×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Analyse

    Evaluation des politiques publiques: Un passage obligé de la démocratie

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4921 Le 21/12/2016 | Partager
    Inciter les hauts décideurs à développer l’évaluation
    Maroc, pionnier en Afrique
    Deux exercices déjà réalisés par la Chambre des conseillers

    Pour la majorité des gouvernements francophones, l’évaluation est une pratique nouvelle, qui suppose de promouvoir une nouvelle culture et de nouvelles méthodes dans le management de l’action publique. Le Réseau francophone de l’évaluation (RFE), formé en 2013 sous l’égide de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), s’attelle à inciter les hauts décideurs à développer l’évaluation dans leurs pays respectifs. Tous les deux ans, le RFE organise un forum sur ce thème, le FIFE, dont la 2e édition, en partenariat avec la Chambre des conseillers du Maroc, vient de se clôturer à Marrakech. Au total, une trentaine de représentants de gouvernements, autant de parlementaires, de magistrats de cours des comptes et des organisations internationales sont venus d’une vingtaine de pays de l’espace francophone échanger leurs expériences.
    Un forum construit de manière à garantir une diversité culturelle et géographique entre pays francophones du Sud et du Nord. Des débats, des rencontres mais également des ateliers de perfectionnement étaient au programme pour approfondir un domaine de connaissances et renforcer ses compétences liées à l’évaluation.
    Le Maroc est pionnier en Afrique. «Nous ne sommes que deux pays sur le continent, le Maroc et Madagascar, à avoir fait de cette évaluation un article constitutionnel. Pour autant, au niveau de la pratique, il n’y a pas forcément les organes nécessaires», explique Abdelkrim Mehdi, président de la Commission thématique provisoire chargée de la préparation de la séance annuelle consacrée à l’examen et à l’évaluation des politiques publiques à la Chambre des conseillers.
    Une commission qui, si elle est composée de tous les partis politiques, reste «indépendante», comme souhaite le souligner Mehdi. Bien avant la Constitution de 2011, le Maroc faisait déjà de l’évaluation, poussé dans les années 1980-84 par les bailleurs de fonds dans le cadre d’organismes qui commençaient à demander les évaluations de performances et l’évaluation de l’utilisation des fonds. Puis a été instaurées l’inspection des finances, et l’étude d’impact avec l’INDH. «Il y avait donc déjà l’évaluation des politiques publiques dans la pratique avant le cadre constitutionnel. Tout ceci fait que le Maroc est en avance sur cette question», confirme Mehdi.
    Sur la base des éléments existants, comme les rapports de la Cour des comptes, de la Banque centrale, du Haut commissariat au plan ou du Conseil économique et social environnemental, des exercices au niveau de l’évaluation des politiques publiques ont été faits. Un, produit par le Parlement, et deux, par la Chambre des conseillers, sur le développement rural et sur la création de richesses. La Chambre des parlementaires, soutenue par un cabinet conseil, ayant également produit en juillet dernier le guide de l’évaluation pour le parlementaire. La question avance bien.

    Mais que peut-on évaluer?

    Les politiques publiques suivent différentes étapes. Maîtriser le cadre général, schématiser le projet d’une politique et théoriser son action, la collecte de données et formuler un jugement sur la valeur de la politique évaluée pour organiser les suites de l’évaluation.
    L’action humanitaire, particulièrement quand de nombreux pays qui font partie de la francophonie font face à des crises humanitaires. A noter que l’aide humanitaire a augmenté en 2015 pour la 3e année consécutive, atteignant un niveau record de 28 milliards de dollars. Ces évaluations sont essentielles pour fournir des informations utiles à la prise de décision et pour améliorer la réponse humanitaire. L’évaluation dite participative et des démarches de concertation citoyenne, ou quels risques et quelles contraintes sont liés à la participation ou à la non-participation des citoyens au point de vue politique et sociétal.

     

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc