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Analyse

Casablanca-Settat
Une étude pour recenser un patrimoine insoupçonné

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4836 Le 16/08/2016 | Partager
Les forêts ne représentent que 6% du territoire
Mais elles recèlent une grande diversité en espèces et variétés végétales
Sites d'intérêt biologique, arboretums, oueds… le potentiel naturel de la région
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La répartition géographique des forêts par territoire provincial révèle des écarts importants en termes de taux de boisement. Ce taux, qui est de l’ordre de 21% dans la province de Benslimane, descend entre 3,5 et 4% dans les autres provinces de la région Casa-Settat  (Source: Dreflcd)

La région Casablanca-Settat veut répertorier son patrimoine naturel. La SDL Casa-Patrimoine s’apprête à lancer, en partenariat avec  la délégation régionale des Eaux et forêts (Dreflcd), une étude en vue de dresser un diagnostic exhaustif du patrimoine naturel régional. Objectif: cerner les vraies potentialités, détecter les contraintes et proposer des projets d'envergure pour valoriser ce patrimoine insoupçonné. Outre la promotion du patrimoine culturel, matériel et immatériel, la SDL, créée en 2014, intègre une autre dimension liée à la préservation des ressources naturelles. Son champ d’actions couvre aujourd’hui la région, du moins sur le volet lié à la protection du patrimoine naturel. Le lancement de cette étude intervient d’ailleurs à la veille de la COP22, que le Maroc s’apprête à accueillir dans quelques semaines.
«Le patrimoine forestier de la région, qui s’étend sur une superficie de l’ordre de 117.000 hectares, représente à peine 6% de son territoire», tient à préciser Rabhi Amar, directeur régional des Eaux et Forêts et de la lutte contre la désertification (Centre). Toutefois, l’évaluation de la richesse écologique du patrimoine ne peut être limitée à ce critère. En effet, la faible étendue des peuplements forestiers est largement compensée par leur diversité en espèces, signale Rabhi Amar.
Selon les données des Eaux et Forêts, le patrimoine forestier de la région est dominé par les écosystèmes naturels de thuya à 16%, chêne-liège à 13%, de leur mélange à 8%, chêne vert à 2,5% et de matorral à composition diversifiée et de formations littorales à juniperaies rouges et à ammophilaies pour 14,5%. S’y ajoutent des périmètres de reboisement à hauteur de 46%. Dans ces forêts, la faune est constituée essentiellement de sangliers, chacals, renards, lynx, porcs-épics et de gazelles dorcas…
Le décryptage de la répartition géographique des peuplements forestiers par territoire provincial révèle des écarts importants en termes de taux de boisement. «Ce taux est de l’ordre de 21% dans la province de Benslimane pour descendre entre 3,5 et 4% dans les autres provinces», explique le directeur régional des Eaux et Forêts. La biodiversité de la région se traduit par l’existence d’un réseau d’aires protégées étendu sur 54.000 hectares et constitué de 7 sites d'intérêt biologique (SIBE), dont 3 répertoriés à partir de 2005 en tant que zones humides d’importance internationale. Les 4 autres SIBE se situent sur le littoral atlantique et en zone terrestre continentale. «Parmi elles, 3 SIBE recèlent une diversité floristique, faunistique et paysagère exceptionnelle et sont priorisés par le Plan national des aires protégées», poursuit Rabhi Amar, qui est aussi ingénieur en chef des Eaux et Forêts. Il s’agit du barrage Al Massira, Oued Cherrat et le complexe lagunaire de Sidi Moussa à Oualidia.  Autre spécificité, et non des moindres, est marquée par l’intérêt des boisements forestiers associés à la végétation sur la frange maritime atlantique permettant la stabilisation des formations dunaires de Casablanca, Bir Jdid, de Chtouka, Azemmour, El Jadida et Oualidia.
La région abrite en plus 4 sites (sur 40 au niveau national) de conservation de plus de 320 espèces exotiques plantées depuis les années 1940. Ces arboretums (parc planté de nombreuses espèces d'arbres) sont installés dans les provinces de Benslimane  (Oued Cherrat), Settat (Koudiat El Rhaba) et El Jadida (El Kantour).
A signaler que ces écosystèmes forestiers offrent des potentialités cynégétiques (liées à la chasse) non négligeables. C’est ainsi que dans la région de Casablanca-Settat, la chasse est organisée dans le cadre de 89 amodiations de droit de chasse totalisant une superficie de l’ordre de 210.000 hectares.
La région a enregistré le développement de sociétés de chasse touristique autour de 12 lots cynégétiques, qui contribuent à la promotion de l’écotourisme, la création d’emploi rural et le repeuplement des territoires de chasse en espèces de gibier.
Le perdreau reste le gibier le plus prisé dans le territoire de la région Casa-Settat.
La chasse au vol par le faucon pèlerin est le mode de chasse le plus répandu notamment au niveau d’El Jadida.

3 unités biogéographiques

Le patrimoine forestier de la région de Casablanca-Settat est structuré autour de 3 grandes unités biogéographiques homogènes:
Plateau central: Il représente plus de 65% du patrimoine forestier et comprend les massifs forestiers domaniaux les plus importants : Aachach (province de Settat) et M’Dakra, Salmna, Tifsassine, Khatouat, Aïn Lkhil, Benslimane (province de Benslimane). Cette vaste zone est traversée par 3 oueds (Cherrat, N’Fifikh et El Maleh). La zone compte également 2 sites d’intérêt biologique et écologique (Cherrat et Khatouat).
Plaine atlantique de Doukkala dominée exclusivement par les anciens Grands ensembles d’interventions (GEI) de reboisement réalisés sur des terrains relevant de différents statuts fonciers dans les provinces d’El Jadida et de Sidi Bennour. Cette unité se démarque par l’importance des aires protégées, notamment le site Ramsar du complexe lagunaire de Sidi Moussa-Oualidia (10.000 hectares), et les SIBE de la baie d’El Haouzia, les falaises de Jorf Lasfar.
La zone côtière Mohammedia-Casablanca, Bas Chaouia, Skhour Rhamna et El Brouj: Elle correspond quasi-exclusivement aux grands périmètres de reboisement de Bouskoura-Médiouna, Chellalat, N’fifikh, Dahra, Touiza, Settat, Boulaouane, Mimosa…et associe les zones humides Ramsar du barrage Al Massira et l’embouchure d’oued El Mellah à Mohammedia ainsi que le bassin versant de Chaouia.

 

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