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Politique

Calais: La «Jungle» démantelée, et après?

Par Walid ROUICHI | Edition N°:4884 Le 26/10/2016 | Partager
7.000 migrants à replacer, 1.250 policiers et gendarmes mobilisés
Bras de fer entre Londres et Paris
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Les associations humanitaires, les hommes politiques, l’opinion publique en France et les pays voisins suivent avec attention l’opération de «nettoyage» du plus grand bidonville d’Europe. La «Jungle de Calais» est composée d’environ 7.000 individus de nationalité afghane, soudanaise, érythréenne, rêvant tous de  rejoindre l’Angleterre. La semaine passée, le tribunal de Lille avait donné le feu vert à l’Etat. Avec les critiques du Front national et des républicains, le ministre de l’Intérieur Bernard Caseneuve se devait de réagir promptement. Le premier jour des opérations, 2.400 individus ont été transportés dans le calme vers un des 280 Camps d’accueil et d’orientation (CAO) répartis dans toute la France. Tout au long de l’opération, 1.250 policiers et gendarmes veilleront au bon déroulement de l’opération. Les mineurs constituent la priorité. Ils sont les plus susceptibles de recevoir l’asile. Le Royaume-Uni est tenu par les Conventions de Dublin d’accepter sur les 1.300 mineurs, plus de 500 justifiant de la présence de leur famille sur son territoire. La France a reproché à plusieurs reprises le peu d’implication de Londres sur le dossier. Les autres devraient être envoyés vers les CAO. Ensuite, 20% des migrants de Calais sont décidés à ne pas faire de demande. Les 80% restants passeront trois mois dans les CAO puis un certain temps dans des centres d’accueil et d’hébergement d’urgence, le temps que l’instruction de la demande d’asile se fasse.  Au final, les migrants déboutés auront un mois pour quitter le territoire français. Soit ils retourneront dans leur pays d’origine, soit l’Etat européen où ils ont été identifiés devra les réadmettre. Mais la plupart des réfugiés disparaissent dans la nature, et ce malgré l’obligation de quitter le territoire. Ces réfugiés sont largement passés par la Libye et l’Italie avant de continuer leur périple. La bonne nouvelle, c’est que l’octroi de l’asile aux migrants de Calais devrait être deux fois supérieur à la moyenne nationale, soit 71% contre 36% traditionnellement. Aujourd’hui, la Commission d’enquête parlementaire, menée par Eric Ciotti, souligne le coût du camp. L’accueil dans les 12.000 CAO représenterait 110 millions d’euros. La présence policière depuis le début coûterait 195 millions d’euros.

 

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