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    International

    Election de Trump
    Comment les instituts de sondage se sont plantés

    Par Reda BENOMAR | Edition N°:4896 Le 11/11/2016 | Partager
    Leur crédibilité a pris un sacré coup
    Le «vote secret pour Trump», sous-évalué

    Selon la plupart des instituts de sondage, Hillary Clinton devait devenir, mardi 8 novembre, la première femme présidente des Etats-Unis. Une prédiction balayée par les urnes. Lundi, un sondage national pour la chaîne ABC et le quotidien Washington Post donnait encore quatre points d’avance à la candidate démocrate (47% contre 43%). Mais attention, il faut faire la différence entre sondage national et sondage par Etat. Toutes les projections nationales donnaient Clinton gagnante. Et elles se sont avérés vraies. Clinton est la 4e candidate à la présidence des Etats-Unis à perdre l’élection alors qu’elle a remporté le vote populaire. Donald Trump accède à la Maison-Blanche grâce au nombre de grands électeurs. Selon les chiffres définitifs disponibles mercredi, la candidate démocrate a engrangé 48% des suffrages contre 47% pour son rival républicain, soit 207.638 voix d’écart. Mais l’élection présidentielle américaine se joue dans les swing states, ces Etats-clés susceptibles de basculer d’un camp à l’autre à chaque élection. Les sondages par Etat se basent sur plusieurs facteurs dont ceux «acquis» par un parti. Or, Donald Trump a déjoué les pronostics dans des Etats «démocrates»  tels que la Pennsylvanie, le Wisconsin et le Michigan, entre autres. Son discours a mobilisé les ouvriers blancs dans des Etats désindustrialisés et que tous les sondages accordaient à Clinton. Cette erreur de sondage pourrait s’expliquer par une sous-estimation du vote conservateur, une erreur fréquente observée à travers le monde. Les électeurs qui refusent de dévoiler leur orientation politique à un organisme de sondage sont souvent ceux qui votent pour un parti conservateur. Une partie des intentions de vote pour Trump n’aurait donc pas été prise en compte. Les instituts ont mal appréhendé le «vote secret pour Trump». Ils ont sous-évalué le silence des sondés et donc mal calculé leur marge d’erreur, autre élément essentiel à prendre en compte.

     Ceux qui ont visé juste!

    ■ Michael Moore
    Dans une note de blog, publiée en juillet, le réalisateur de documentaires engagés affirmait, sans hésiter: «Donald J. Trump va remporter l’élection du mois de novembre». Il prévoyait que les régions ouvrières lésées par le libéralisme mondialisé et exaspérées par la classe politique voteraient Trump.  

    ■ L’indice S&P500
    Le comportement de l’indice faisait dire que Trump avait 86% de chances de l’emporter le 31 octobre, alors qu’Hillary Clinton menait encore de six points dans les sondages. A chaque fois que le marché a décliné en automne, c’était un mauvais présage pour le parti au pouvoir et donc pour les démocrates et leur représentante Hillary Clinton. Or, le S&P 500 avait baissé de 2,2% depuis fin juillet.

    ■ Le professeur d’histoire
    Allan Litchman, professeur d’histoire à l’université de Washington, a développé sa méthode des «13 clés» en 1981 et s’en est servi pour prédire les résultats de la course à la Maison-Blanche sans jamais se tromper depuis cette date.  La méthode de Litchman sert à évaluer la force du parti au pouvoir. Il y a 13 affirmations auxquelles il faut répondre par «vrai» ou «faux». Après au moins six «faux» aux affirmations, le parti qui tient la Maison-Blanche est censé perdre.o

     

     

     

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