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    Développement durable : Les leçons écolos du groupe OCP

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4892 Le 07/11/2016 | Partager
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    Avec la mise en service du slurry pipeline, le phosphate après traitement est transporté à travers le minéroduc vers la plateforme de Jorf Lasfar où la partie destinée à l’export sera filtrée, séchée et granulée, et l’autre valorisée, livrée sous forme de pulpe prête à être utilisée dans les unités de transformation chimique.

    Pari ambitieux! L’OCP compte réduire son empreinte carbone de 1 million de tonnes en 2025. Le groupe a investi 3,5 milliards de DH dans l’économie d’eau. Au total, 95% de ses besoins énergétiques sont issus de la cogénération et de l’éolien.

    Le développement durable est au coeur de la stratégie du groupe OCP. Economie d’eau, gestion des déchets et développement accéléré des énergies renouvelables. Ce sont en substance les axes de cette stratégie. D’où la direction dédiée forte d’une vingtaine de personnes pour que l’ensemble des actions s’inscrivent dans la durabilité. Rien que pour l’économie d’eau, le groupe avait consacré un montant de 4 milliards de DH pour financer des projets de recyclage des eaux usées et de dessalement d’eau de mer. 
    Objectif: ne plus prélever sur la nappe phréatique et participer à l’épuration des eaux usées des villes voisines des sites du groupe. Mais les actions ciblant la sauvegarde de l’environnement ne se limitent pas qu’à ces seuls aspects. Les bonnes pratiques concernent aussi la réduction de l’empreinte carbone et des émanations des poussières dans l’atmosphère. Par ailleurs, l’OCP est le premier acteur national à lancer l’élimination des équipements contenant des produits organiques chlorés (PCB) dans le cadre du programme national soutenu par le Pnud. Largement utilisés avant les années 1980 comme lubrifiants dans les turbines et les pompes, les PCB ont été interdits en 1987.
    Parallèlement, les déchets à valeur énergétique ou minérale sont valorisés en partenariat avec les cimentiers. Le groupe mise aussi sur  la diversification énergétique. Le bouquet retenu combine l’éolien, le solaire et la conversion du biogaz dans ses  stations d’épuration des eaux usées.
    Concrètement, l’ambition  du groupe est d’augmenter la production tout en réduisant l’effet sur l’environnement. Et ce, à travers trois axes fondamentaux: le transport des phosphates, l’économie d’eau et l’efficacité énergétique. Le premier axe s’appuie sur le pipeline principal entre la mine de Khouribga  et la plateforme de transformation de Jorf Lasfar. Avec les pipelines secondaires, le réseau s’étend sur 235 km. Son objectif est de répondre à l’enjeu d’augmentation des capacités (doublement de la capacité de transport minier) et de performance industrielle (notamment maîtrise des coûts logistiques réduits de 90% à horizon 2025). Il permettra la réduction de l’empreinte carbone de près de 1 million de tonnes à l’horizon 2025. Sans oublier l’économie de la ressource hydrique estimée à 3 millions de m3 par an à la même échéance. Dès sa mise en service, le pipeline a permis l’élimination d’un trafic ferroviaire de l’ordre de 14 trains par jour. 
     

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