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    Régions

    Oujda: Les taxieurs montent au front

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4870 Le 06/10/2016 | Partager
    Ils protestent contre l’octroi d’agréments à des personnes étrangères à la profession
    Et revendiquent le respect des engagements pris par les autorités
    taxi_oujda_070.jpg

    Les professionnels ont demandé aux services concernés d’ouvrir une enquête sur les procédures d’octroi des agréments (Ph. AK)

    Les taxieurs d’Oujda sont en colère et ils ne le cachent pas. Pour manifester, ils ont bloqué la circulation, le long du boulevard Mohammed V, durant toute la journée du mardi. Le sit-in  d’un millier de taxieurs, avec leurs voitures, a paralysé la circulation en centre ville et a causé du tort à des milliers d’élèves et fonctionnaires qui recourent à ce moyen de transport dans leurs déplacements. Il a aussi congestionné la fluidité de la circulation dans tous les boulevards du centre ville. Et en dépit de l’ampleur de la protestation, les services d’ordre n’ont pas réagi et n’ont pas libéré les espaces squattés. Ce qui a provoqué des altercations entre les usagers du boulevard Mohammed V et les grévistes. Excepté ces échauffourées, le sit-in s’est déroulé dans le calme et les représentants des taxieurs ont été reçus par le wali de la région qui a pris acte de leurs revendications mais qui ne peut annuler l’octroi des derniers agréments, raison principale de la protestation des taxieurs. Les professionnels du transport urbain d’Oujda refusent l’octroi d’agréments à des personnes étrangères à la profession. Ils s’insurgent également contre ce qu’ils qualifient d’économie de rente qui favorise certains chanceux au détriment des vrais taxieurs. D’ailleurs, ils ont expliqué au wali que certaines personnes appartenant à une même famille détiennent plusieurs agréments. Les représentants des cinq syndicats qui ont appelé au sit-in (l’UMT, l’ODPT, la FDT, la CDT et l’UNT) insistent sur le fait que les engagements pris par les autorités chargées de l’octroi des agréments de taxi n’ont pas été respectés». «Lors d’une précédente réunion on avait convenu de limiter ces agréments aux professionnels nécessiteux et de ne pas inonder la ville d’agréments distribués dans d’autres villes. Cela nous a poussés à enclencher une procédure juridique», confie de son côté à L’Economiste Aziz Daoudi, secrétaire local de l’union des professionnels du transport routier.
    L’entrée en service d’une quarantaine d’agréments livrés dernièrement, est la goutte qui a fait déborder le vase, poussant les taxieurs à corser leurs revendications concernant l’annulation d’agréments légués à des bénéficiaires hors Oujda. Les taxieurs avancent comme argument la récession économique et commerciale qui plombe leur activité et pousse plusieurs personnes qui pratiquaient la contrebande à rejoindre le «bataillon» des taxieurs. Un effectif de plus de trois mille taxieurs pour un millier de petits taxis. Un litige social qui accentue les autres problèmes qui se rapportent aux revenus, la cherté des louages des taxis et les agressions dont sont victimes les professionnels.
    De notre correspondant,
    Ali KHARROUBI

     

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