×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Competences & rh

    Digital learning : Comment préparer sa stratégie

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4912 Le 06/12/2016 | Partager
    Un dosage approprié entre formation présentielle et e-Learning
    Un contenu adapté aux aptitudes de la population cible et répondant aux objectifs de la structure
    Motivation des apprenants et implication des formateurs internes de l’entreprise
    oussama_esmili_012.jpg

    Pour Oussama Esmili, DG d’IdeoFactory, la motivation des apprenants reste le principal challenge aux promoteurs de tout projet de digitalisation de la formation (Ph. O.E.)

    - L’Economiste: Comment le e-Learning peut-il accompagner un plan de formation d’une entreprise?
    - Oussama Esmili:
    Un plan de formation d’une entreprise se nourrit d’un ensemble d’inputs prenant en compte évidemment les exigences de professionnalisation liées aux postes mais aussi d’évolution des collaborateurs en adéquation avec la stratégie globale de l’entreprise. L’intégration du digital doit pouvoir se faire très en amont de la conception de ce plan. Elle peut être à dose homéopathique et viser simplement à digitaliser les supports de formation dans le cadre de la formation en salle, voire les évaluations de satisfaction. Elle peut aller beaucoup plus loin en questionnant chaque formation de l’entreprise: quelle modalité est la plus pertinente? La salle? Le digital à distance? Un mélange des deux? Nous avons l’habitude de travailler très en amont avec nos clients pour les aider à trouver la bonne formule.

    - Comment réussir un projet de digitalisation de formation?   
    -Il faut d’abord le penser en termes de projet, avec une vraie démarche projet. Pour la phase de mise en œuvre d’un projet digital Learning ou e-learning, l’importance devrait être accordée à deux volets.
    Le premier porte sur le choix du contenu approprié et adapté à la population ciblée. Pour cela il faut faire une analyse préalable en termes d’objectifs pédagogiques et opérationnels de la formation et définir si le contenu doit être conçu spécifiquement ou adapté. Le deuxième élément a trait à l’accompagnement des collaborateurs. Il faut du tutorat et un suivi des apprenants sur la durée.
    Lorsque les projets intègrent la dimension accompagnement des apprenants, nous remarquons que les taux de suivi et de complétude des parcours sont très élevés chez les salariés marocains, qu’ils soient du public ou du privé. La bonne nouvelle est qu’il est possible d’externaliser totalement ce travail, lorsque le département formation de l’entreprise est sous dimensionné pour y faire face. Il faut aussi signaler le rôle important portant sur l’implication effective du service de formation de l’entreprise dans l’élaboration, la mise en œuvre ainsi que le pilotage du projet de digitalisation de son plan de formation.

    - Contrairement à l’entreprise, le e-Learning n’arrive pas encore à percer dans le domaine de l’éducation. Comment expliquer cette situation?
    - Le temps de l’éducation est un temps long, beaucoup plus que celui de la formation continue en entreprise, et dont l’horizon dépasse l’année. Le succès en termes d’engouement et d’ouverture des élèves et des étudiants est quant à lui réel et palpable. C’est peut-être au niveau de l’impact sur les résultats scolaires qu’il est difficile à mesurer. Je note tout de même que depuis 2011, nos élèves ont amélioré leur score dans le classement TIMSS en maths et en sciences.
     
    - Comment expliquer cette amélioration?
    -Il est difficile de savoir s’il s’agit d’un effet imputable même partiellement à une plus grande ouverture sur les nouvelles technologies, au fruit du programme GENIE, par exemple au niveau du département de tutelle ou à une plus grande implication des enseignants. Mais on doit signaler l’importance de l’effet de la généralisation de l’équipement des ménages en ordinateurs et à Internet, celle des étudiants eux-mêmes.
    A cela s’ajoute l’accès quasi gratuit à des bibliothèques mondiales de ressources pédagogiques numériques, ce qui va permettre de contribuer certainement à l’amélioration du niveau général. Cependant, il est regrettable que les éditeurs de manuels scolaires n’aient pas encore clairement franchi le pas pour accompagner le développement de ce créneau.
    Il est dommage qu’en 2016, nous n’ayons pas encore trouvé les incitations suffisantes et le modèle économique approprié pour que le livre numérique favorise la transformation digitale de l’école, comme cela est le cas dans plusieurs pays.

    Réduction des coûts

    Les coûts supportés par les entreprises ont tendance à baisser, souligne le DG  d’IdeoFactory. Cela s’explique notamment  par le basculement général vers des modèles type Saas plutôt que d’acquisition de technologie coûteuse.
    De manière générale, on peut dire qu’une entreprise qui dispose d’un budget formation annuel peut espérer le réduire de moitié en intégrant du digital, estime Oussama. Mais ce n’est pas ce qu’on observe dans la réalité. Les économies générées servent plutôt à faire plus de formations et à toucher davantage de collaborateurs, conclut-il.

    Propos recueillis par
    Noureddine El AISSI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc