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    Comment faire aimer les sciences aux élèves

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4913 Le 07/12/2016 | Partager
    D’abord, remettre en question les stéréotypes
    Les élèves asiatiques en tête de l’enquête PISA de l’OCDE
    Le Maroc dans la prochaine évaluation de 2018
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    Les pays asiatiques dominent toujours le classement de l’enquête PISA de l’OCDE qui évalue la qualité, l’équité et l’efficacité des systèmes scolaires (1). C’est Singapour qui arrive en tête. Les autres pays les plus performants sont le Japon, l’Estonie, la Finlande et le Canada.
    Si la Tunisie, l’Algérie, le Liban, les Emirats arabes unis, la Jordanie et le Qatar sont cités dans le classement, le Maroc n’y figure même pas, mais il va faire partie de la prochaine évaluation de 2018. Les résultats seront connus en 2019 (cf. notre édition N°4706 du 11/02/2016).
    Près de 20% des élèves des pays de l’OCDE, en moyenne, n’atteignent pas le niveau de compétences de base en compréhension de l’écrit. Cette proportion est stable depuis 2009. Plus d’un élève sur quatre à Beijing-Shanghai-Jiangsu-Guangdong (Chine), à Hong Kong (Chine), à Singapour et au Taipei chinois est très performant en mathématiques, ce qui est plus élevé que partout ailleurs.
    L’enquête a principalement porté sur les sciences. Qu’il s’agisse du maintien d’un régime alimentaire sain, des coûts et bénéfices des organismes génétiquement modifiés, de la lutte contre l’impact catastrophique du réchauffement climatique ou encore de la gestion des déchets dans les grandes villes, la science est omniprésente

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    Les garçons sont plus de deux fois plus susceptibles que les filles à s’imaginer ingénieurs, scientifiques ou architectes (des professions de spécialistes des sciences techniques). En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 4,8% des garçons visent une spécialisation en TIC, contre 0,4% seulement des filles. Les professions de spécialistes de la santé (médecin, vétérinaire ou cadre infirmier) tentent près de trois fois plus les filles que les garçons. Ces tendances cadrent bien avec les taux de scolarisation des filières de l’enseignement tertiaire qui s’observent actuellement.

    dans notre vie. Toutefois, les stéréotypes sexistes à propos des scientifiques et des professions scientifiques peuvent décourager certains élèves à s’engager dans cette matière. L’école peut combattre ces stéréotypes et aider les élèves à jeter un autre regard sur la science et ses débouchés, notamment grâce à l’amélioration de l’information sur les orientations professionnelles.
    Près d’1 élève sur 10 dans les pays de l’OCDE et 1 sur 4 à Singapour, obtient des résultats très élevés en sciences. Dans l’OCDE, plus d’un élève sur cinq n’atteint pas le niveau de compétences de base dans cette matière. Seuls le Canada, l’Estonie, la Finlande, Hong Kong (Chine), le Japon, Macao (Chine), Singapour et le Viet Nam comptent au moins neuf élèves de 15 ans sur dix qui maîtrisent les savoirs fondamentaux que chaque élève devrait posséder avant de quitter l’école. L’écart entre les filles et les garçons en sciences a tendance à être moins marqué que celui en compréhension de l’écrit et en mathématiques. Mais, en moyenne, dans 33 pays et économies, la part des élèves les plus performants en sciences est plus élevée chez les garçons que chez les filles.  
    L’OCDE s’est penchée aussi sur l’équité dans l’éducation. Le Canada, le Danemark, l’Estonie, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) atteignent à la fois des normes élevées d’excellence sur un plan général et les objectifs d’équité en ce qui concerne les résultats scolaires. Un certain nombre de pays ont progressé notamment les Etats-Unis. Toutefois, en Australie, en Finlande, en Grèce, en Hongrie, en Nouvelle-Zélande, en République slovaque et en République tchèque, la part des élèves très performants a diminué tandis que celle des élèves peu performants a augmenté. Aussi, les élèves défavorisés sont trois fois plus susceptibles que les élèves plus aisés d’être en difficulté à l’école. Quant aux élèves issus de l’immigration, ils sont plus de deux fois plus susceptibles que les élèves non issus de l’immigration d’avoir des résultats scolaires médiocres.

    Les dépenses

    Si les dépenses par élève dans l’enseignement primaire et secondaire ont augmenté de presque 20% depuis 2006 dans les seuls pays de l’OCDE, seulement 12 des 72 pays et économies ayant participé à l’enquête PISA ont vu leurs résultats en sciences progresser au cours de cette période. Parmi eux figurent des systèmes éducatifs très performants, comme Singapour et Macao (Chine), et des systèmes peu performants, comme le Pérou et la Colombie.

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    (1) Près de 540.000 élèves de 15 ans dans 72 pays et économies ont été soumis aux épreuves de sciences, de compréhension de l’écrit, de mathématiques et de résolution collaborative de problèmes de l’enquête PISA 2015 de l’OCDE.

     

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