×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Transmission des PME: Le mode opératoire fait sa mue

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4924 Le 26/12/2016 | Partager
    Six dirigeants sur dix optent pour la vente à un tiers
    Aucune entreprise n’a invoqué une introduction en Bourse
    Une étude réalisée par le cabinet BDO Maroc
    transition_pme_024.jpg

    Le potentiel du marché de la transmission des entreprises familiales se confirme.  Six dirigeants sur dix s’interrogent ouvertement sur le passage de relais contre quatre en 2011. C’est ce qui ressort des résultats de la 3e édition du baromètre réalisé par le cabinet BDO sur la relève entrepreneuriale. «La transmission est de plus en plus une question de nécessité pour les actionnaires-fondateurs de l’entreprise familiale mais pour les repreneurs, elle reste une question de choix et surtout d’opportunités» explique Mehdi Essakalli Houssaini, associé BDO Maroc.
    «Les PME familiales ont des stratégies qui reflètent le tempérament de leur fondateur, mais elles ont toutes une chose en commun: un jour elles doivent continuer leur chemin sans le fondateur» constate Karim Hajji, directeur général de la Bourse de Casablanca. En effet, il existe plusieurs raisons qui poussent les dirigeants interrogés à vouloir céder leurs entreprises. La conjoncture économique et les reconversions dans un autre secteur sont les principaux éléments déclencheurs pour la moitié des chefs d’entreprises. Trois dirigeants sur dix évoquent le besoin de constituer un patrimoine financier. Un peu plus du quart des dirigeants  évoquent des motifs personnels, notamment la préparation de leur retraite ou des problèmes de santé.
    Pour le mode de transmission, un peu plus de la moitié (53%) des dirigeants interrogés  envisagent une succession familiale. Cela montre que les propriétaires sont de plus en plus conscients de la possibilité de céder leurs entreprises. En parallèle, six dirigeants sur dix optent pour la cession à un tiers. En revanche, aucune entreprise sondée n’a invoqué l’introduction en Bourse comme moyen de transmission.  
    Pour les dirigeants qui optent pour une transmission familiale, ils sont 60% qui justifient leur choix par la volonté d’assurer l’avenir de leurs enfants. Quatre sur dix évoquent le maintien d’une tradition familiale et un tiers ont du mal à couper le cordon pour garder une certaine influence.
    L’option de la cession à un tiers est globalement optée pour la moitié des dirigeants en raison de l’absence de compétence chez les successeurs. La seconde raison est d’ordre familial (4 sur 10), notamment suite à des conflits d’intérêts ou au règlement des problèmes liés à de l’héritage entre les ayants droit. La troisième explication consiste à couper tout lien avec l’entreprise et profiter de la vie. Cette dernière option concerne un tiers des dirigeants et 56% des entreprises familiales.
    Malgré un recours à des partenaires externes, une transmission se prépare même parfois cinq ans à l’avance. L’étude fait ressortir que l’expert comptable est le prestataire qui accompagne les opérations de transmission. «Il y a dans certains cas des aspects que même l’expert comptable ne maîtrise pas. Il s’agit du volet  psychologique qui joue un rôle primordial dans les transmissions» révèle Essakalli Houssaini. Les amis, les proches et les relations professionnelles sont sollicités par un dirigeant sur dix. Les partenaires juridiques (avocats, notaires) viennent en 3e position suivis par les cabinets de conseil qui restent préférés par les repreneurs.
    Par ailleurs, il y a un besoin énorme en matière de plateforme spécialisée dans la transmission des entreprises. Seuls 4% des entreprises interrogées sont au courant de l’existence des portails qui opèrent dans le domaine de la succession. Alors que neuf dirigeants sur dix seraient intéressés par ces plateformes.
    Malgré une légère évolution, les experts constatent qu’il n’existe pas encore de véritable marché ni de culture de succession d’entreprises au Maroc. Le côté affectif continue de peser sur la mentalité des dirigeants.

    Fiche technique de l’enquête

    L’étude comporte deux volets: la vision des dirigeants et celle des experts avec un benchmark international. La première partie de cette enquête qualitative a porté sur un échantillon de 100 dirigeants dont 43 entreprises familiales, 18 repreneurs, 31 cédants et 51 cédants potentiels (c'est-à-dire qu’ils ne sont pas dans le cas d’une transmission, mais ils sont placés dans une situation de cession). Le deuxième volet traite le point de vue des experts nationaux et internationaux. L’étude a été menée  sur l’axe Casablanca-Rabat par le cabinet BDO en partenariat avec C&O marketing et Inforisk  en avril et mai 2016. Il s’agit du troisième baromètre, après celui de 2009 et 2011. La principale finalité de l’enquête consiste à apporter un éclairage sur la transmission des entreprises afin de faciliter la succession.

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc