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    Evénement

    Bank Al-Maghrib opte pour le statu quo

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4921 Le 21/12/2016 | Partager
    La banque centrale maintient le taux de refinancement à 2,25%
    La croissance devrait s’accélérer à 4,2% en 2017 contre 1,2% cette année
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    Depuis 2001, les taux directeurs de la banque centrale s’inscrivent dans une tendance baissière

    Comme attendu, Bank Al-Maghrib a maintenu mardi 20 décembre son taux directeur inchangé à 2,25%. Lors de sa dernière réunion trimestrielle de l’année, le conseil de la Banque centrale  a jugé que le niveau du taux de refinancement auprès des banques commerciales continue d’assurer des conditions monétaires appropriées en raison d’une prévision d’inflation en ligne avec l’objectif de stabilité des prix et au regard de l’évolution de la situation économique à moyen terme.
    Bank Al-Maghrib a souligné que le taux d’inflation devrait en effet avoisiner  1,6% en moyenne au terme de l’année contre 1,9% au troisième trimestre. Ce ralentissement s’explique essentiellement par l’effet de la décélération de la hausse des prix des produits alimentaires. Pour les mêmes raisons, le taux d’inflation devrait reculer à 1% en 2017 avant d’augmenter à 1,5% en 2018. Sa composante sous-jacente qui exclut les prix soumis à l’intervention de l’Etat et les produits à prix volatils, devrait s’inscrire dans un trend haussier. Elle passe de 0,8% en 2016 à 1,5% en 2017 et à 1,7% en 2018 sous l’effet d’une amélioration de la demande intérieure.
    Bank Al-Maghrib a confirmé une croissance limitée à 0,5% au deuxième trimestre. Cela tient surtout à la contraction de 10,9% de la valeur ajoutée agricole en plus d’un ralentissement du rythme du PIB non agricole à 2,1%. Du côté de la demande, cette décélération reflète une accentuation de la contribution négative des exportations et un fléchissement de la consommation privée.
    Côté emploi, le marché du travail a émis des signaux inquiétants.  La situation a été marquée au troisième trimestre par une perte de 73.000 emplois, notamment dans l’agriculture et l’industrie y compris l’artisanat avec une baisse du taux d’activité à 46,7%. Le taux de chômage a reculé à 9,6% contre 10,1% un an auparavant. Il s’agit plus de l’effet du retrait de plusieurs demandeurs d’emplois du marché. Bank Al-Maghrib a revu sa prévision de croissance pour 2016 à la baisse à 1,2% avec un repli de 9,6% de la valeur ajoutée agricole et un ralentissement du PIB non agricole à 2,6%. Selon les projections de la Banque centrale, la croissance devrait s’accélérer à 4,2% en 2017 et à 3,7% en 2018 sous l’hypothèse d’une campagne agricole moyenne pour les deux prochaines années. En parallèle, la composante non agricole devrait également s’accélérer à 3,4% et 3,7% respectivement alimentée par une amélioration des revenus agricoles.
    Par ailleurs, comme nous l’avons déjà annoncé hier sur nos colonnes, le déficit commercial se creuse à nouveau. A fin novembre, il se situe à 166 milliards de dirhams, soit plus de 25,3 milliards qu’à la même période de l’année dernière, malgré la baisse de la facture énergétique (Source: chiffres de l’Office des changes). Sur les onze premiers mois, le déséquilibre de la balance commerciale s’élève à plus de 16% du PIB. A l’export, l’automobile continue de stimuler les exportations. Le secteur a vu ses chiffres augmenter de 8,5% à plus de 49 milliards de dirhams. Cela s’explique par la performance de Renault. En revanche, cette embellie cache une forte croissance des pièces importées qui sont intégrées dans la chaîne de production et qu'il faut faire venir de l’étranger. Par ailleurs, les importations sont stimulées par les biens d’équipement qui ont enregistré une hausse de 25,5% à plus de 106 milliards de dirhams. Ce qui a poussé Bank Al-Maghrib à revoir les prévisions de la balance des opérations courantes. Le déficit en 2016 serait de 2,8% du PIB au lieu de 1,9%.  Le recul des exportations du groupe OCP est aussi à l’origine de cette correction.
    Sur la finance participative, le gouverneur de la Banque centrale annonce des agréments avant la fin de l’année. Il justifie le retard par «des informations complémentaires demandées à certains  établissements ayant sollicité l’autorisation administrative».

    Comment stimuler les crédits

    Pour relancer la demande des crédits, le taux débiteur appliqué par les banques au troisième trimestre  a diminué de 17 points de base à 5,08%. Cette baisse recouvre une diminution de 95 points de base des taux d'intérêts sur les huit derniers trimestres. Dans ces conditions, le rythme du crédit continue de s’améliorer progressivement avec notamment une accélération des prêts aux entreprises. Pour cela, Bank Al-Maghrib ajuste sa prévision à la hausse à 3,5% pour 2016. A moyen terme le rythme devrait s’améliorer à 3,5% en 2017 et 4,5% pour 2016. Pour sa part, le taux de change devrait s’estomper en 2017 et en 2018 en raison de l’accélération prévue de l’inflation des pays partenaires et concurrents.

     

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