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10 ans de Transparency Maroc
Un rapport sur «l’intégrité de la justice»

Par L'Economiste | Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

. Un problème de valeurs et d’indépendance. Un sondage auprès des citoyens TM présente et met en discussion ce samedi 13 mai un rapport sur «l’intégrité de la justice». Elaboré de concert avec le Centre arabe pour le développement de la justice, basé au Liban, ce travail analyse la situation judiciaire au Maroc. Dans un ton sans nuance, il reprend certains constats de précédents travaux (Banque mondiale, Agence américaine pour le développement international, etc.) largement présentés dans nos colonnes: un système où se pose le problème de la corruption, de la lenteur d’exécution, de l’indépendance et de la mise au diapason aux nouvelles donnes de modernité. On peut regretter que cette analyse ne pose pas le vrai problème des investigations anticorruption: le code de la presse qui définit très mal le problème de la preuve (cf. L’Economiste du 3 mai). Les auteurs du document(1) (qui préfèrent s’en tenir à une approche politique) soulignent avec force que la justice marocaine doit relever quatre grands défis: indépendance, valeurs, efficacité, modernité.. «Ne tuez pas la presse critique!»C’est dans le volet Valeurs que le document pointe le fléau de la corruption et de la mauvaise gestion: «La corruption touche beaucoup de secteurs au Maroc, mais plusieurs rapports et enquêtes mettent la Justice parmi les secteurs où sévit la corruption». «Cette perception émane aussi des plaintes présentées par les citoyens et même de la reconnaissance de certains responsables en personne à plusieurs occasions», poursuit le texte. Nous sommes bien au niveau de la perception: dans ce domaine, le sentiment est plus important que le fait. Et les citoyens ne sont pas du tout contents de ce système. Quant au défi de l’indépendance intrinsèquement lié à la lutte contre la corruption, les auteurs dénoncent la série d’attaques «en règle» contre la presse. En donnant un aperçu historique, le rapport estime que «la justice est aujourd’hui utilisée pour décourager la presse»: et cela vaut surtout pour la presse dite indépendante, et ce dans un cadre pernicieux: «des poursuites à l’apparence de poursuites civiles menées par des particuliers contre ce que publie cette presse». Mais, dénonce le rapport, les dommages «exorbitants, étranges et suivis» n’ont pas de sens et tuent de fait l’activité de la presse. «Ces procès visent une presse dont la ligne éditoriale est critique à l’égard de l’Etat». Et tout cela, disent les auteurs du rapport, conforte l’idée que c’est une sanction «méthodique et préparée» à l’égard de cette presse.Que pensent les citoyens de la Justice? Transparency Maroc a commandé un sondage auprès d’un cabinet spécialisé pour le savoir. Rendez-vous donc fin mai… en espérant cette fois des idées de solutions concrètes.M. Kd-------------------------------------------------------------------------------------(1) Pr Rachid Filali Meknassi, Pr Mohamed Sassi, Pr Abdelouahab Lamrini, Pr Ahmed Darouich.

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