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    International

    Grosse amende à venir pour Facebook

    Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:4924 Le 26/12/2016 | Partager
    Le géant est accusé d’avoir fourni de fausses informations dans le rachat de whatsapp
    Il risque de payer jusqu’à 1% de son chiffre d’affaires
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    Facebook pourrait être épinglé plus de 2 ans après avoir racheté Whatsapp. Le réseau social est accusé d’avoir fourni des «informations trompeuses» à la commission européenne (Ph. AFP)

    Acte d’accusation de l’Union européenne pour Facebook (FB). La Commission européenne pourrait infliger une amende estimée à 1,7 milliard de dollars à la star mondiale des réseaux sociaux pour lui avoir fourni «des informations trompeuses» soit délibérément ou par négligence lors de son enquête en 2014 sur le rachat de WhatsApp. L'exécutif européen, gardien de la concurrence dans l'UE assure toutefois que la procédure n'aura «pas d'incidence» sur le feu vert accordé à l'opération, finalement conclue pour 22 milliards de dollars. Ceci étant, une «communication des griefs» a été envoyée à l'entreprise américaine. Celle-ci dispose jusqu'au 31 janvier 2017 pour répondre.
    Si les accusations sont avérées, FB pourrait se voir infliger une amende allant jusqu'à 1% de son chiffre d'affaires, qui s'élevait à 17,9 milliards de dollars en 2015.
    Dans le détail, la commission  reproche à Facebook qui avait assuré lors de l'enquête menée par Bruxelles en 2014 «ne pas être en mesure d’associer automatiquement et de manière fiable les comptes d'utilisateur des deux sociétés», or l'entreprise californienne a modifié la politique de confidentialité de WhatsApp, en août 2016. Ce qui a permis aux données récoltées sur cette application d'être utilisées pour proposer une publicité ciblée sur les autres applications du groupe comme Facebook ou Instagram. Ceci dit, la Commission constate que la possibilité technique d'associer automatiquement les identifiants d'utilisateur de Facebook aux identifiants d'utilisateurs de WhatsApp existait déjà en 2014. Bruxelles estime «particulièrement important» de pouvoir «se fier à l'exactitude et à l'exhaustivité des renseignements fournis, indépendamment de la question de savoir s'ils ont une incidence sur le résultat de l'appréciation de l'affaire». Au sein de FB, on garde espoir espérant que l’examen complet des faits confirme la bonne foi du groupe américain qui dit avoir constamment fourni une information précise sur ses plans et ses capacités techniques.
    Le rachat de WhatsApp avait aussi été contesté à l'époque par des groupes de défense de la vie privée, qui craignaient un mauvais usage des données personnelles des utilisateurs. Même si pour la commission, la présente enquête n'a rien à voir avec les questions connexes de protection de la vie privée, des données ou des consommateurs.
    Au final, Facebook rejoint Apple, Google, Amazon et Microsoft parmi les géants américains de la technologie à être concernés par une enquête de Bruxelles.

     

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