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    Casablanca à l’abri des inondations dès 2017?

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4828 Le 04/08/2016 | Partager
    Le projet de détournement de l’oued Bouskoura avance à plus de 70%
    Le tunnelier poursuit les excavations démarrées en juin 2015
    Budget global: 855 millions de DH
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    L’excavation du tunnel est effectuée par la méthode du TBM (Tunnel Boring Machine) avec un revêtement de type voussoir à l’intérieur de la galerie souterraine. Le tunnelier, qui doit tourner 24h/24, devra parcourir une distance de près de 5,2 km sous terre (Ph. Casa-Aménagement)

    Plus que quelques mois avant la mise en service du plus gros système anti-inondation jamais réalisé à Casablanca. Il s’agit aussi de l’un des plus importants projets d’infrastructure actuellement en cours à Casablanca. Une enveloppe de 855 millions de DH y est dédiée, dont 55 millions consacrés aux études.
    Les travaux sur le super-collecteur ouest (SCO), lancés en mars 2014, en sont aujourd’hui à plus de 70% de taux de réalisation, selon une source à Casa-Aménagement, maître d’ouvrage délégué. Sur le terrain, l’ouvrage de protection de la ville contre les crues avance suivant le calendrier initial. La livraison est donc prévue au bout de 36 mois, soit en mars 2017, est-il indiqué.
    Ce chantier, qui fait partie des projets structurants de la métropole, vise à doter Casablanca d’un ouvrage souterrain permettant la canalisation des eaux de l’oued Bouskoura et leur rejet direct vers la mer.
    C’est l’entreprise turque Makyol qui assure les travaux d’exécution de cet ouvrage, après le retrait du partenaire marocain EMT (filiale du groupe Alliances). Aujourd’hui, l’essentiel du chantier est sous terre. L’excavation du tunnel est effectuée par la méthode du TBM (Tunnel Boring Machine) avec un revêtement de type voussoir. Les travaux sur la galerie souterraine, démarrés en juin 2015, se poursuivent à un rythme soutenu, selon la même source auprès de la SDL en charge des travaux d’infrastructure à Casablanca. Le tunnelier, un monstre souterrain qui s’allonge au fur et à mesure que les travaux avancent, a coûté à lui seul pas moins de 100 millions de DH. Il s’agit en fait d’une machine sophistiquée qui nécessite un savoir-faire et une expertise bien particuliers. Le tunnelier, qui doit tourner 24h/24 (avec des équipes qui se relayent jour et nuit), devra parcourir une distance de près de 5,2 km sous terre (dont 800 m de nappe phréatique) à des niveaux variant entre 12 et 40 m de profondeur, avant de ressurgir non loin du rond-point Azbane à Lissasfa.
    Pour détourner les crues, les études ont retenu, rappelons-le, l’option consistant à prolonger le cours d’eau en tunnel souterrain à travers la ville pour l’évacuer au niveau de la corniche. Le projet comporte deux tronçons distincts. A l’amont de la route d’El Jadida se situe le 1er tronçon en canal à ciel ouvert d’environ 3 km, à pentes et sections variables pour s’adapter au mieux à la morphologie du lit naturel de l’oued. À partir de la route d’El Jadida et jusqu’à son débouché en mer, l’ouvrage est décliné en galerie souterraine et en tranchée remblayée de 6,2 km environ et de 5,5 m de diamètre avec un débit 140 m3/s.
    Cet ouvrage est censé protéger Casablanca, construite sur l’ancien lit de l’oued Bouskoura et parfois inondée lors de fortes crues de ce cours d’eau. D’ailleurs, le 30 novembre 2010, date de la dernière crue de l’oued, des dégâts considérables ont été enregistrés le long du parcours originel de l’oued.
    A partir de l’année prochaine, la ville sera donc à l’abri de ce type de catastrophes naturelles.

    Un chantier en 3 phases

    Le super-collecteur ouest se décline en trois parties. Le «lot 1» est un canal à ciel ouvert d’un linéaire total de 3 km, en amont du projet. Il est destiné à recueillir les eaux de l’oued Bouskoura en cas de crue, pour les diriger vers la 2e partie ou le «lot 2». Il s’agit d’un tunnel souterrain (5,2 km environ) d’un diamètre de 5,5 m (pour un débit de 140 m3/seconde). Quant au «lot 3», il est constitué d’une tranchée remblayée et des dalots (1 km environ) qui permettront de déverser les eaux directement en mer (à quelques mètres du Morocco Mall).
    Le coût de l’ouvrage est financé à hauteur de 40% par l’Etat. Le reste est assuré par la CUC (150 millions de DH), la région du Grand Casablanca (100 millions), l’OCP (80 millions), l’AUDA (50 millions) et l’Agence du bassin hydraulique (10 millions).

     

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