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    Pièces de rechange : Le torchon brûle entre l’Amica et les importateurs

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4908 Le 30/11/2016 | Partager
    Ils contestent les chiffres de la contrefaçon
    Augmentation des frais de contrôle, rallongement des délais

    C’est dans le cadre du lancement du Salon des pièces de rechange automobile «Serv’Auto» qui se tiendra du 1er au 4 décembre à Casablanca, que les professionnels se retrouvent pour la première fois pour diagnostiquer les enjeux structurels qui freinent le développement du marché. Tous contestent en bloc les conclusions de la dernière enquête réalisée par l’Association  marocaine de l’industrie et le commerce de l’automobile (Amica) qui  indiquait que plus de 70% des pièces importées étaient non conformes et provenaient de la contrefaçon. Selon Omar Magoul, directeur du salon, «aucune étude fiable n’a été réalisée dans ce sens». La seule source disponible est celle du Comité national de la propriété industrielle et anti-contrefaçon qui estime entre 20% et 30% la part de la contrefaçon sur le marché de la pièce de rechange. Elle concerne essentiellement des produits importés de Chine dont l’emballage se fait au Maroc.
    « L’Amica est une association qui a toujours réuni les industriels. Mais aujourd’hui, nous sommes dans une divergence d’intérêts», concède Jaafar Abdelaziz, directeur financier d’une société d’importation des pièces de rechange. Selon les acteurs de la pièce de rechange, il existe un conflit d’intérêts au niveau du Centre technique des industries des équipements pour véhicules (Cetiev). «Les normes qui sont mises en place par les laboratoires locaux sont plus exigeantes que les normes européennes», s’étonne la même source. Ce conflit d’intérêts donne naissance à une nouvelle association des importateurs et des distributeurs des pièces de rechange qui verra le jour prochainement. Aujourd’hui le contrôle des pièces de rechange est systématique. Cette vérification est effectuée sur chaque importation contrairement aux normes européennes liées à la réglementation 90 dans laquelle le contrôle n’est pas systématique. Les professionnels soulignent que le Cetiev ne dispose pas des moyens techniques et humains pour accélérer le contrôle. Des délais d’attente s’élèvent à  plus de 60 jours, ce qui entraîne des charges à l’importateur en termes de frais de magasinage, de la location de conteneur. A cela s’ajoutent les frais de contrôle qui  ont grimpé de 5.000 à 40.000 dirhams. Cela alimente le  développement de l’informel notamment celui de la ferraille importée. «Nous acceptons une ferraille qui réutilise les pièces commercialisées sur le marché domestique», insiste Mohamed El Housni, directeur général de la société Copima, spécialisée dans les pièces de rechange.  
    Le marché de rechange recèle un énorme potentiel de développement. Le parc automobile est estimé à plus de 3 millions de véhicules  dont  140.000 véhicules neufs en 2016, en progression de 30%. Seul le marché de l’occasion est estimé à 420.000 transactions. Selon les professionnels, en 2015, le marché des pièces auto a généré un chiffre d’affaires de 11 milliards de dirhams.

    Les trois catégories des pièces de rechange

    Les pièces d’origine distribuées par les concessionnaires automobiles sous leur propre marque.
    Les pièces dites adaptables qui sont d’apparences similaires aux pièces d’origine mais qui ne sont pas fabriquées par des équipements de renom.
    Les pièces de contrefaçon qui sont offertes sous l’emballage de la pièce d’origine pour duper les usagers.

     

     

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