×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Balance commerciale : L’export flambe, mais le déficit s’envole

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4900 Le 17/11/2016 | Partager
    Le trou s’élève à 149,2 milliards de dirhams à fin octobre
    L’import des biens d’équipement est dynamisé par les grands programmes
    Les PME restent à l’écart de cette «reprise» de l’investissement
    balance_commercial_00.jpg

     A fin octobre 2016, la hausse des importations a été multipliée par 7 par rapport à celle des exportations. Le taux de couverture est passé à 55,3% contre 58,5% un an auparavant

    C’est l’un des paradoxes de la balance commerciale. Les principaux postes à l’export -automobile, aéronautique, textile, agriculture et agroalimentaire- marquent une forte progression et parallèlement, le déficit lui, continue de se creuser. A fin octobre, il se situe à 149 milliards, soit près de 21 milliards de plus qu’à la même période de l’année dernière (source: Office des changes). La contraction de la facture énergétique (44,1 milliards de dirhams) ne se ressent pas encore sur le solde de la balance commerciale.  Plus globalement, les secteurs qui performent à l’export sont un peu l’arbre qui cache la forêt: les exportations n’auront augmenté que de 1,5% à fin octobre tandis que les importations progressaient de 7,5%. Valeur sûre de l’offre du Maroc sur les marchés internationaux, l’automobile a vu ses ventes augmenter de 12% (en valeur). Les carnets de commande de Renault à Tanger et ses sous-traitants profitent du regain actuel de la demande sur les marchés européens. Mais derrière cette embellie, se cache aussi une forte croissance des importations de pièces qui rentrent dans la chaîne de production. Le taux d’intégration étant encore assez bas (autour de 38%), chaque véhicule qui sort de l’usine de Tanger nécessite un peu plus de 60% de composants qu’il faut faire venir de l’étranger.

    balance_commercial_1_00.jpg

     Avec plus de 45 milliards de dirhams de chiffre d’affaires à l’export, l’automobile est le premier secteur à l’export. Mais il est aussi celui qui génère le plus d’importations en composants

    Les importations sont stimulées par les biens d’équipement (+23,8%). Cet effort d’investissement est surtout concentré sur les grands programmes -centrales solaires, ligne à grande vitesse de l’ONCF- et l’automobile via les composants des véhicules qui alimentent le site de Renault à Tanger. Les PME seraient moins concernées par ce dynamisme des achats de biens d’équipement, ce que confirment par ailleurs les banquiers (voir interview du président du directoire de Crédit du Maroc en pages 22 & 23). Le dynamisme de l’import est imputable aussi à la flambée des importations alimentaires, notamment le blé dont le Maroc a dû acheter plus que d’habitude en raison de la faiblesse de la dernière campagne. Au total, les importations se sont élevées à 333,7 milliards de dirhams à fin octobre.
    Avec la hausse des importations d’équipement, notamment celles utilisées dans les véhicules, la construction des voitures reste le principal segment qui a tiré le secteur automobile à l’export. A cela s’ajoute l’industrie du câblage. En 2016, la valeur des véhicules exportés à l’étranger s’élève à 24 milliards de dirhams.
    Par ailleurs, malgré une mauvaise saison agricole, le segment de l’agriculture et l’agro-alimentaire résiste en réalisant un chiffre d’affaires global à l’export de plus de 38 milliards de dirhams. Il s’installe en deuxième position juste après celui de l’automobile. En revanche, les expéditions de l’OCP ont enregistré un retrait de 12,8% à 33 milliards de dirhams. Cela s’explique par la baisse des prix des phosphates suite à la faiblesse de la demande. Selon les projections de la banque mondiales, cette tendance baissière des dérivés de phosphates se poursuivra jusqu’en 2020.

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc