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    L’Allemagne face au casse-tête des migrants

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4923 Le 23/12/2016 | Partager
    Les procédures d’expulsion mises en cause
    Les pays maghrébins en ligne de mire
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    La chancelière Angela Merkel est accusée par la droite populiste d'avoir ouvert l'Allemagne à la menace terroriste en permettant l'arrivée de 900.000 réfugiés en 2015, puis de 300.000 autres cette année (Ph. AFP)

    Une polémique s’est installée en Allemagne au sujet des dysfonctionnements qui ont permis au suspect tunisien de l'attentat au camion-bélier sur un marché de Noël à Berlin d'échapper à la police alors qu'il était connu comme «islamiste dangereux». L'acte a été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI). La Tunisie est accusée d'avoir retardé l'expulsion du suspect dont une demande d'asile avait été rejetée en juin. Tunis a d'abord nié qu'il soit tunisien avant de se rendre à l'évidence. Coïncidence, l'accord en vue de l'expulsion est arrivé en Allemagne mercredi, deux jours après l'attentat, rapporte l’AFP.
    Berlin a à maintes reprises accusé la Tunisie, comme d'autres Etats du Maghreb, de freiner les procédures d'expulsion d'Allemagne de leurs ressortissants. Lorsque les demandeurs d'asile de pays d'Afrique du Nord doivent être expulsés, leurs gouvernements refusent de les reprendre s'ils n'ont pas leurs papiers d'identité nationaux en règle. Il suffit «alors au réfugié débouté de détruire ses papiers pour bloquer la procédure malgré des accords de réadmission», accusent les autorités allemandes. La chancelière Angela Merkel cherche depuis des mois à classer la Tunisie, le Maroc et l'Algérie sur la liste des pays dits «sûrs» pour faciliter le rejet des demandes d'asile de leurs ressortissants. Un projet de loi en ce sens a cependant été bloqué au Parlement par l'opposition d'une partie des élus en raison des atteintes aux droits de l'homme dans cette région. Les ressortissants de ces pays d'Afrique du Nord n'ont presque aucune chance d'obtenir le statut de réfugié. Entre janvier et novembre 2016, le taux de demandes d'asile approuvées était de 2,7% pour les Algériens, 3,5% pour les Marocains et 0,8% pour les Tunisiens. Sur la même période, 3.416 Algériens, 3.829 Marocains et 902 Tunisiens ont déposé des demandes d'asile. A titre de comparaison, au premier semestre, 56 personnes ont été renvoyées en Algérie, 43 au Maroc et 67 en Tunisie.
    En début d'année, le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, s'était pourtant rendu dans les trois capitales maghrébines. A Rabat, le responsable allemand avait salué l’approche humanitaire adoptée par le Maroc dans le traitement de la situation des immigrés provenant notamment des pays d’Afrique subsaharienne, qui constitue un modèle en la matière. Il a également exprimé la satisfaction de son pays quant à la volonté de coopération du Royaume pour le traitement des dossiers des immigrés marocains.

     

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