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    International

    Migrations: La Turquie sous pression!

    Par Jazia EL HAMMARI | Edition N°:4829 Le 05/08/2016 | Partager
    L’accord visant à réduire les flux menacé
    La Grèce veut un «plan B»
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     La question migratoire partage à nouveau la Turquie et l’Union Européenne (Ph. AFP)

    Critiqué et blâmé suite aux purges incessantes qu’il a menées, le président turc Recep Tayyip Erdogan se trouve à nouveau face à un débat houleux. La question migratoire, après les récents évènements qu’a connus la Turquie, est remise sur la table dans un contexte de déchirement entre l’Europe et Ankara. Une situation nourrie par une Europe incriminant les purges du président turc qui accuse pour sa part l’Occident de «soutenir le terrorisme et de se ranger aux côtés des putschistes».
    L’Europe avait conclu un accord le 20 mars 2016 avec la Turquie pour la gestion de la crise migratoire. Accord qui avait été marginalisé en raison du «Brexit». Ainsi, le ministre grec chargé de l’immigration Yannis Mouzalas, craignant que la Turquie n’honore pas son engagement, a annoncé mercredi dernier qu’il fallait s’orienter vers un «plan B». En tenant compte en premier lieu de la menace qui pèse sur l’accord entre l’Union européenne et Ankara. Cet accord projetait d’user de tous les moyens pour dissuader les départs des migrants vers la Grèce, le but étant de réduire le flux migratoire vers cette destination, porte d’entrée de l’Europe. Mais aujourd’hui, il est une tout autre histoire car Erdogan exige une suppression des visas afin de faciliter les départs des demandeurs d’asile.
    En réponse à cette polémique, l’Europe reste formelle: elle ne veut pas de plan B et estime que l’accord doit être respecté. Même si un réexamen pourrait être envisagé au vu de la situation actuelle. L’accord suppose l’existence d’un Etat de droit de tous les côtés. Ankara dit se conformer et tenir ses engagements face à la lutte des réseaux de passeurs clandestins. Mais un autre angle prescrit dans cet accord ne semble pas faire l’unanimité et Erdogan n’en remplit pas les objectifs. Il était décidé initialement que la Grèce renvoie en Turquie tous les réfugiés, sans exception, qui auraient réussi à passer, entre autres les migrants syriens. Et en retour l’Europe se portait garante d’accueillir les syriens passés de manière officielle. Pourtant, seuls quelque 500 migrants ont pris le chemin du retour vers la Turquie et près de 900 syriens ont regagné l’Europe. Ce qui pourrait être expliqué notamment par la chute du nombre de migrants arrivant sur le territoire depuis la date de signature de l’accord.

     

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