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    Evénement

    FMI: Il faut accélérer le train des réformes!

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4827 Le 03/08/2016 | Partager
    Ce sera nécessaire pour élever le potentiel de croissance
    Education, marché du travail, fiscalité, environnement des affaires,…
    «La flexibilité du régime de change est un enjeu à moyen terme»
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    La croissance marocaine a faibli ces dernières années et surtout elle est de moins bonne qualité. Les créations d'emplois ont chuté à 33.000 en 2015. Plus globalement, le Maroc reste très dépendant de quelques économies européennes et du pétrole

    Contractée en 2012, l’année du dérapage budgétaire (déficit de 7,3%), la ligne de précaution et de liquidité (LPL) a été renouvelée pour la deuxième fois en juillet dernier. Le montant de cette nouvelle assurance contre les risques extérieurs s’élève à 3,5 milliards de dollars. Il est moins important que les lignes de 2012 et 2014. Pour Nicolas Blancher, chef de mission au département Moyen-Orient et Asie centrale au FMI, qui intervenait en visio-conférence depuis Washington, c’est entre autres, parce que «l’économie marocaine est plus résistante». Mais les défis restent significatifs. La volatilité de la croissance et son faible contenu en emploi sont préoccupants. L’Education, le marché du travail, la fiscalité, l’environnement des affaires… sont autant de chantiers sur lesquels il faudra accélérer le train des réformes pour élever le potentiel de croissance.

    ■ Sans réformes, la croissance ne décollera pas
    La croissance projetée pour le Maroc sera de 1,8% en 2016. Les prévisions du FMI rejoignent celles de Bank Al-Maghrib ou encore du HCP. Certes la conjoncture régionale et mondiale est peu favorable, mais pour une économie en développement, ce rythme d’évolution de l’activité reste insuffisant. Surtout, la qualité de la croissance se détériore. Malgré une hausse de 4,5% du PIB en 2015, l’économie n’a créé que 33.000 emplois, un niveau largement inférieur à la moyenne annuelle observée depuis le début des années 2000.
    Plusieurs réformes ont été entreprises ces dernières années, mais, «il reste des efforts à mener dans des domaines variés pour élever le potentiel de croissance du Maroc pour atteindre une croissance plus forte mais également inclusive», relève Nicolas Blancher. Aujourd’hui, ce sont surtout les jeunes qui éprouvent le plus de difficulté sur le marché du travail. La première cause renvoie à l’éducation. Il faudra améliorer l’adéquation entre la formation et le besoin des entreprises. En outre, «le fonctionnement du marché du travail doit être révisé de sorte à favoriser l’emploi des jeunes et notamment des femmes», suggère le FMI.
    D’autres réformes, notamment de la fiscalité, seront utiles pour améliorer le contenu en emplois de la croissance. Bank Al-Maghrib a fustigé dans son rapport annuel la lenteur dans la mise en œuvre d’un certain nombre de recommandations des assises de la fiscalité de 2013. Pour le FMI, la révision du régime d’imposition dans l’économie est une piste à explorer pour favoriser la création d’emplois et l’intégration des entreprises qui opèrent dans l’informel.
    Plus globalement, le processus de diversification de l’économie depuis quelques années a permis l’émergence d’un  certain nombre de secteurs (automobile, aéronautique…) où les créations d’emplois sont dynamiques. Mais pour l’instant, ce mouvement ne se propage pas à l’ensemble de l’économie.

    ■ Régime de change flottant: Le Maroc ne subit pas de pression!
    Plusieurs pays qui ont connu un décollage économique se sont servis du taux de change pour améliorer la compétitivité de leur entreprise. Jusqu’ici le Maroc s’y est refusé. Mais la donne a changé. Le Royaume prépare actuellement la transition vers le régime de change flexible. Le FMI a insisté à maintes reprises auprès des autorités marocaines pour prendre cette voie. Cela dit, «le Maroc n’est pas sous pression pour opérer cette transition. C’est un enjeu à moyen terme», fait savoir l’expert du FMI. Un change plus flexible permettra de mieux absorber les chocs extérieurs. «Les autorités ont les moyens de mettre en œuvre une transition ordonnée et graduelle du régime de change». La transition vers le régime de change flexible va donner lieu au ciblage de l’inflation.  La Banque centrale devrait communiquer en septembre prochain sur les produits qui seront ciblés et l’horizon du ciblage. La mise en œuvre opérationnelle du ciblage de l’inflation est prévue début 2017.

     

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