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International

Libre-échange UE/Etats-Unis
La France va demander l’arrêt des négociations

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4847 Le 31/08/2016 | Partager
Paris critique l’intransigeance américaine
Les Allemands haussent le ton aussi
La Commission européenne tente de calmer le jeu
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La possibilité d'un accord sur le TTIP s'éloigne encore un peu plus. Après les accusations d'échec clamées par le vice-chancelier allemand et ministre de l'économie, Sigmar Gabriel, c’est autour de la France de réagir. «Les discussions en ce moment-même sur le traité entre l'Europe et les Etats-Unis ne pourront pas aboutir à un accord d'ici la fin de l'année», a déclaré le président François Hollande devant la conférence des ambassadeurs à l'Elysée. Son pays ne voulait pas «cultiv er l'illusion d'un accord sur le traité transatlantique (TTIP ou Tafta) entre l'Europe et les Etats-Unis avant la fin de l'année et la fin du mandat du président Barack Obama».
Un peu plus tôt, le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Matthias Fekl, avait annoncé qu'il demanderait à la Commission européenne d'arrêter les négociations. Et pour cause, elles «souffraient d'un déséquilibre en faveur des positions américaines». Pour cela, il faut un coup d'arrêt clair et définitif à ces négociations pour repartir sur de bonnes bases, a encore argumenté Fekl. Paris exprimera cette position en septembre, lors d'une réunion des ministres chargés du commerce extérieur à Bratislava. «C'est une très bonne chose», a immédiatement réagi l'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg, candidat à la présidence en 2017.
Alors que le président américain Barack Obama espère officiellement les conclure avant la fin de son mandat, tout laisse entendre que la question sera réglée par son successeur à la Maison blanche, début 2017. Les deux principaux candidats à la présidence, la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump, ont déjà tous deux sévèrement critiqué le TTIP.
Le traité est de plus en plus contesté au sein même des gouvernements européens. En effet, le vice-chancelier allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a estimé que les discussions avec les Etats-Unis avaient de facto échoué car les Européens ne devaient pas céder aux exigences de Washington. En réaction aux critiques, le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, a assuré que «la Commission européenne fait des progrès dans les négociations en cours sur le TTIP». Si les conditions sont remplies, elle sera prête à boucler l'accord à la fin de l'année.

Le TTIP, un thème électoral!

Le TTIP pourrait devenir l'un des thèmes de la campagne en vue des élections aux Etats-Unis, en France et en Allemagne. Négocié dans le plus grand secret depuis mi-2013 par le gouvernement américain et la Commission européenne, l'accord TTIP (Transatlantic Trade Investment Partnership, également connu sous un autre acronyme anglais, Tafta), vise à supprimer les barrières commerciales et règlementaires de part et d'autre de l'Atlantique pour créer une vaste zone de libre-échange censée doper l'activité économique. Mais il tarde depuis plusieurs mois, notamment en raison de vives critiques d'ONG altermondialistes ou environnementales, qui craignent qu'il ne conduise à une déréglementation généralisée au profit des grandes entreprises. Le Maroc devra se montrer attentif au sujet des nouveautés réglementaires, d’autant plus que les effets collatéraux sur les pays tiers seront inévitables.

 

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