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    Analyse

    La justice pénale enregistre des pics inquiétants

    Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:4928 Le 30/12/2016 | Partager
    Les attaques contre les personnes et les biens en tête
    Des infractions confortent les alertes d’acteurs sociaux
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    Certaines infractions pénales enregistrent une hausse notable entre 2006 et 2015! Sur les 11,5 millions d’affaires jugées durant ses dix dernières années, les crimes et délits commis contre des personnes ou des biens affichent des pics.
    La première rubrique compte l’homicide volontaire, l’empoisonnement, les violences, les menaces, les blessures involontaires, voire la discrimination... Ainsi, 2014 et 2015 concentrent les records de la décennie avec chacune plus de 114.500 crimes et délits recensés.  
    Constat similaire pour les crimes et délits commis contre des biens. Et qui, toujours durant ces deux dernières  années judiciaires, frôlent les 100.000 affaires. Que peut bien englober cette 2e rubrique d’infractions?  Vols,  extorsions, escroquerie, émission de chèque sans provision... sont sanctionnés par le code pénal. (voir page 4).
    D’autres infractions tout aussi graves affichent des records entre 2013 et 2015. C’est le cas pour la violation de l’ordre des familles et la moralité publique. Le législateur vise ici  l’avortement, le délaissement des enfants de moins de 15 ans et des incapables «hors d’état de se protéger eux-mêmes», l’enlèvement de mineur, l’abandon de famille, les attentats aux mœurs... Le trafic et la consommation de drogue enregistrent aussi une percée: les pics de plus de 63.000 affaires ont été encore une fois enregistrés en 2014 et 2015. A noter un changement de modes de consommation avec la popularisation des drogues dures. Egalement à retenir, les crimes et délits contre la sécurité publique. Un peu plus de 26.500 cas devant la justice sont relevés l’an dernier.  L’association de malfaiteurs tout comme la mendicité ou le vagabondage figurent sous la même «enseigne»!
    Ces statistiques sont des indices à manier avec prudence certes, mais qui confortent relativement les alertes sociales, comme celle du Haut commissariat au plan (HCP) sur «la violence à l’égard des femmes» ou du CNDH sur la «crise des prisons».
    Ces chiffres peuvent subir plusieurs interprétations, contradictoires parfois. La montée en puissance de certaines infractions peut être vue comme «une performance d’efficacité judiciaire». Il est possible de voir aussi dans ces données  l’avancée de la criminalité, particulièrement de la petite délinquance. L’administration pénitentiaire, elle, assure qu’il y a un changement de profils chez les détenus: plus jeunes et urbains.  
    L’urgence de mettre en place l’Observatoire national de la criminalité est plus que jamais d'actualité. Les citoyens autant que les décideurs sauront au moins à quoi s’en tenir.

     

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