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    Economie

    Medays : Après la COP22, place au concret

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:4917 Le 15/12/2016 | Partager
    Marrakech a permis de dresser une feuille de route pour l’Accord de Paris
    116 pays l’ont ratifié, 35 décisions d’application sont déjà entérinées

    Cela fait quelques semaines déjà que les dernières délégations de la COP22 ont quitté Marrakech. Pour autant, la conférence internationale sur le climat n’a pas terminé sa mission, loin de là. «La conférence de Marrakech a été celle de l’action», relève Aziz Mekouar, ambassadeur en charge des négociations multilatérales, qui intervenait dans le cadre de la 9e édition des Medays à Tanger. Pour Mekouar, Marrakech devait préciser la manière dont l’Accord de Paris, entériné lors de l’édition précédente de la COP, devait être mis en application. En effet, un accord international «c’est surtout beaucoup d’ambiguïté», et il fallait bien que les négociateurs et les pays «comprennent mieux» ce qui avait été signé. Ce qui est extraordinaire, c’est que l’entrée en vigueur du document soit intervenue le 4 novembre 2016, alors qu’elle était prévue en 2020. Quelque 116 pays l’ont ratifié. C’est la première fois qu’un accord international entre en vigueur aussi rapidement. 

    L’Accord de Paris avait d’autres aspects attractifs, au-delà des volets techniques de limitation de la température. «Ce qui a été fait en concertation entre la présidence française et marocaine a été remarquable en termes de mobilisation. L’objectif final est de faire ratifier l’accord par la totalité des membres l’ayant signé», précise Abdeladim Lhafi, haut-commissaire pour la COP22. «C’est qu’il y avait péril en la demeure», lance Mekouar. Les dérèglements climatiques sont devenus tellement forts qu’ils ne sont plus limités à des observations scientifiques. Ils sont de plus en plus notables. A titre d’exemple, l’été 2016 a été l’un des plus chauds depuis 1880, ce qui semble avoir aidé dans la mobilisation. 
    La COP22 a eu aussi le mérite de réunir, pour la première fois, la CMA1, c’est-à-dire la première conférence des parties à l’Accord de Paris. La CMA1 devait préciser le fonctionnement de plusieurs mécanismes prévus par le texte. La portée réelle de l’Accord de Paris dépendra largement de ces procédures qui, dans une version ambitieuse, peuvent empiéter sur la souveraineté des États. En tout cas, il n’est pas possible d’improviser des négociations sur des sujets aussi techniques et aussi sensibles. Déjà 35 décisions de différentes natures ont été prises à Marrakech, dans le cadre de l’application de l’Accord de Paris.

    Adaptation vs atténuation

    Il y a quelques années, la thématique environnementale tournait autour de la réduction des émissions de CO2 et des gaz à effets de serre. C’est ce que l’on appelle le concept de l’atténuation. «Mais quel que soit l’effort qui sera fait aujourd’hui, les effets ne seront  ressentis que dans quelques dizaines d’années», avertit Lhafi. Entretemps, l’inertie climatique fera que nous continuerons à observer, de manière fréquente, des événements extrêmes de sécheresse et d’inondation, d’où des efforts d’adaptation à prévoir. 
    Dans le cas de l’atténuation, les pays peuvent travailler sur le remplacement graduel des énergies fossiles par des énergies renouvelables. Pour l’adaptation, les choses sont plus compliquées. Dans le premier cas, les investissements peuvent être rentabilisés, ce qui ouvre la voie aux investissements privés. Dans le cas de l’adaptation, la situation est plus délicate, note Mekouar. Lors de la construction d’une autoroute, par exemple, il faudra prévoir des moyens de protection contre les inondations et les intempéries. Cela suppose un surcoût considérable. 

     

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