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    Formation : La montée en cadence du e-Learning

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4912 Le 06/12/2016 | Partager
    L’éducation et les finances, secteurs pionniers
    D’autres plateformes développées par plusieurs entreprises publiques et privées y compris les banques
    La MAP s’est dotée d’une plateforme unique en Afrique pour les métiers du journalisme
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    L’introduction du mode de formation e-Learning reste encore récente dans  notre administration. La première action a été initiée par le ministère des Finances en 2003. Ces dernières années, et sous l’effet du développement technologique, on assiste à un début d’engouement chez nos entreprises publiques et privées 

    Le développement fulgurant des nouvelles technologies ces dernières décennies a fortement impacté les métiers et les activités au sein de l’entreprise. La formation n’a pas dérogé à cette règle avec une tendance à la digitalisation notamment via le e-Learning qui commence à prendre place dans les plans de formation en interne des entreprises. L’état des lieux et l’évolution de ce secteur au Maroc a fait l’objet d’une rencontre organisée dernièrement à Rabat par IdeoFactory, leader du Digital Learning dans  le marché local ainsi qu’en Algérie. Son directeur général, Oussama Esmili, rappelle que dans le secteur de l’éducation, le premier projet a été lancé à partir de 2006 avec le programme GENIE  suivi de E-Sup au niveau de l’enseignement supérieur. Le déploiement de ces programmes a rencontré des difficultés, ce qui a abouti à des résultats mitigés, selon une source proche du dossier. Cela s’explique notamment par le poids d’une gestion centralisée de ces projets durant les premières années de leur lancement. Mais par la suite, une certaine autonomie au niveau de l’enseignement supérieur, a permis à certaines universités de réaliser des performances en matière de formation à distance, via les MOOC,  comme c’est le cas de l’université Cadi Ayyad de Marrakech.
    Dans le domaine de l’administration, le ministère des Finances reste  pionnier en ayant introduit les premières actions e-Learning au sein de son département depuis 2003, rappelle le DG d’IdeoFactory. C’est le seul département qui dispose d’un service de formation à distance et qui est très proactif depuis des années sur ce volet, ajoute-t-il. En 2010, d’autres administrations vont emboîter le pas au ministère des Finances comme notamment les départements des affaires étrangères, celui de la modernisation du secteur de la fonction publique ainsi que l’administration des douanes et des impôts indirects.
    La tendance s'étend alors à d’autres établissements privés et publics comme Poste Maroc qui lance elle aussi son programme de digitalisation de la formation. «Lancé en 2010, le e-Learning fait aujourd’hui partie intégrante de notre plan de formation», indique un responsable de Barid Al Maghrib. Selon ce dernier, le taux de réalisation des formations avoisine 80% avec près de 4.000 collaborateurs formés et près de 8.000 disposant d’un compte e-Learning. Parmi les facteurs de ce succès, on cite l’implication du top management qui a initié ce projet, mais aussi  l’adhésion du personnel qui s’est vu proposer des formations sur mesure avec une pédagogie appropriée et un suivi post formation. La RAM et la CNSS figurent également parmi les entreprises qui ont intégré le e-Learning dans leur stratégie de formation interne. La première a lancé, il y a deux ans, sa plateforme e-Formation, idem pour la CNSS un an plus tard, signale le DG d’IdeoFactory. Toujours dans le même registre, ce dernier évoque l’expérience particulière initiée par la MAP pour le développement de sa plateforme MAP Academy qui est actuellement opérationnelle. «MAP Academy est aujourd’hui la seule plateforme de Digital Learning dédiée aux métiers du journaliste d’agence en Afrique. Et il y en a même très peu de comparables dans le monde», indique Esmili. Le e-Learning s’étend également au secteur du microcrédit au Maroc avec à son actif une première expérience pilote menée par Al Amana Microfinance. Puis, en 2016, il a été procédé au lancement d’une plateforme e-Learning pour les associations de microcrédit avec du contenu transverse et spécifique visant à la fois les collaborateurs et les clients. Il s’agit d’un important projet piloté par le ministère des Finances et le Centre Mohammed VI de soutien à la microfinance solidaire avec un financement de la Banque mondiale, rappelle Esmili. Ce dernier tient à signaler que le e-Learning est également en phase de généralisation dans le secteur bancaire. La BMCE Bank était le premier établissement qui a introduit, il y a près d’une décennie, ce mode pour développer son système de formation, suivie par la suite par Attijariwafa bank.

    Marché en construction

    EN dépit de ces nombreux projets, le marché reste pour le moment limité avec peu d’opérateurs réellement spécialisés proposant à la fois des contenus, de la technologie et du service autour du Digital Learning comme le conseil stratégique en amont et l’accompagnement des apprenants en aval. Cependant, «le marché national est marqué par l’arrivée de plusieurs offres commerciales essentiellement européennes portées par des entreprises locales dont le cœur de métier n’est pas toujours la formation mais plutôt le conseil ou le recrutement», constate Esmili.

     

     

     

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