 520 bateaux côtiers, 229 sardiniers et 900 barques artisanales, le port de pêche de Lâayoune s’érige en pôle position. La dynamique se traduit sur les investissements. Ce dernier, mis en service en 1986, affiche de belles performances. En 2015, les produits halieutiques qui y ont été débarqués s'élevaient à 311.492 tonnes. Ce qui fait de ce port l'un des premiers du royaume en matière de capture, avec une valeur de 1,2 milliard de DH. Avec le port de Dakhla, c’est pratiquement 80% du poisson pélagique et autres espèces qui y sont débarqués. Le volume ayant été atteint sur les trois dernières années.
    Les captures en pélagiques occupent la première place (297.247 tonnes), le poisson blanc (34.755 tonnes) et les céphalopodes (9.740 dont 95% de poulpes).

     

     

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