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    Energies renouvelables: «Un système d’assurance pour les projets du Sud»

    Par Safall FALL | Edition N°:4893 Le 08/11/2016 | Partager
    Des mécanismes seront examinés lors du Sommet de Marrakech
    Ségolène Royal: «Je passe sereinement le relais de la présidence de la COP»

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    Ségolène Royal, présidente de la COP21, ministre française de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, en charge des Relations internationales sur le climat (Ph. Mokhtari)

    L'Economiste: On parle beaucoup de ces 100 milliards de dollars promis… Sous quelles formes ces capitaux seront-ils mobilisés?
    - Ségolène Royal:
    Il y aura un peu de tout.  De la dette, du don et d’autres solutions de financements alternatifs... Nous avons prévu de mettre en place une sorte de mécanismes de couverture, mais uniquement destinés aux investissements du privé dans les filières des énergies renouvelables. L’objectif est de faciliter l’accès au crédit pour les pays les moins avancés et d’améliorer leur éligibilité à certains programmes de financement durable. Il s’agit aussi d’aider le secteur privé à maîtriser les risques relatifs à certains projets.
    Il est important que les économies les moins développées puissent accéder à de l’énergie, notamment à partir de sources renouvelables, ainsi qu’à l’efficacité énergétique. L’idée est de convertir dans les faits le recul des énergies fossiles.

    - L’énergie sera donc l'un des gros enjeux de ce sommet des pays du Sud…
    - C’est une COP africaine. L’élément le plus important est de réaliser l’application de l’Initiative énergies renouvelables en Afrique et donner de l’énergie et de la lumière au continent. Le Maroc est déjà un bon exemple dans ce sens et peut se positionner en locomotive pour la coalition des pays africains. L’autre enjeu sur le terrain sera de lutter contre les érosions des côtes tout au long du littoral africain. Nous avons identifié 230 projets dans diverses filières allant du solaire à l’éolien, en passant par l’hydro-électrique et la biomasse. Il faut maintenant coaliser les financements public et privé.

    - Vous venez de transférez vos pouvoirs. Quel est votre sentiment?
    - Je passe sereinement le relais de la présidence de la COP. Nous avons réussi jusque-là à faire ratifier l’accord de Paris à une centaine de pays et la dynamique se poursuivra avec la présidence marocaine. Il nous a fallu plusieurs années pour arriver à ce résultat pour le Protocole de Kyoto. Je pense que la prise de conscience globale sur l’urgence climatique est désormais une chose réelle. Toutes les parties ont compris l’importance de cette feuille de route et de sa mise en œuvre. Nous mettrons d’ailleurs en place, en marge de cette COP, des mécanismes de veille sur les décisions et les modalités concrètes qui seront adoptées pour la mise en œuvre de l’accord. Je tiens aussi à la justice climatique qui devrait permettre aux économies les plus défavorisées du monde d’accéder aux énergies vertes.

    Propos recueillis par
    Safall FALL

     

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