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    International

    C’est fini le pétrole bon marché!

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4923 Le 23/12/2016 | Partager
    Les prix vont remonter vers les 60 dollars le baril
    Les oléoducs libyens sont remis en service
    La production américaine à intégrer dans l'équation
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    Le Brent comme le WTI abordent la fin de semaine à des niveaux en hausse (au- dessus des 50 dollars). La tendance laisse entrevoir de nouveaux mouvements vers des pics. De moindres chocs géopolitiques pourraient faire flamber les cours. Après l’accord de Vienne conclu par les membres de l’Opep le 30 novembre dernier pour la réduction de la production, le prix du pétrole a enregistré une hausse sensible et s’est stabilisé par la suite autour de 54 dollars/baril. Il devrait terminer l’année 2016 avec une moyenne de 43,1 dollars/baril et augmenter à 51,6 dollars/baril en 2017 et à 53,5 dollars/baril en 2018 (selon une note de Bank Al-Maghrib).
    De l’avis du HCP, «l’augmentation des prix des produits pétroliers devrait avoir un effet positif sur le budget de l’Etat dont on connaît l’accentuation des déficits dans la conjoncture actuelle». En revanche, «elle devrait accroître les prix intérieurs, réduire le pouvoir d’achat et affecter la consommation des ménages. Elle se traduirait aussi par une baisse de l’investissement, de l’emploi et de la croissance».
    La Banque mondiale avait revu à la hausse ses prévisions pour les cours du pétrole en 2017. Elle table désormais sur un prix de 55 dollars le baril de brut contre 53 dollars auparavant, en raison de l’accord des membres de l’Opep. Cette dernière a considérablement contribué à relancer les cours du pétrole (qui ont perdu plus de 60% de leur valeur depuis l'été 2014) en annonçant deux accords de baisse de l'offre. L'un interne fin novembre et le second avec une dizaine d'autres pays début décembre. Ces accords doivent être mis en application début janvier.
    Les derniers signaux sur le respect de cet accord semblaient positifs. La Russie a l'intention de remplir ses obligations. L'opérateur d'oléoducs Transneft compte réduire les exportations vers les pays en dehors de l'ancienne Union Soviétique. Téhéran avait obtenu gain de cause et va pouvoir augmenter sa production de 90.000 b/j pour la faire passer à 3,8 millions.
    Par ailleurs,  l'annonce de la levée d'un blocus sur deux oléoducs libyens, ouvrant la voie à une hausse de la production, était également de nature à peser sur les cours. Une hausse de 175.000 barils par jour (b/j) de la production en moins d'un mois et de 270.000 b/j dans trois mois devrait en découler, a annoncé la Compagnie nationale de pétrole (NOC). La Libye produit actuellement autour de 600.000 b/j et compte doubler sa production l’année prochaine, notamment après la réouverture de terminaux pétroliers dans l'est du pays qui étaient eux aussi bloqués. Quant à l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole affecté par les prix bas du brut, elle a annoncé jeudi 22 décembre un projet de budget prévoyant un déficit de 53 milliards de dollars en 2017. Le gouvernement saoudien avait annoncé un ambitieux programme de réformes visant à élargir la place du secteur privé et rationaliser les dépenses publiques face à la chute des prix du pétrole.
    Comme la demande de pétrole est forte, le cartel se reconstitue et devrait revenir en force en 2017. Il peut être robuste, avec la pleine utilisation des capacités dans tous les pays, sauf l’Arabie Saoudite, selon une note économique de Natixis «Comment fonctionne le marché du pétrole?». Le prix du pétrole va donc être supérieur au prix qui rentabilise le pétrole de schiste (60 dollars), inférieur au coût de la production des pétroles chers (90 dollars/baril). La production du pétrole de schiste américain est nécessaire à moyen terme pour équilibrer le marché du pétrole, compte tenu de la vitesse de croissance de la demande de pétrole. Celle-ci augmente aujourd’hui de plus de 1,2 million de barils/jour chaque année et la production des autres formes de pétrole étant limitée par le recul de l’investissement en exploration-production. Ceci rend nécessaire la hausse de la production de pétrole de schiste américain, ce qui met un plancher pour le prix du pétrole autour de 60 dollars/baril dans le futur.
    En ces périodes de fêtes de fin d’année, les prix du pétrole étaient poussés vers le bas après l'annonce d'une hausse des réserves de brut aux Etats-Unis. Ils ont augmenté de 2,3 millions de barils la semaine dernière, selon les données du Département américain de l'Energie (DoE). Depuis que l’Opep s'est entendue pour abaisser sa production, les producteurs américains augmentent la leur pour tirer parti de la hausse des prix.

     

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