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    Evénement

    Les projets verts de l’OCP

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4895 Le 10/11/2016 | Partager
    Mines vertes, efficacité énergétique, Slurry Pipeline, maisons du fermier…
    Les projets de l’industrie pour réduire les effets sur l’environnement
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    Dans la zone verte dédiée à l’innovation, le leader du phosphate et des engrais présente sept projets innovants labellisés «COP22». Ils touchent l’ensemble de la chaîne de valeur de l’exploitation à la transformation en passant par le transport (Ph. Mokhtari)

    ■ Mine verte
    L’option tout environnement de l’OCP ne date pas d’aujourd’hui et concerne toutes les filières du leader mondial du phosphate. Ainsi, la réhabilitation des sols miniers fait partie intégrante de la politique de développement durable du groupe. Chaque planification d’extraction minière intègre une future réhabilitation des terrains concernés. L’objectif est de minimiser l’impact des activités dans les bassins d’exploitation tout en insufflant une dynamique de développement durable dans la région au profit des riverains. Ainsi, l’ancienne mine de Khouribga a été totalement réinvestie grâce au programme «Mine Verte». 3.410 hectares ont été réhabilités avec des câpriers, caroubiers et autres arbres forestiers à faibles besoins en eau à Khouribga. En chiffres, 15 millions de DH de budget annuel sont investis pour le projet «Mine Verte».

    ■ Efficacité énergétique
    De 62 millions de m3 en 2010, les besoins du groupe en ressources hydriques dépasseront à terme les 160 millions m3 annuellement. Grâce à un programme dédié, plus de 60% des besoins industriels en eau du groupe seront désormais satisfaits à partir d’eaux non conventionnelles (eaux usées traitées et eaux dessalées). Côté énergie, OCP a mis en place des mesures d’efficacité énergétique, en développant les capacités de cogénération d’électricité et la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. L’OCP compte réduire son empreinte carbone de 1 million de tonnes en 2025. Le groupe a investi 3,5 milliards de DH dans l’économie d’eau. Au total, 95% de ses besoins énergétiques sont issus de la cogénération et de l’éolien.

    ■ Le Slurry Pipeline, une avancée technologique
    Véritable prouesse technologique et environnementale, le Slurry Pipeline a été lancé en 2014 et relie sur 235 km le site minier de Khouribga à la plateforme de transformation de Jorf Lasfar, ce qui en fait le plus long pipeline de transport du phosphate au monde. Colonne vertébrale de la stratégie industrielle du groupe, le Slurry Pipeline révolutionne le mode de transport du phosphate au Maroc et permet au groupe de relever le défi de la performance industrielle et de répondre durablement à l’enjeu de sécurité alimentaire mondiale face aux changements climatiques.

    ■ Une cité de l’innovation au Sud
    C’est à Foum El Oued à 18 km de Laâyoune, sur 126 ha le long de la façade atlantique que le groupe a implanté la technopole. Elle a pour ambition d’héberger une cité du savoir et de l’innovation et d’accompagner les projets industriels de Phosboucraa par le développement d’un écosystème dynamique et responsable, notamment grâce à 50 ha dédiés à la lagune et aux fermes expérimentales ainsi que la première station d’épuration des eaux usées des régions du Sud. A l’échelle urbaine, Foum El Oued devrait renforcer la relation étroite entre océan et désert, en créant un équilibre entre la valorisation du milieu naturel et la fabrication d’une urbanité forte, basée sur une architecture locale innovante et durable. Enfin, la cité devrait être aussi un levier de développement pour soutenir les économies des régions du Sud, tout en répondant aux spécificités locales.

    ■ Les maisons du fermier
    Ce projet inédit a pour vocation de fédérer et regrouper tous les acteurs du secteur agricole qui partagent la volonté́ de proposer, au sein d’un seul et même lieu, l’ensemble des produits et services dont les petits agriculteurs ont besoin pour développer durablement leur activité́, et ce en couvrant l’ensemble des segments de la chaîne de valeur agricole: des intrants à la mise en relation avec le marché, en passant par les équipements agricoles, la formation et les services financiers. 10 maisons du fermier seront ouvertes dans 10 villes agricoles africaines qui devront au total améliorer la vie d’un million de familles d’agriculteurs. Les deux premières maisons du fermier seront prochainement inaugurées au Maroc et au Nigeria avant de s’étendre à d’autres pays en Afrique de l’Ouest et de l’Est, indiquent les responsables de l’OCP. L’idée est de proposer des solutions aux défis auxquels les agriculteurs africains sont confrontés au quotidien, à savoir: la disponibilité́, l’accessibilité́ et la qualité́ des produits et des équipements, mais aussi l’accès aux financements et à la formation.o
    Badra BERRISSOULE

     

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