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    Economie

    Pêche maritime: L’effet Halieutis se concrétise

    Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4910 Le 02/12/2016 | Partager
    La production nationale atteint 1,36 million de tonnes en 2016
    Les rentrées en devises avoisinent les 21 milliards de DH
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    L’aquaculture est l’un des projets phares du plan Halieutis. S’inscrivant dans un axe de durabilité, elle connaît depuis 2011 un véritable essor. Afin d’encourager les investisseurs, l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture met à  disposition des investisseurs un guichet unique. Des espaces favorables ont aussi été identifiés en Atlantique et en Méditerranée

    La production halieutique nationale est passée de 950.000 tonnes en 2011 à 1,36 million de tonnes en 2016. La hausse concerne également les exportations nationales en produits de la mer, en poids et en valeur. En fait, elles sont passées de 376.000 t en 2011 à 600.000 t en 2014. Avec des rentrées de devises frôlant les deux milliards de dollars, soit près de 20 milliards de DH. Ces chiffres ont été présentés par la Chambre des pêches maritimes de l’Atlantique Centre Agadir (CPMA), lors d’une conférence organisée récemment dans le chef-lieu du Souss afin de mettre en avant l’évolution enregistrée ces dernières années. «Les principaux indicateurs bio-économiques du secteur de la pêche ont connu une nette amélioration depuis 2009, date de l’entrée en vigueur de la stratégie Halieutis», explique Abderrahmane Sarroud, président de la CPMA. Des acquis ont ainsi été réalisés dans le cadre de cette stratégie, notamment l’adaptation des exportations marocaines aux normes internationales et l’augmentation des recettes fiscales. Pour rappel, le secteur a aussi bénéficié dans le cadre du programme Ibhar d’une grande opération de modernisation et de mise à niveau de la flotte côtière et artisanale. Au niveau de la région Atlantique Centre, cela représente un investissement global de 800 millions de DH. Ce qui a généré la création de 4.500 emplois directs et indirects. D’autres actions ont été initiées dont la réalisation des halles aux poissons nouvelle génération, la généralisation de l’utilisation des contenants normalisés et l’organisation des mareyages.
    La pêche artisanale, qui occupe une place de choix dans la dynamique socio-économique du littoral marocain, a, de son côté, bénéficié d’un programme d’aménagement des infrastructures et des sites de pêche. Des mesures ont également été prises contre la pêche non réglementée. Un arsenal juridique a ainsi été promulgué et le système de contrôle des navires par SMS généralisé. L’aquaculture n’est pas en reste. En effet, la stratégie Halieutis lui a accordé une importance capitale à travers la création de l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) qui œuvre à l’identification des sites aquacoles pertinents ainsi que la création d’un guichet unique dédié à l’encadrement et à l’orientation des investisseurs. Un nouvel élan a de même été donné aux industries de transformation des produits de la mer à travers la création de pôles de compétitivité régionaux ainsi que des chantiers navals dont l’activité a connu un essor exponentiel durant ces 5 dernières années. Pour les professionnels du secteur, il est aujourd’hui impératif de préserver ces acquis et de poursuivre la mise en œuvre de la stratégie dans un esprit de coordination et de concertation entre l’administration et la profession. D’autant plus que les perspectives de développement du secteur halieutique sont toujours aussi importantes.

     

     

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