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    Le RNI veut recentrer le débat politique

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4836 Le 16/08/2016 | Partager
    L’individualisation des confrontations risque de renforcer la méfiance des électeurs
    Mises en garde contre les conséquences du «voyeurisme et du dénigrement»
    Le parti va capitaliser sur «les réalisations de ses ministres»

    A moins de deux mois des élections, les partis démarrent leurs premiers tours de piste. Loin de présenter des idées innovantes pour booster davantage la machine de production et favoriser un meilleur taux de croissance, le débat reste centré sur des polémiques politiciennes, axées sur des personnes plus que sur des problématiques concrètes. Le RNI a fait les frais de cette logique. Salaheddine Mezouar, président du parti de la colombe, ou encore Mohamed Boussaid, membre du bureau politique et ministre des Finances, ont fait l’objet de plusieurs attaques durant les derniers mois. Les dirigeants de cette formation déplorent des «attaques centrées sur des thématiques hors du champ d’action politique et gouvernementale». Pour le député RNI Hassan Benomar, «les élections ne peuvent être le prétexte pour tomber dans l’invective, la calomnie et l’injure». Il a mis en garde contre les conséquences de ces «manœuvres», en estimant que «cela risque de contribuer au renforcement de la méfiance des citoyens vis-à-vis de la politique». Il a plaidé pour la mise en place de «règles déontologiques», qui déterminent les limites des relations entre les différents intervenants. «Oui à la liberté d’expression, non au voyeurisme et au dénigrement», a-t-il martelé.
    Aujourd’hui, plusieurs formations politiques, notamment celles de l’opposition, avancent que le Maroc risque de subir les conséquences de la primauté du débat politicien. «Si l’individualisation du débat prend le pas sur les questions prioritaires, qui intéressent directement les citoyens, ces derniers risquent de déserter les bureaux de vote», a estimé le président de la Commission des infrastructures de la Chambre des représentants.

    Les dirigeants du RNI sont conscients que «les attentes

    ne portent plus sur la nécessité d’être au chevet des finances publiques,

    mais plutôt sur la pertinence du modèle économique»

    L’entrée du RNI au gouvernement Benkirane II, avait permis de débloquer la situation après que l’Istiqlal ait claqué la porte de la majorité. Mais c’est surtout sur le terrain de la redynamisation économique qu’il était très attendu. Pour l’état major du parti de la Colombe, «tous les engagements pris à ce jour ont été respectés». Les dirigeants de cette formation vont mettre en avant les réalisations de leurs ministres lors de la prochaine campagne électorale. S’ils ne cachent pas leur «fierté du bilan dans les domaines de l’industrie, du commerce, de l’artisanat…», ils avancent que le parti «aspire à plus». Mais cela «ne signifie pas que nous nous désolidarisons vis-à-vis de nos partenaires», selon Benomar. Pour se démarquer, le RNI mise sur la redynamisation économique. Surtout qu’aujourd’hui, «les attentes ne portent plus sur la nécessité d’être au chevet des finances publiques, mais plutôt sur la pertinence du modèle économique pour booster la croissance», selon les déclarations des dirigeants du parti lors d’une rencontre avec les hommes d’affaires, au mois de ramadan dernier (cf.www.leconomiste.com).

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