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    International

    L’Otan insiste sur son rapprochement avec l’UE

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4913 Le 07/12/2016 | Partager
    La coopération renforcée par 40 mesures concrètes
    Des craintes après les propos de Donald Trump
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    Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan et Boris Johnson, ministre des Affaires étrangères britannique. L'Alliance s'est réunie au niveau ministériel mardi 6 décembre à Bruxelles (Ph. AFP)

    Renforcer la coopération entre l'UE et l'Otan, c’est la meilleure façon de dissiper les inquiétudes suscitées en Europe par l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche. C’est ce que recommande le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, en réponse à des questions sur la force des liens transatlantiques. Il a participé, hier mardi, à une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l'Otan, au QG bruxellois de l'Alliance. Au fait, au cours de sa campagne électorale, Trump s’en est pris à l’Otan qu’il a qualifiée «d’obsolète».
    Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a insisté de son côté sur l'importance de préserver «l'unité» entre les Etats-Unis et l'Europe. Le chef de la diplomatie américaine sortante est venu à l'Otan pour la dernière fois rassurer ses alliés sur le maintien des liens transatlantiques après l'arrivée à la Maison Blanche, le 20 janvier 2017, du président élu.
    Kerry et ses 27 homologues de l'Otan devaient approuver mardi une quarantaine de mesures déclinant cette coopération renforcée avec l'UE, dont le principe avait été acté au dernier sommet de l'Otan à Varsovie en juillet. Le spectre couvert est large, allant de la lutte contre la cybercriminalité, le terrorisme, à une meilleure coordination des manoeuvres militaires, en passant par le partage de moyens pour localiser et intercepter les passeurs de migrants en Méditerranée.
    Membres de l'UE, mais pas de l'Otan, la Finlande et la Suède participent à cette réunion en tant que voisins de la Russie, s'estimant plus vulnérables en termes de sécurité et de défense depuis l'annexion par Moscou de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014. C'est à Helsinki que doit officiellement être fondé en 2017 un centre européen d'excellence de lutte contre les «menaces hybrides». Ce futur centre permettra à un réseau européen d'experts de s'informer mutuellement et d'informer les pays membres (de l'UE comme de l'Otan) de nouvelles attaques ou menaces. Les Etats-Unis et l'Allemagne ont récemment accusé la Russie de «cyberattaques et de campagnes de désinformation». Des allégations que le président russe Vladimir Poutine a rejetées.
    La situation en Syrie était au centre des débats de l’Otan. John Kerry a démenti que «Washington ait refusé des discussions avec la Russie sur un plan d'évacuation d'Alep, en Syrie, après que Moscou eut accusé les Américains d'avoir annulé ces discussions prévues à Genève». La diplomatie américaine n'a jamais confirmé cette réunion, mais, en visite à Berlin lundi, John Kerry a évoqué une nouvelle entrevue avec Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, mercredi ou jeudi à Hambourg. Ceci en marge des réunions annuelles de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

     

     

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