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International

La France recadre le culte musulman

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:4847 Le 31/08/2016 | Partager
Création d’une fondation laïque et d’une association cultuelle
Des financements exclusivement français

A l’issue de sa journée de consultation avec les représentants de la communauté musulmane, de la société civile et des parlementaires, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a finalement présenté son projet de réforme. Celui-ci s’appuie sur deux instances. La première est une fondation laïque qui prendra en charge les programmes culturels, éducatifs et religieux, la deuxième sera sous forme d’association cultuelle indépendante de l’Etat et aura pour objectif de centraliser les financements du culte musulman et la formation théologique des imams qui prêcheront en français. Ces deux structures devront être financées «exclusivement» par des fonds français car ceux venant de l’étranger ont été jugés peu transparents.
Cette réforme repose sur quatre piliers jugés indispensables pour l’Islam en France, à savoir: la gouvernance globale de la religion, le financement de la construction des mosquées, la formation des imams et la représentativité publique des cadres et de l’élite de la communauté islamique.   
 «Cette nouvelle étape présente aujourd'hui un caractère d'urgence et de nécessité particulier» a déclaré le ministre de l’Intérieur. Pour répondre à cette urgence, une équipe de travail devrait être mise en place «dès les jours prochains» pour déterminer les statuts et la composition de cette association cultuelle qui sera dirigée par l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement. Ce dernier sera accompagné de  Tahar Ben Jelloun, lauréat du prix Goncourt en 1987, Ghaleb Bencheikh, le président de la Conférence mondiale des religions pour la paix, de Kamel Kabtane, le recteur de la mosquée de Lyon et de Najoua Arduini -Elatfani, ingénieure d’origine marocaine spécialisée en construction et ex-présidente du «Club XXIe siècle». L’association devrait être opérationnelle d'ici novembre.
Le conseil théologique étudiera également la charte qui sera soumise à tous les imams de France «pour pouvoir avoir un engagement clair de leur part sur le discours qu'ils tiennent dans les mosquées» a déclaré à la presse française, Anouar Kbibech, président de l'institution de dialogue entre le gouvernement et les musulmans de France.
Si le contexte sécuritaire qui règne en ce moment a transformé l’organisation du culte musulman en chantier prioritaire, la France n’en est pas à sa première tentative de réforme. Le gouvernement ne fait que réactiver la fondation pour les œuvres de l’islam créée en 2005 par Dominique de Villepin.  Un projet mort-né à l’issue de désaccords internes entre les fédérations de mosquées des principaux pays d'origine islamique (Algérie, Maroc et Turquie).
Entre-temps, la formation des cadres religieux était prise en charge par les pays étrangers et principalement le Maroc qui avait signé un accord en 2015 pour former des imams français.

 

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