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    International

    Production record de blé

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4829 Le 05/08/2016 | Partager
    Elle devrait atteindre 735 millions de tonnes, selon le CIC
    Année catastrophique en France
    Les prix internationaux au plus bas
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    Suite aux augmentations attendues pour le blé et le maïs, les projections de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2016/2017 font état de 20 millions de tonnes de plus à 2.046 millions. Du côté de la consommation, il faut s’attendre à un nouveau pic de 2.029 millions de tonnes

    Les prix mondiaux du blé amorcent une tendance à la baisse. En cause, la belle moisson qui se dessine pour la prochaine campagne céréalière. Le Conseil international des céréales (CIC), basé à Londres, vient ainsi de prévoir une récolte mondiale de 735 millions de tonnes. C’est pratiquement au même niveau que celle, record, de l'été 2015. Aux Etats-Unis, au Canada, en Ukraine ou en Russie, la récolte se passe exceptionnellement bien. Mais pas en France (voir encadré).
    L'année dernière, plusieurs facteurs exceptionnels avaient poussé à la hausse de la demande de blé. Sur la liste figurent la sécheresse en Afrique de l'Est, la hausse des importations de céréales fourragères en Asie du Sud-Est et en Chine après des changements de politiques agricoles. Il pourrait ne pas en être de même cette année, «même si la demande reste vigoureuse en Egypte, Algérie, Arabie saoudite ou au Maroc», selon les analystes des marchés cités par AFP.  Chez nous, une faible récolte céréalière est attendue cette année, d’après le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime. Les prévisions de production des trois principales céréales au titre de la campagne agricole 2015-2016 sont estimées à 33,5 millions de quintaux. C’est en recul de 70% par rapport à la campagne précédente, laquelle a enregistré un record de production ayant atteint 115 millions de quintaux. Dans le détail, la récolte prévisionnelle de blé tendre est estimée à 18,6 millions de quintaux, suivie du blé dur avec 8,7 millions de quintaux puis de l'orge avec 6,2 millions de quintaux.
    Les nouvelles projections du CIC pour la campagne 2016/2017 sont globalement bonnes. Suite aux augmentations annoncées principalement pour le blé et le maïs, les prévisions de production mondiale toutes céréales confondues (blé et céréales secondaires) en 2016/2017 font état de 20 millions de tonnes de plus, à 2.046 millions, une hausse de 2% d’une année sur l’autre. Dans le cas du blé, l’essentiel de la hausse concerne la CEI (la Communauté des États indépendants) et les Etats-Unis. Mais le chiffre est réduit pour l’UE, où les experts ont constaté de plus en plus de signes d’une détérioration des rendements et de la qualité suite à des pluies inopportunes. De meilleures perspectives de récolte aux Etats-Unis expliquent l’essentiel du changement pour le maïs.
    L’accroissement des disponibilités de céréales d’un mois sur l’autre est absorbé par la hausse de l’utilisation dans l’alimentation animale. Ce qui hisse le total de la consommation à un nouveau pic de 2.029 millions de tonnes. Néanmoins, les prévisions de stocks portent sur 6 millions de tonnes, à 488 millions. De même le volume des échanges devrait s’améliorer de 5 millions de tonnes pour le blé et le maïs.

    Cas de la France

    En France, les dégâts liés aux pluies d’été placent les céréaliers dans une situation catastrophique. Mais l'impact sur le marché mondial reste limité. Bien qu'étant un producteur important, l’Hexagone ne représente que 5% de la production mondiale de blé et 10% des échanges. Selon le principal syndicat agricole français, la FNSEA, la récolte de blé pourrait être en baisse d'un quart par rapport à 2015 (à 30 millions de tonnes). Il s'agirait de la plus faible production depuis 13 ans, «un phénomène qui affecte la santé financière des exploitations céréalières et va réduire les capacités exportatrices du pays». Pour sa part, le cabinet de conseil ODA (Offre et demande agricole) estime la récolte française de blé tendre à 28,2 millions de tonnes (soit 2,2 millions de tonnes de moins que l’estimation avancée la semaine dernière). L’impact sur la balance commerciale française devrait atteindre 3 milliards d’euros.

     

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