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    Cadi Ayyad: Un pôle d’excellence en changement climatique

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4921 Le 21/12/2016 | Partager
    L’université va renforcer les filières environnement et développement durable
    Et orienter la recherche scientifique dans les axes de l’Accord de Paris
    Dans l’attente d’un statut d’observateur auprès de la CCNUCC, l’UCA se prépare à la COP23
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    Très attendue, la Cité de l’innovation, portée par l’université Cadi Ayyad et les ministères de l’Enseignement supérieur et du Commerce et de l’Industrie devra voir le jour début 2017 autour de 4 thématiques de recherche: énergie, eau et développement durable, nouvelles technologies du tourisme et de l’agroalimentaire, matériaux et mobilité urbaine. L’objectif étant de renforcer la compétitivité des entreprises et rendre la région productrice de technologies grâce aux capacités de recherche de son université

    C’est une évidence. La formation, la sensibilisation et la recherche sont au cœur de la lutte contre le changement climatique. A Marrakech, c’est l’université Cadi Ayyad qui ouvre le bal et s’engage en créant un pôle d’excellence en changement climatique. De nouveaux engagements qui s’ajoutent à ceux déjà annoncés pendant la COP22, pour jouer un rôle de premier plan dans l’élaboration et la mise en œuvre de solutions novatrices aux problèmes environnementaux et la formation de leaders écoresponsables.
    Concrètement, l’UCA, qui avait créé plusieurs filières de formation dans le domaine de l’environnement et du développement durable dans un nombre important de ses établissements, devrait poursuivre cette stratégie. Il s’agit de renforcer l’offre de formation en matière de développement durable et accompagner le développement des compétences des étudiants et du personnel dans ce domaine.
    L’université va aussi proposer aux étudiants des unités d’enseignements transversaux d’éducation à l’environnement et au développement durable (EDD). L’université propose déjà plusieurs LST (licences sciences et techniques) et licences professionnelles autour de la thématique de l’environnement ainsi que des DUT focalisés sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. De même qu’elle offre des masters spécialisés sur l’ingénierie et gestion de l’environnement industriel, les sciences de l’eau, la biotechnologie et développement durable des agroressources et l’économie de l’environnement. Cadi Ayyad va introduire des modules de formation spécifiques dédiés aux «métiers du climat» pour ses étudiants en licence et en master. Et pour contribuer à la formation d’acteurs du développement durable et des professionnels de l’économie verte, l’université va également développer des programmes de formation continue destinés aux acteurs institutionnels et socioéconomiques. L’autre contribution est évidemment en matière de recherche et d’innovation. «Les chercheurs de l’UCA effectuent depuis une longue date des projets de recherche sur une très grande variété de sujets, touchant l’environnement, le développement durable et leurs incidences sur les populations», souligne Abdelatif Miraoui, président de l’UCA. Ils évoluent dans des domaines aussi variés que l’eau, l’énergie, les déchets, l’agriculture, la biodiversité, la conservation, le changement climatique, la santé, la responsabilité sociale, la planification et le développement communautaire, l’écotourisme, le droit de l’environnement, l’économie verte… En effet, 47 laboratoires des 64 accrédités et 28 équipes de recherche des 82 accréditées placent directement les questions de l’environnement et du développement durable parmi les axes prioritaires de leurs recherches. Ces laboratoires seront désormais mis à la disposition des industriels de la région pour leurs projets de R&D portant sur les différents domaines de développement durable.
    Le pôle recherche va aussi orienter ses travaux dans les nouveaux axes de l’Accord de Paris notamment dans le domaine de perte et préjudices de l’inadaptation dans les pays en développement. «Il ne s’agit pas là d’interventions ponctuelles, mais de toute une stratégie de développement durable que nous souhaitons mettre en place», conclut Miraoui.

    En route pour Bonn

    L’Université marrakchie s’est fortement impliquée lors de la COP22 tenue à Marrakech, avec tout un programme pré-COP qui a démarré en mars dernier, la COY (conférence climatique pour les jeunes) et s’est poursuivi pendant la conférence climatique avec 16 side-évents dans la zone verte et 35 autres dans les locaux de l’université en plus d’exposition pour le climat et une conférence spéciale animée par Peter Thomson, président de l’Assemblée générale des Nations unies. Et dès maintenant, l’UCA prépare ses actions pour la COP23 qui aura lieu à Bonn en novembre 2017 et se propose ainsi d’accompagner la présidence du Maroc de la COP22 par l’organisation d’événements traitant des grands axes de la proclamation de Marrakech. Et tout comme lors de la COP22, elle propose des événements parallèles dans les zones verte et bleue en partenariat avec les acteurs locaux, nationaux et internationaux. De même que l’UCA a déposé sa candidature pour obtenir le statut d’organisme observateur auprès de la CCNUCC pour les prochaines conférences des parties.

     

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