×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    L’investissement connaîtra une embellie

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4896 Le 11/11/2016 | Partager
    En partie grâce au cofinancement par l'UE
    La croissance économique augmentera à un rythme modéré
    L'état des finances publiques continue à s'améliorer
    investissmenr_europe_096.jpg

    2016 s’achèvera sur le plan économique en beauté. Après une légère baisse en 2017, la croissance en Europe devrait repartir légèrement en 2018. L'inflation devrait remonter de son très faible niveau pour les deux prochaines années. Sur le front du chômage, l'exécutif européen table sur une baisse continue

    La croissance en Europe devrait continuer d'augmenter à un rythme modéré pour les deux prochaines années. Dans ses prévisions de l’automne, la Commission européenne a revu légèrement à la hausse ses projections de croissance pour 2016, mais les a rabaissées pour 2017, mettant en garde contre les incertitudes liées au Brexit. Les progrès enregistrés récemment sur le marché du travail et la hausse de la consommation privée sont contrebalancés par un certain nombre de facteurs qui freinent la croissance et atténuent l'effet des paramètres favorables. Globalement, l'activité est appelée à poursuivre sa progression. Le PIB de l'UE (principal partenaire commercial du Maroc) est plus élevé qu'avant la crise et celui de certains Etats membres s'établit à plus de 10% au-dessus du niveau le plus bas enregistré.
    ■ Une reprise relativement génératrice d'emplois: L'emploi dans la zone euro et l'UE devrait croître de 1,4% cette année (un rythme inédit depuis 2008), malgré la persistance de capacités sous-utilisées sur le marché du travail. La création d'emplois serait tirée par une croissance induite par la demande intérieure, une hausse modérée des salaires, ainsi que par les mesures de politique budgétaire et les réformes structurelles appliquées dans certains Etats membres. La croissance de l'emploi devrait rester relativement solide, malgré un très faible tassement prévu en 2017 et 2018. Même si l'on s'attend à une augmentation plus rapide de la population active cette année en raison d'une hausse des taux de participation et de l'intégration progressive des réfugiés sur le marché du travail, le chômage devrait reculer relativement vite. Les chiffres soutiennent la comparaison avec le niveau record de 12% en 2013, mais restent nettement supérieurs aux 7,5% atteints en 2007.

    ■ L'inflation devrait remonter: Dans la zone euro, elle a été très faible au cours du premier semestre, avec la chute des prix du pétrole, mais est repartie à la hausse au troisième trimestre, l'effet des baisses des prix antérieures ayant commencé à s'estomper. Elle devrait désormais repasser au-dessus de 1%, avec la hausse présumée des prix pétroliers. L'inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatiles de l'énergie et des denrées alimentaires, devrait augmenter progressivement. Ceci dans un contexte marqué par la croissance plus soutenue des salaires et un nouveau resserrement de l'écart de production. Pour la Banque centrale européenne (BCE), un taux d'inflation proche de 2% est l'objectif à atteindre pour la bonne santé de l'économie.

    ■ L'état des finances publiques continue à s'améliorer: Tant le déficit public agrégé que le ratio de la dette publique au PIB devraient continuer à baisser au cours de la période 2017-2018 dans la zone euro. Le déficit public devrait reculer de 1,8% du PIB cette année à 1,5% en 2017 comme en 2018. Ce fléchissement résulte de la diminution des transferts sociaux parallèlement à la baisse du chômage, de la modération salariale dans le secteur public et de la faiblesse des taux d'intérêt, qui allège le service de la dette. Le ratio de la dette au PIB devrait baisser pour passer de 91,6% en 2016 à 89,4% en 2018.

    ■ Une embellie sur l'investissement: Ayant pâti de la hausse timide de la demande et des perspectives de faible croissance, de la réduction de l'endettement des entreprises en cours dans certains Etats membres et d'incertitudes accrues, le climat d'investissement connaît enfin une embellie. Les investissements pourraient repartir à la hausse en 2018. Les projets financés au titre du plan d'investissement pour l'Europe, ainsi que les projets cofinancés au moyen de fonds de l'UE pour la période de programmation 2014-2020, devraient soutenir de plus en plus les investissements privés et publics au fur et à mesure que ceux-ci entrent dans leur phase de mise en oeuvre. Dans l'ensemble, l'investissement devrait, selon les prévisions, croître de 3,3% cette année, de 3,1% en 2017 et de 3,5% en 2018.

    ■ Les risques: Les incertitudes politiques, la croissance en perte de vitesse en dehors de l'UE et la faiblesse des échanges mondiaux pèsent sur les perspectives de croissance. Dans les années à venir, l'économie européenne ne sera plus en mesure de se reposer sur le soutien exceptionnel de facteurs extérieurs tels que la chute des prix du pétrole et la dépréciation monétaire.

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc