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    Enseignement : Azziman met les points sur les i!

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4912 Le 06/12/2016 | Partager
    Pas d’annulation de la gratuité de l’enseignement
    La mesure, mal présentée, a favorisé la confusion chez les citoyens
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    Omar Azziman, président du Conseil supérieur de l’éducation a souligné que «les projets prévus par la Vision 2030 nécessitent de grands budgets que l’Etat, seul, ne peut pas supporter. D’où l’importance d’offrir au gouvernement, dans le cadre de notre mission consultative, des pistes de réflexion pour diversifier les sources de financement (Ph. L’Economiste)

    «Il n’y aura pas d’annulation de la gratuité de l’enseignement public». Omar Azziman a été on ne peut plus clair lors de son passage dans l’émission Confidences de presse, sur la chaîne 2M. Ce sujet a fait couler beaucoup d’encre durant les dernières semaines. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme un «recul dangereux qui risque de saper le droit à l’éducation». Il faut dire que «la présentation de cette question a été mal gérée», comme l’a signalé Abdelmounaïm Dilami, PDG du groupe Eco-Médias. Il a pointé un «problème de communication, dans la mesure où le plus important était de clarifier les choses aux citoyens, directement concernés par ce dossier». Le président du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, a reconnu que «cela pourrait expliquer la tension qui caractérise ce débat». Aujourd’hui, le Conseil a sollicité l’accompagnement d’un bureau d’études, afin de tracer une stratégie de communication autour des principaux axes de la Vision 2030. La tension suscitée par la possibilité d’annulation de la gratuité de l’enseignement a été aussi alimentée par la vacance institutionnelle.
    Le Parlement n’ayant pas encore démarré ses travaux et la composition du gouvernement restant encore inconnue. «Certains considèrent que le Conseil a adressé au gouvernement son avis sur le projet de loi-cadre dans les temps morts», selon Youness Dafkir, rédacteur en chef du quotidien Al Ahdath Al Maghribia. Pour Azziman, «le Conseil a fait son travail, en respectant les délais prévus par la loi, fixés à 2 mois». Il a dit ne pas comprendre la réaction de certains partis, qui se sont élevés contre la «question de la gratuité», au moment où ils se sont référés à la Vision dans leurs programmes électoraux.
    Quoi qu’il en soit, le débat semble aussi être victime d’incompréhension. Azziman a tenu à mettre les points sur les i. Il a d’abord précisé que son Conseil dispose d’un simple pouvoir consultatif. «La mise en place de frais d’inscription, et non pas l’annulation de la gratuité, comme cela a été véhiculé, est une simple proposition. Le gouvernement peut se l’approprier, ou pas», a-t-il expliqué. Pour lui, il s’agit de pistes de réflexion soumises au gouvernement, dans le cadre de l’effort de diversification des sources de financement de l’enseignement public. «Cela ne remet pas en cause le principe d’égalité des chances, qui est au cœur de la nouvelle vision», a insisté le président du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique. Il a rappelé que le document élaboré par cette institution prévoit «qu’aucune personne ne serait privée de l’enseignement pour des raisons économiques».
    Actuellement, «les réformes à mettre en œuvre lors des 15 prochaines années nécessitent de grands financements», a-t-il expliqué. Certes, les pouvoirs publics vont continuer à supporter l’essentiel des charges. Mais il est également «important que d’autres partenaires assurent un effort complémentaire». Outre les parents d’élèves, via des frais d’inscription, il s’agit également des collectivités territoriales, des grands établissements publics ainsi que des opérateurs privés, «dans le cadre de la solidarité nationale», selon Azziman. Il a avancé que «la contribution des parents d’élèves doit être encadrée». Si le gouvernement s’approprie cette formule, «il est important de mener des études pour définir les modalités de mise en œuvre». Une chose est sûre, «les familles qui n’ont pas les moyens seront systématiquement exonérées». Le président du Conseil a rappelé que le gouvernement dispose de l’expérience nécessaire pour assurer l’implémentation de ce système.

    Série d’échecs

    Les différentes tentatives de réforme du système éducatif au Maroc se sont soldées par des échecs. Cela est «dû à plusieurs facteurs, dont essentiellement l’hésitation, l’improvisation et les reculs enregistrés en matière d’application des politiques publiques, en plus de la centralisation de la prise de décision», selon Omar Azziman. Ce qui n’a pas favorisé «la construction sur la base d’un cumul». Aujourd’hui, il estime que «toutes les conditions de la réussite sont réunies». Contrairement aux réformes précédentes, celle-ci «aura un caractère obligatoire en vertu de la loi-cadre». Les prochains ministres de l’Education nationale seront tenus de se conformer à la feuille de route tracée, garantissant ainsi la continuité de la réforme. Parallèlement, «le Conseil va assurer l’accompagnement et le suivi de la mise en œuvre des mesures prévues par la loi-cadre».

     

     

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