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International

Piketty contesté par un économiste du FMI

Par Hannibal WATCHI | Edition N°:4841 Le 23/08/2016 | Partager
Les théories du Français sur les inégalités auraient négligé certains faits

Le best-seller de Thomas Piketty, «Le Capital au XXIème siècle (Seuil, 2013)», a suscité beaucoup d’éloges, mais aussi, de nombreuses critiques depuis sa parution. En effet, tous les deux à trois mois, depuis sa date de parution, un nouvel article tente de démonter les arguments développés par l’économiste français. Cette fois-ci, c’est Carlos Goes, économiste du Fonds monétaire international (FMI), qui a sonné la charge. Relayée par le magazine français Challenges, son étude s’est portée sur la théorie de Piketty, selon laquelle les inégalités de revenus tendent à augmenter quand les revenus du capital (rentes foncières, loyers, dividendes…) progressent plus vite que la croissance (voir l’article du Monde du 1 août 2016). Pour le vérifier, l’économiste du FMI a passé en revue trente ans de données dans dix-neuf pays industrialisés.
Selon lui, dans plus de 75% des pays observés, une hausse des revenus du capital supérieure de 1% à la croissance économique ne se traduit pas, à court terme, par une hausse de la part détenue par les plus riches, mais plutôt par sa baisse. Piketty aurait négligé certains faits, souligne-t-il. A l’exemple de l’augmentation du taux d’épargne, qui peut contrebalancer celle de la part du capital.
Bien qu’il salue la richesse des données du livre de l’économiste français, Carlos Goes tranche: «Je ne trouve aucune preuve empirique attestant que la dynamique se produit dans le sens évoqué par Piketty». Avant d’enfoncer le clou peu après: «En réalité, il n’y a guère plus qu’une apparence de corrélation que le lecteur peut admirer à l’œil nu sur des graphiques présentant des moyennes très agrégées, sur plusieurs décennies».
D’après le journal Le Figaro, deux autres économistes cités par Goes, Krussel et Smith, avaient déjà dénoncé l’emploi d’une théorie erronée des comportements d’épargne sur laquelle Piketty s’était fondé pour établir sa «loi». En clair, le Français estimerait que les consommateurs veulent toujours conserver le même niveau d’épargne, un pré requis qui contribuera  à orienter ses résultats dans le sens qui lui convient. Or, les travaux les plus récents démontrent une autre réalité: les agents économiques sont plus enclins à rogner sur leurs économies pour conserver leur train de vie en temps de crise. Cependant, l’auteur du livre «Le capital au XXIème siècle» n’aurait pas tout faux, avance le chercheur du FMI. En effet, il admet que si les théories développées par Thomas Piketty ne se vérifient pas dans l’échantillon qu’il a étudié, elles sont peut-être vraies sur le long terme.

 

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