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    Culture

    Isabelle Adjani «Je suis une rêveuse»

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4916 Le 14/12/2016 | Partager
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    Le 16e FIFM a rendu hommage à l’actrice française Isabelle Adjani. L’occasion de revenir sur sa prolifique carrière et sur ses rôles emblématiques (Ph. Bziouat)

    L’actrice française, dont le parcours a été salué par le 16e FIFM, a accordé un long entretien aux médias. Une star accessible, qui a pris plaisir à revenir sur sa longue carrière, sur son métier d’actrice, et sur ses films, dont le tout dernier, «Carole Matthieu», qu’elle a elle-même co-produit. Adaptée du roman «Les visages écrasés», l’histoire dénonce les souffrances au travail. En plein dans l’actualité.

    - L’Economiste: Votre dernier film «Carole Matthieu» dénonce le malheur au travail. Un sujet qui fait l’actualité en France...
    - Isabelle Adjani:
    En effet, il résonne avec la grève des postiers contre leurs conditions de travail. Pour le metteur en scène Louis-Jean Petit et moi, il est urgent de parler des problèmes sociaux que nous traversons car ils ne sont pas tous assez mis en avant. Le harcèlement au travail, le burn out, les vagues de suicides dans les entreprises… parfois la fiction permet d’éclairer les esprits, de mieux comprendre une situation. Pour moi, le monde est en train de tomber dans une espèce de démence. Nous choisissons les mauvais leaders. Tout ça me perturbe, c’est comme un coup de massue. Alors, je préfère me réfugier sur un plateau de cinéma.  
    - Quel regard avez-vous sur votre métier d’actrice?
    - Il n’est pas facile d’échapper au fait d’être regardé comme une personnalité plutôt que comme une actrice. Ce n’est pas ma zone de confort, mais je suis toujours heureuse de parler de mon travail. J’adore m’avouer que mes personnages restent en moi. Ils ont changé un peu de mon âme. Je suis devenue actrice pour faire en sorte que certains de mes rêves se réalisent. Quand je joue, je m’immerge dans un monde d’émotions. C’est un échange avec le personnage, avec le public aussi. Si je croyais à la vie antérieure, je pourrais penser que ces rôles avec qui j’ai fait un bout de chemin, c’était moi à un autre temps. Certains rôles seulement car Camille Claudel par exemple ne me ressemble pas, j’avais plus de la compassion pour elle. J’aime prendre soin des autres, ça fait partie de moi. Être actrice est d’ailleurs une façon de faire du bien aux gens, de les rendre heureux.

    - Dans quel état d’esprit êtes-vous venue à Marrakech pour cet hommage?
    - C’était très touchant d’être face à trois metteurs en scène, dont j’adore le travail, venus me dire qu’ils aimeraient travailler avec moi. Il est toujours difficile de mesurer l’amour que l’on peut avoir pour une actrice ou un acteur. D’autant que j’ai toujours privilégié ma vie privée, j’ai parfois arrêté de tourner plusieurs années. Comme je suis une rêveuse, j’aime laisser le temps passer. Si je n’ai jamais eu peur d’être oubliée en disparaissant des écrans, je suis heureuse d’être encore là aujourd’hui, de tourner, et d’avoir le choix d’accepter ou non un rôle. Vous savez, chacun devrait avoir le droit de mener sa vie comme il l’entend. Moi-même, j’adore voyager, partir en sac à dos pour être au plus près de ce que j’aime le plus, le sentiment d’être libre.
    Propos recueillis par Stéphanie JACOB

     

     

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